TENTE PAR LES NOTABLES, PENDANT LEUR ASSEMBLÉE
connaître des anciens impôts, de la totalité des subsides, et les réformer. En outre, il les consulta sur toutes les parties de l'administration publique, provoqua leurs con- seils et leurs avis pour sa conduite et celle de ses ministres dans la régénération de la France. La monarchie tempérée n'est pas la monarchie représentative ; mais tout faisait espérer que le rétablissement de la première servirait de prélude à l'inauguration de la seconde : le roi s'y prêtait, la nation y tendait. En effet Henri avait accordé ai&> Notables la réunion d'une nouvelle et prochaine assemblée, ayant pouvoir de prononcer le maintien ou l'abrogation de Timpât qu'ils avaient voté ; d'agiter toutes les questions qui venaient de leur être soumises. Les Notables, de leur côté, en sollicitant et en obtenaqt la convocation de cette assemblée dans le délai fixe de trois ans, avaient travaillé à donner aux assemblées nationales des Notables et des Etats-généraux, une périodicité et une régularité dont elles avaient manqué jusqu'alors. Un pas immense dans la voie de la sage liberté avait donc été fait : en s'y avançant d'un pas mesuré mais continu , le pays devait bientôt toucher le but, arriver à des garanties politiques pleines et entières. Tout chez nous et autour de nous favorisait ce mouvement. La FVance avait les pays d'Etats. En dehors de leur puissance administrative qu'il fallait bien se garder de leur prendre, il suffisait de leur emprunter le retour invariable et fréquent de leurs assemblées, leur pouvoir de voter l'impôt, leur pouvoir législatif réglant les questions d'intérêt Jocal, et de les appliquer à la constitution du pays, pour lui donner le gouvernement représentatif d'alors. Beaucoup d'hommes politiques avaient les yeux fixés sur celui d'Angleterre, et regrettaient celui de Castille, avant les atteintes que Philippe y avait portées ^ On n'était donc séparé du moment où la
* JeaD de Tayannes, on écrivant les Mémoires sur son père Gas-
^86 UV. ▼. i3. IX. L£S JkSSOKBLEES 9ATI01IALES PEBBKMT
FraxKe ifevait être mLse en pocwessioa de ces libéreles his» titntioas. tpe par le Iap6 de tempes néeessaiie pour laflermir au préalable Tordre public, pour tenter de snccessiis et prodenti essais.
Le foneste êtablLîtienient du Con^ de raison eoa- K>n«lit et perdit toat. En Tinstitiiant, les Notables tfaàb^ rent d'appliquer à la France entière le Bureau des pays d'États. Dans l'une comme dans Tautre institution, c'étaient le^ délégués des députés* qui, nommés par eux, exerçaient leur pouvoir, assuraient Pexécution de leurs décisions, faisaient emploi des deniers et dirigeaient tonte Taiiministration du pays, dans rintervalle entre deux sessions, ^lais oe qui était sans inconvénient appliqué au territoire borné, aux ressources limitées d'une province, dès qu'on le généralisait, dès qu'on retendait à la France entière, avec la disposition de la moitié des subsides du royaume, avec une autoiité rivale de celle de la couronne, devenait ua immense danger. La royauté ne trouvait en deçà de la témérité agressive des Notables que les complots des Élats-généraux de 1 588 contre le [»ouvoir souverain ; que la décision des Etats-généraux de 1593 votant l'usurpation de la couronne par l'Espagnol et les Guises. EUe ne put plus considérer la représentation nationale, dans letat présent des esprits, ipie comme une menace incessante contre son autorité tout ensemble et contre la paix publique à pdne rétablie, et elle ne songea plus qu'à constituer sans son
(lard^ ïniéréA aa toino VIII de la oollcet. Michaud« dit. page i33 A. ft UcuTCMX dont Ips Castillans et les Anglois chez lesquels il ne s'imn [KMe rion sans leur consentement. Les François feraient beaucoup t» pour eux, si doucement ils pouvaient se reglisser à ce privilège dont ils M ont jouijf et rjiii leur estoit conservé par les assemblées d'Eslats, qui i> estoient gardiatcurs du bien public. Ce fut un mauvais deâseiu du w roi Louis XI ^ lequel mettant ses successeurs hors de page, se mit » hors de bonne cons<Mence et seuretô, toujours en danger de guerre » rivile, l't en pi';ril du Cousteau des u:*sassinateurs. »