‹ Histoire du règne de Henri IV (volume 5)Chapitre 156 sur 344 · LIV. V. CH. VIII. AUTORITE DONNÈB K CBTTE ASSEMBLER · texte numérisé non relu

LIV. V. CH. VIII. AUTORITE DONNÈB K CBTTE ASSEMBLER

que nous eussions volontiers faict représenter en une pleine assemblée (T EitaU^généraux de ce royaume, si les armes et efforts de nos ennemjs permettoient que Ton peust différer plus longtemps de pourvoir et remédier au mal qui nous presse si violemment. Ce que différant à un autre temps, nous vous dirons que nostre intention est, attendant la venue de* dite E$tat$, de faire cesser tous ces désordres au mieux et le plus tost qu'il se pourra , et qu'en la convocation que nous avons présentement ordonnée soient faiçts les mesmes reglemens et reformations, en ce qui concerne principalement la police militante, Tordre, distribution de nos finances, que si V affaire estait traictée en pleine assemblée des Estats-ffénéraux. •

« Il fault maintenant que nous réveillons tous en nos cœurs l'ancienne vertu françoise ; que nostre noblesse se résolve avec nous de ne despouiller jamais les armes que nous n'ayons eu raison de nosennemySt ce qui ne sera pas difficile si avec la valeur de nostre noblesse, Tecclesiastique ayde TEstat de ce qui est de sa vocation et de ses moyens, et si nous sommes assistez de nos bonnes villes et plat pays, selon les moyens que chascun en aura, qui seront trop mieux employez au payement d'une armée qui s'opposera courageusement à celle des Espagnols, que si par ce défault, fennemy ne trouvant pas de forces à la campagne qui résistassent aux siennes , s'en faisoit le maistre, ravageait le plat pays, et saccageait les villes comme bon luy semblerait. »

ff Nous désirons la réformation au faict de nos finances autant qu'ait jamais faict prince qui ayt porté cette couronne. En ce qui écherra, ou serons conseillés, nous commencerons volontiers la réformation par nous-même ; jugeant que l'ordre et le bon mesnage dont il sera usé fera qm Von pourra satisfaire aux despenses nécessaires pour la conserifation de notre Estai, et nous donnera moyen de soulager nos pauvres sujets contribuables à la taille d'une partie des levées qui se font dessus eux. C'est ce que nous désirons de tout notre cœur, et nous ne vivrons jamais contents que cettui notre désir n'ait été témoigné par les effets ^ »

Ainsi dans le prudent essai d'un gouvernement où les

libertés publiques devaient reprendre leur place, sinon

-par la convocation périodique, au moins par la réunion.

dans toutes les circonstances importantes, des députés de

^ Lettres de convocation du 25 juillet 1596, dans les Lettres roiss.« t. IV, p. 6Î1-62*.

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