‹ Histoire du règne de Henri IV (volume 5)Chapitre 120 sur 344 · LIV. V. CH. VI. IL EST CONTRAINT DE UCBNCIERL*ARIIBB DE PICARDIE · texte numérisé non relu

LIV. V. CH. VI. IL EST CONTRAINT DE UCBNCIERL*ARIIBB DE PICARDIE

resterait pas désormais impuni. Tous les officiers qui, depuis la déroute de Dourleos, avaient donné aux soldats l'exemple de la lâcheté et de la fuite, furent traduits devant les États de Picardie, érigés pour cette circonstance en conseil de guerre et présidés par La Ghastre. Quelques gentilshommes et capitaines, qu'on avait arrêtés et qui purent être jugés contradictoirement, furent condamnés à mort. Belin, qui avait pris la fuite, fut con~ damné absent à la dégradation de la noblesse, à la privation de toutes ses charges, à l'exil dans ses terres *.

La réduction de^LaFère laissait au roi la libre disposition de l'armée qui en avait fait le siège. Il la conduisit contre le cardinal Albert, et essaya par tous les moyens de l'amènera une bataille, qu'il déclina constamment. L'emploi de cette armée semblait dès lors indiqué. Henri avait à reprendre aux Espagnols les villes qu'ijs venaient de nous enlever, en commençant par Csdais, et l'occasion semblait d'autant plus favorable, que les incursions des Hollandais rappelaient Albert dans les Pays-Bas. La première pensée du roi fut de venger et de réparer nos pertes^ et il soumit son projet aux gens de son conseil. Mais à un examen sérieux de la situation, ils reconnurent que l'exécution en était alors impossible. L'armée, par suite de son séjour prolongé devant La Fère, était, en très mauvais état : les veilles, les travaux continuels, le mauvais air qui règne dans ce pays bas et marécageux, l'hiver

> Lettres missiv., t. IV, p. 581, 690, aux dates des 16 et 22 mai. Nous De conservons pas l'orthographe du temps. Le roi avait reçu la capitulation de La Fère le 16 mai : il entra dans la ville le 22. — Thuanus, i. CXVl, § 6, t. V, p. 606. — Davila, l. XV, p. 75, 2» partie, t. UI. — BenUvoglio, 1. XIX, p. 31, 32. — D'Aubigné, t. III, 1. IV, c. 9, p. 359. « Eu cette jurisdictiou, le comte (de Belin) fut condamné absent : » quelques gentils-honmies et capitaines convaincus des espouvanle- )) ments que nous avons notez y furent condamnez à mort. » Beliu qu*il nonune comte avec plusieurs autres contemporains, est qualifié par d'autres de marquis.

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