‹ Histoire du règne de Henri IV (volume 4)Chapitre 88 sur 158 · LIV. II. CH. V. PRISE D'ÉPEHNAV ET DE PROVINS. HO AT DE BIBOK · texte numérisé non relu

LIV. II. CH. V. PRISE D'ÉPEHNAV ET DE PROVINS. HO AT DE BIBOK

révoltées et les armes à la main ; le roi épuisé d'argent, bors d'état de rassembler de nouveau une grande armée, convaincu d'impuissance dans son projet d'abattre la révolte ; la France enfin déchirée, ouverte aux nouvdks invasions de Philippe II, livrée intérieurement à ses intrigues et à ses progrès.

Durant les premiers mois qui suivirent le siège de Rouen, ce qui se passa sur presque tous tes points du territoire confirma, aggrava même ce malheureux état de choses. Dans le rayon de Paris, après. le départ des Allemands auxiliaires, après les pertes et les fatigues du siège de Rouen, tous les prpgrèâ de l'armée royale se bornèrent à l'occupation de deux places très secondaire:}. L'une était à Epernay, dont le duc de Parme s'était emparé au miheui de sa retraite, et que le roi reprit le 8 août ; au commencement du siège, le viens maréchal de Biron fut emporté d'un coup de canon '. L'autre était Provins. En voyant le roi tombé de l'attaque de Paris et de Rouen à celle d'Epernay et de Provins, qui lui résistent loDgtemp, on sent quel était le déclin de sa fortune.

Les événements survenus dans les provinces , ajoutèrent encore à cet abaissement momentané du parti royal, et favorisèrent l'invasion espagnole dans nos pays de frontière. Pbihppe II avait envoyé un nouveau-corps de 5,000 Espagnols au gouvemem' de Bretagne, Mercœur. Celui-ei s'indignait des secours trop grands et trop fréquents que lui imposait le roi catholique; mais dans la situation honteuse où il s'était placé, U n'avait plus la Uberté de la résistance, ni même de la plainte : il était réduit à laisser faire. L'accroissement des forces des Espagnols, l'impuissaoce de Mercœur avaient éveillé tonte

' Lettres mUaive*, 10 juillet ISW, t. in, p. ««: — P. Cayet, 1, iv, p. t71 B. Tbuanus, 1. cm, § 6, t. v, p. lilMSl.

^oiizccbvGoogle

Page 1