‹ Histoire du règne de Henri IV (volume 5)Chapitre 179 sur 344 · PREMIERES OUVERTURES FAITES PAR LE PAPE. S · texte numérisé non relu

PREMIERES OUVERTURES FAITES PAR LE PAPE. S

la nécessité de réunir et de concentrer ses forces au lieu de les disperser.

Le pape, bien informé des intentions de Philippe H, avait fait à la cour de France des ouvertures en conséquence. Du 17 au 31 janvier 1597, il avait conféré plusieurs fois avec d'Ossat, qui représentait la France à • Rome, et qui dirigeait les affaires et les négociations en Tabsence de l'ambassadeur. Il lui avait exposé les conditions que le roi catholique mettait à un accord, l'avait chaîné d'en informer sa cour, et de provoquer une réponse du roi sur ces propositions. Les bases de la convention préalable devant conduire à la paix étaient les suivantes : Une suspension d'armes aurait lieu entre la France et l'Espagne ; durant cette trêve, l'on travaillerait au traité qui devait rétablir la paix entre les deux États. Le roi d'Espagne retiendrait, pendant la trêve, les villes de la Picardie y du Boulenois, de la Bretagne, tombées en son pouvoir ; cette garde préalable annonçait chez lui l'intention d'obtenir de la France, par le traité de paix, la cession et l'abandon définitifs ou de la totalité, ou de la plus grande partie de ces places. La Hollande et l'Angleterre seraient exclues de la trêve et plus tard de la paix, Henri renonçant désormais à faire cause commune avec elles et à les défendre. Philippe H continuerait librement la guerre contre ces deux puissances, avec le dessein avoué de ramener la Hollande sous sa loi , et de subjuguer l'Angleterre : seulement au lieu de placer sur le trône d'Elisabeth dépouillée l'Iofante et l'archiduc, comme il l'avait jusqu'alors projeté, il y mettrait un prince neutre entre la France et l'Espagne. Le pape présentait ces conditions comme acceptables. Il était trop frappé de l'avantage, cpie Henri trouverait dans la trêve, de borner le cours, jusqu'alors non interrompu, des succès de son ennemi sur la frontière du Nord; de conserver par l'abandon de quelques

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