‹ Histoire du règne de Henri IV (volume 5)Chapitre 130 sur 344 · L'ANGLETERRE RÉSOLUE A LA PAIX AVEC L'ESPAGNE · texte numérisé non relu

L'ANGLETERRE RÉSOLUE A LA PAIX AVEC L'ESPAGNE

gers du moment , il se laissait séduire à l'espoir d'un accommodement et y prêtait l'oreille.

Si en Hollande on inclinait, ou au moins si le parti populaire inclinait à la paix, en Angleterre on y était résolu et on la recherchait. Là ce n'étaient pas les masses, mais le gouvernement qui se prenait à cette idée, qui embrassait cette résolution. On a vu précédemment quels ménagements la reine et ses ministres avaient gardés avec Philippe II, évitant de lui déclarer la guerre et de le pousser à bout , alors même qu'ils belligéraient contre lui. Depuis lors, ils s'étaient tenus dans la même réserve. L'expédition de Drack en Amérique à la fin de 1595, s'était faite au nom des particuliers, et non de la couronne d'Angleterre. Dans l'entreprise navale qu'ils préparaient contre Cadix, au commencement de 1596, ils publiaient que cette flotte était toute composée de vaisseaux d'armateurs et de soldats volontaires, qui s'étaient mis sous les ordres du comte d'Essex pour aller en course sur les côtes d'Espagne, et ils faisaient faire la déclaration des hostilités au nom des capitaines des navires *. Au milieu de ce compromis entre la guerre et des avances pour un rapprochement et un accord, survinrent les conquêtes de l'Espagne, et en dernier lieu la prise de Calais, qui eurent pour effet de répandre l'épouvante dans le conseil d'Angleterre, et de lui inspirer le désir de la paix à tout prix. Les entraînements du peuple en Hollande n'étaient rien en comparaison des résolutions agitées dans le cabinet de

* Davila, l. XV, t. UI, supplément, p. 68. « Sur les vives instances 9 laites par les Français pour que le comte d*Essex passAten Picardie 9 avec sa flotte, les Anglais répondoient que cette flotte étoit presque 9 toute composée de vaisseaux d'armateurs et de soldats volontaires qui m s'estoient mis sous les ordres du comfe^ pour aller en course sur les 9 côtes d*Espagiie. » — Advis sur la const. de l'Estat d'Angleterre, p. 1174. « Encores à présent dans cette entreprise navale que la Reyne » fait (contre Cadix) elle a fait faire la déclaration sous le nom de ses 9 capitaines. »

:^^î 1 1\\ \\ cil vil. EXPOSÉ DES AMBASSADEURS : DANGKR DE LA FRAMCC.

IauuIivs, lies moyens cju'il songeait à mettre en usage jKUir arriver à son but et se mettre à couvert. Les ambassaiK urs français présentent en ces termes la vive peinture des ilis{H\^itions des alliés de la France, et la corresponilauee diplomatique du temps établit dans tous ses points IVxaetitude de leur exposé.

« Le cœur éuit fort crû aux E$|n|m»k par le snceés de Dovriens et de Cambrai, et au contraire ceivî des Français fort ravalé.

• La nouvelle de la prise de Calais aiait porté l'étonnement des armes espjignoles hors même du r^raonie ; de sorte que la constemativ>u était grande en An^rletei re. e: ^pe <««x de Hollande et de Zélande oommeuvaieut fort à murmunn'. Oà »(«Tait davantage, qui était pour ;jiu^tueu;er U crainte de ce c^ê U. ^*il v avait des ambassadeurs de n^uipin^ j Bruxelles, qui sVhf&ixiàffit vers ceux des États, pour lo$ sommer de la part de rCni;ù«f « i^eateadre à la paix avec le roi d'l^;j^|v«^e pumr le bien de la cànfCieatè« et leur offrir pour cet effet tvH;l kV <{uHb$ ettssirnt pu denuaifr.

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•^îAn-î îf'^ A;r/Nv?îs.v.knirs diront que le roi d'Espagne .\i:rAi: .vv.\^«> !,î KrAr.>\ i*> uVntendent pas qu'il l'aurait '^nvA^i*'* t^ >:;î>;i:i;v*tv. Ajws la do:^t^uclion de la Ligue, L\ oh.>><^ eu:î :my*.Hxx:b.t^ ; l^lippe en jugeait ainsi luituômo. f^t d.ïn> d:x iiKtrvv.:> ^le Texposê de leur négociation. U^ «^ukvsNaiieurs touKMcnout que Henri peut obtenir la |Mi\ de M-^n onnoiui on carvlant le corps du royaume. Mais *v qu'iU o^^mpnMiiH^nt, et ce qui était à craindre, o\^L'Ul qtto la Frathv, ;ihandonnee de ses alliés au moment

» VdwA *ur U* fA»l de u pre:?^r.te Qi^^xvialioo, p. II6S. L*orthogra-

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