‹ Histoire du règne de Henri IV (volume 4)Chapitre 62 sur 158 · CHAPITRE n · texte numérisé non relu

CHAPITRE n

BlocM et délivnnce de Paris. Le dut de Parme. învoiion du territoire par les étrangers, iVauveau système de guerre adopté pw U roi (opriWwepitre 1590.)

~ Le rot, wnl d« diraeultb ad l'onl itti lea Inhluni de un parti, rrprcnri les hoitllllés. — SoD plan, cIliTtë A la Ms par J« raluni <lr la gattrr, ilr la pDtlIlqnc, de t'tauniBDlt^, «I rt'évltfr At prendre Parla cl'aBuor, el de rMuIre cclU illlc par on blocug n par la rllMitc. Il s'empare de toutet les plaen et do

tare — Lei cbrfi de Ta Ugue ehercbpnt les moyena propres II Inspirer un peuple la r^oliition d'opiioset une r*sisUnc* déieipL'fée : nouveau d^rel ilc U Sorlwnne, proeeWon de In Ligue, sermenl de la miinlrlpalllë El rie la mlH'* baurseolw dam l'«gllae de tJulre- Daine. — MalRr^ leurs elforta un parti cuiu]-

nlulon. La morl du roi de la Ligue, du ileui enrdlnal de Bourbaii et la disette

clianre rie rMuIre proclMlnement Paria. Il la perd par riiindéltlé de Gltr;, qnl pnur de l'argent, lalise pauer In flrovlilani destinées aux Parialens. I.c

Salnl-Drnls el de Dammaitln dam nie.de-Fran«. et peu après des dli lauhourgs de Parti. - Famine dana Parla. Cruaulé de Nemoura, des autres priDces lorrains et dea Sel» : pillé du roi : Il lalaae sortir loulet les bouches

Pour ealnier el tromper le peuple, les ehefs de la Ligue A Parla ielsnent ite vaululr traiter avec te roi. el loi députent. Ces cheb el Marenae usent perflde-

13,000 homniea i 11 conduit sonarmëeA M°aui. Avis du ml et dune partie de son eunaell de conllnuer le Uocui de Pari» i^rtult bdi demlèrH eiti^mlljs, et de irrmer le luusage au duc de l^lnIle en occupaDt la poilllan de Clajrr. Le inarfrlial de Biron hilt pr<<valoir le luneste avis de lever le blocus de Parla, et de conduire l'année à Chelln. MollFs de la conduite de Biron. Parts «t rail- ' taillé. Le roi perd la dernière chance de s'emparer de la eapliale par l'inillsci. Pline el la dispersion de son armée. Parla est entièrement délivré. — Le parti de la Ligue est relevé, nOD plus au profll de la souveraineté rie Mayenne, mais de relie de Pbillppe II. L'accession dea riemlets nenlres dans les province! au parti du roi ne vbangc en rien la situation générale et jiérllleasi' do royadme, déebiré par la guerre dvlle, el attaqué par la coalition de la moitié de l'turope.

de 1580. - Nonveaui préparatifs du roi proportionnés A l'allaque. Il appelle

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DiFKNSK H PAAIS OMlNtSÉE PAR HBHODnS ET LES SeOB. fS9

Le duc de Nemoors, désigné par MayeoDe pour commander dans Paris, et les Seize, mirent à profit le répit qui leur étùt donné par les serviteurs du roi conjurés avec eux. Us firent entrer dans Paris quinze cents lansquenets , commandés par le comte de Collalte , un pareil , nombre de soldats fournis par les détachements qu'on avait répandus auparavant dans les places voisines de la capitale, Meaux et quelques autres villes, et ils joignirent ces troupes régulières à la milice bourgeoise. Ds ramassèrent des vivres et des provisions pour nourrir Paris pendant un mois : ils réparèrent les murailles et les mirent en état de soutenir les attaques de l'ennemi : ils firent couler soisante-cinq canons, et fabriquèrent un amas de poudre suffisant pour les servir. Ds dissipèrent les craintes et l'abattement du'premier moment; ils firent prédominer chez les masses le sonvenir des cruautés dont elles avaient é<é victimes lors de l'attaque des faubourgs de Paris, le sentiment de la confiance dans leur nombre et la passion pour la défense de leur religion. Tel était l'état dans lequel'ils avaient mis Paris, quand le roi, sorti des embarras où de coupables calculs l'avaient jeté, put enfin faire agir ses troupes dont le nombre n'excédait pas alors treize mille '.

D lui était interdit de prendre de vive force Paris, mis en état de résistance, défendu par trois mille hommes de troupes régulières et quarante mille bourgeois armés. En supposant qu'après un assaut meurtrier les murailles fussent prises, il fallait avec le reste de treize mille hommes

1 Coniéio dit qu'av&Dt que le roi m fût emparé d'aucune des villes RToisinant Paris, " on fit entrer en icelle très grande qnouliU de bled, • d'avoine et autres graiDS jusqu'à trois mille muids et davaiitaf;e, et B plus de dii mille muids de vin. n (Mém. de la Ligue, t. iv, p. i7S.) — Thuanus, I. icviii, lu/i fin. — Héùraj, p. 1S1.

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ttO LIV. II. CH. II. i.B MU «EWIT A UN BLOCtS CONTRE PARIS.

commeiicer la guerre des rues et des barricades cootre une mullitude d'eanemis. Le succès était extrêmement douteux. En le supposant assuré, il devait être désastreux pour le roi. Paris pris entraînerait la dissipation de son année : les volontaires se retireraieat dans leurs foyers, les mercenaires iraient mettre leur butin en sùrélé : Mayenne prévoyait ce résultat et s'en applaudissait d'avance. Les motifs de politique et d'humanité étaientplus puissants encore que les raisons militaires. Paris, emporté d'assaut, devait être pUlé nécessairement, peut-être brïilé : le lendemain d'une si funeste conquête, Henri devait voir son royaume appauvri par la perte d'un ca- , pital incalculable, des indiûtries ruinées, des relations commerciales détruites. Enfin l'âme du roi se soulevait devant l'idée de mettre à la merci d'une soldatesque furieuse et des hasards de la guerre la vie de deux cent mille Parisiens, qui, pour être des rebelles, ne cessaient pas d'être des Français. « Vrai roi, dit de Thou, qui, n plus attentif à la conso-vation de son royaume qu'avide ■> de conquêtes, ne séparait pas les intérêts de son peuple » de ses intérêts <, » Il fallait donc qu'U sauvât ses propres soldats, autant que Paris, d'un assaut et d'une prise : il fallait qu'il obligeât la ville à se soumettre, à se rendre ; qu'il l'amen&t à une capitulation par la famine.

Dans cette vue, il s'empara de Corbeil et de Lagny (1", 2 avril), puis successivement, dans le cours de ce mois, de Mdùn, Moret, Crécy, Provins, l'une des principales villes de la Brie ; Môutereau, Nogent, Bray-sur— Seine. Le 25 avril, il conduisit ses troupes devant Paris. Le 8 mai, il &t pltu^er son canon sur les buttes de Montmartre et de Montfaucon ; le 9 , il prit Cbai-enton et Saint-

• Ugrain, Décade, 1. v, p. «* io-fol. — D'Anbigné, 1. m, c. S, i. in, p. SSS. — MaUliiea, HUt. dea derniers tronbleâ, toi. 33 reclo. — De Tbou, Mém., t. II, p< B51, colleuL Uiclioud.

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