UV. V. CH. VI. LE ROI RÉCLAME L'ASSISTANCB DE SES ALLIÉS
rations avaient été dirigées sur les points attaqués par de I\psne avec calcul et dans un but déterminé. Non-seulement la prise des faubourgs conduisait l'armée espagnole jusqu'au pied des remparts de Calais, mais elle la menait jusqu'à la ])artie des fortifications que de Roshe savait d'avance être la plus faible *.
Le roi, alors qu'il ignorait encore le point de notre territoire qu'attaqueraient les Espagnols , avait cherché eu France et au dehors les moyens de parer leurs coups , quelque part qu'ils se portassent. Il avait mandé au duc de Montpensier, gouverneur de Normandie, de réunir quatre mille fantassins et douze cents cavaliers qu'il avidt disponibles, et de les conduire Sans délai en Picardie ^. En même temps, il s'était adressé aux puissances alliées, l'Angleterre et la Hollande, pour en obtenir de prompts secours. Le 11 avril, il «ivait écrit à Bacon qui avait tout crédit auprès du comte d'Essex , de se concerter avec le comte, ouvertement déclaré en faveur de la France, pour décider Elisabeth à lui tendre la main dans son danger ^.
î Davila, 1. XV, p. 62-65. — Il dit, pages Oî, 63 : « De Rosne, bien » informé que les murailles ne valaient rien du côté du faubourg, M résolut d établir une batterie au bout du port.,. Il résolut de faire » dresser ui»e secoi»de batterie du c(Mé de Gravelines. On composa la » batterie du faubourg de dix-sept canons, et celle du cbemiu de Gra- » vélines de quinze. » — De Thou, 1. CXVl, § 6, t. V, p. 601, témoigne de même. <<* Ab ea parle mûri admodum débiles erant, nullis » munitiouibus aut pomœrio firmati. Ilaque vallo nibil opus fuit; sed » statim in labro fossoB dispositis tormentis pulsatio iustituta. » — P. Cayet, 1. VIU, p. 735 B.
* Tbuauus, 1. ex VI, § 6, t. V, p. 602. « Rex Essexium rogat. ut ad » locum designatum lll à Caleto leucis exscensiouem faceret : eo mox » se veuturum cum I V Cl'J pedilum et CD II delectis equitibus ; quilmt » copiis sub id n Monpenserio e Neustria opportuno maxime tempore » adductis subnixus : » Ces ti-oupes amenées par Montpensier de la Normandie h Boulogne le 21 avril, ont été maudées au moins dix jours auparavant par le roi, c'est-à-dire le 11 avril. Eu effet il a fallu au duc (le Montpensier le temps de les rassembler et de leur faire faire un trajet de 70 lieues.
^ Lettre missive du il avril à M. Bacon, t. IV, p. 562.