UV. U. CB. V. CALCULS BT CONDUITE DE BIRON
seioit ta mine àe l'Ëtat et de la maison de Bourbon '. * n tenta de surmonter ces difiScultés en leur laissant le commandement, et en confiant à Btron la conduite des opérations du siège de Rouen ; mais en multipliant, en épuisant personnellement ses efforts pour prévenir ou pour réparer leurs fautes. Il trouva à l'épreuve que la tâche était au-dessus de ses forces, et probablement andessus des forces humaines.
Outre les misons générales et communes à son parti, Biron avait un motif particulier de dissiper en pure porte les forces de Henri. Le roi n'avait pu lui abandonner en toute propriété le comté de Périgord, sous peine de ressusciter la féodalité, de ramener la royauté à l'impuissance, la France à l'anarchie du moyen-âge, tous les grands seigneurs voulant bientôt avoir ce que Biron aurait obtenu. Il avait cherché à contenter son ambition par des compensations , par la large part qu'il lui avait donnée dans la conduite des affaires. « Non-seulement, dit un historien du temps, le commandement général des armées roulait sur lui, m£Ùs encore les affaires du gouvernement, les délibérations dans le conseil d'Ltat, les négociations avec les étrangers, tout ce qui concernait l'intérieur du royaume, se réglaient par ses avis : ses flatteurs l'appelaient publiquement le père nourricier du roi. Cet immense crédit ne le satisfmsait pas. A la faveur de la guerre, il es[>érait parvenir au combledela puissance et des honneurs. Il ambitionnait, pour récompense de ses services, les mêmes chaires et les mêmes titres que possédait le duc de Mayenne*. » Ainsi c'était la lieutenance générale qu'il poursuivait. Henri avait résisté jusqu'alors; en le faisant tout-puissant , il l'avait mfùntenu subordonné : il avait refusé de sh dégrader lui-même , de se placer à l'é-
' Sully, (EcoD. rojalps, c. 3B, page ii A. * DaviJa, I. xui, p. iSH, 29S.
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