‹ Histoire du règne de Henri IV (volume 5)Chapitre 187 sur 344 · DANGERS INTÉRIEURS : ETAT DES PARTIS ET DE L*OPINION · texte numérisé non relu

DANGERS INTÉRIEURS : ETAT DES PARTIS ET DE L*OPINION

Mercœur soutenait la révolte en Bretagne, et les Espagnols s'apprêtaient à lui envoyer un nouveau corps d'armée : ils unissaient leurs efforts pour en faire la conquête, en attendant qu'ils se la disputassent les armes à la main. Le parti de l'aristocratie féodale et celui de la Ligue se relevèrent, et s'agitèrent d*nne manière menaçante sur divers points du royaume. Beaucoup de villes, soumises depuis peu, n'étaient pas affermies dans l'obéissance, et dans plusieurs provinces les esprits se montrèrent indécis et flottants. Le roi se voyait abandonné des protestants français : en traitant avec ses commissaires pour obtenir un nouvel édit, ils continuaient leurs assemblées à Saumur et à Châtellerault, agitaient de nouveau leur projet de république, et en attendant ils s'abstenaient de paraître à l'armée : à l'égard du roi et du royaume, ils en étaient à la séparation, et pouvaient facilement passer à la révolte. Le peuple, succombant à la misère et à une maladie pestilentielle, périssait par milliers, à Paris, et la contagion s'était étendue à plusieurs provinces. Enfin l'éclat imprudent que Henri donnait à sa liaison avec Gabrielle d'Estrées excitait les murmures d'un peuple qui, après s'être livré luimême pendant huit ans aux excès politiques les plus désastreux, ne s'en montrait pas moins impitoyable pour une faiblesse. La prise d'Amiens ne pouvait arriver dans de plus mauvaises circonstances. Pasquier dit : <c II sem- » bloit que le roi eust perdu sa bonne ville, et sa réputay> tion, et le cœur de ses sujets tout ensemble. » De Thou ajoute : « Ce triste événement sembloit avoir éteint à la » fois et la majesté royale et le nom françois*.»

Dans toute crise '1 y a des moyens de salut, pourvu que

« Pasquier, 1. XVI, lettre 7, t. Il, p. 473 B. — Thuanus, 1. CXVIll, § 6, 7, t. V, p. 674-676. — P. Cayet, l. IX, p. 659. — Lestoile, p. Î72, 274, 280, 281, 282, 285.

314 LIV. V. CH. X. FERMETÉ INÉBRANLABLE DfJ ROI.

la défaillance ne s'ajoute pas au péril. Henri montra alors ce qu'une volonté énergique et un cœur ferme peuvent sur les destinées d'une nation , au milieu des dangers publics. Par son courage inébranlable, par la prompte résolution d'un esprit supérieur, il répara une faute qui n'était pas la sienne , et prévint les désastres qu'elle devait entraîner. La nouvelle de la prise d'Amiens fut portée à Paris le 12 mars, pendant la nuit. Le roi, en la recevant, dit : a II faut ravoir cette ville ou mourir. » n appela aussitôt auprès de lui les princes du sang, les principaux seigneurs, tout ce qu'il put réunir de gentilshommes, et leur annonçaqu'il marcheroit le premier à leur tête, a Le roi a tant de courage qu'il en fournit » à tout le monde » : c'est le mot de l'un des ministres alors près de lui. Il releva ainsi sa cour, son conseil, le peuple de Paris de la consternation où ils se laissaient aller, et où ils menaçaient d'entraîner le pays. Il fallait avant tout de l'argent, pour remplacer l'artillerie, les munitions, les vivres perdus dans Amiens; pour payer et nourrir l'armée qu'il s'agissait de lever. La réforme financière ébauchée, l'impôt du sou pour livre nouvellement voté par les Notables, ne pouvaient fournir des fonds que plus tard , quand ils auraient eu leur effet. Le roi, guidé par les indications de Rosny, recourut aux expédients. Il arrêta une augmentation de quinze sols sur chaque minot de sel. Il décréta un emprunt sur les plus riches de la Cour et des grandes villes, assignant leur remboursement dans deux ans, avec l'intérêt de leur prêt, sur une amélioration de 1,200,000 livres déjà faite par Rosny dans la ferme des gabelles. Il fit expédier une commission pour la recherche des financiers qui avaient malversé. Il décida une création nouvelle d'offices, par augmentation des anciens , savoir : de quatre conseillers en chaque cour souveraine , de deux conseiller^ en cha-

MESURES nNANGIÈRBS AUXQUELLES IL RECOURT. 315

que présidial et de deux assesseurs en chaque siège royal» de quatre maîtres des comptes en chaque chambre» de deux trésoriers de France en chaque bureau des finances, de deux élus en chaque élection. Il décida en outre d'ajouter un troisième officier comptable dans chacun des offices de receveurs, de payeurs, de contrôleurs et autres agents du fisc : c'est ce que l'on nomma les triennaux. Les nouveaux magistrats et les nouveaux officiers de finances étaient tenus de payer sur-le-champ le prix de leurs charges. Fidèle au principe de ne rien exiger de la nation sans l'aveu de ses représentants, le roi réunit dans une grande assemblée les principaux magistrats du Parlement, les membres de THôtel-de-ville, les Notables qui avaient 81^ à Rouen et dont la plupart se trouvaient encore à Paris, soumit à leur délibération l'augmentation nécessaire des charges publiques, et obtint leur consentement avant de signer les édits bursaux nécessaires pour la levée de cet argent '.

Après avoir pourvu aux finances dans la matinée du

t Matthieu, 1. II, p. 229. — Billet de Villeroy au Connétable du 12 mars, à la suite de la Lettre missive du 12 mars, t. IV, p. 698. — Lestoile, p. 282 A. «11 marcha à la teste des siens et le premier, pour j» faire paroistre que la peur ne logeoit pas en son ame, et ne pouvoit » prendre pied en soh cœur, lequel il monstra fort résolu en cette » adversité. Ce qui $ervit beaucoup au peuple pour Vaneurer, et d*es- » guillon à toute sa noblesse , de bien combattre et faire ferme , sous » la conduite d'un si brave et généreux Roy.» — Sully, CEcon. roy., ch. 7 4, p. 248, 249^ expose les mesures financières, les expédients imaginés pour se procurer promptement de l'argent. Il relate en outre avec détails rassemblée composée des principaux du Parlement, des membres de THÔtel-de-Ville, de la plupart des Notables qui avaient siégé à Rouen, et Tacceptation par cette assemblée des mesures que le roi proposait. « Ce qui fut finalement conciud et exécuté tant les » paroles et la présence du Roy eurent de vertu. » Cette assemblée est tout-à-fait indépendante des réunions des Chambres du Parlement et de rnôiel-de- Ville de Paris qui eurent lieu, après le départ du roi, et que mentionne Lestoile, p. 282 A. — Chevemy, t. X, p. 553 A, distingue très nettement le grand et célèbre Conseil où le consentement fat donné aux édits bursaux, des assemblées qui eurent lieu ensuite.

316 LIV. V. CH. X. PLAN DE CAMPAGNE QU*iL IMPROVISE LE 12 MARS.

12 mars, il s'occupa avec le connétable de Montmorency^ le reste du jour ^ de la guerre, et traça le plan général de défense et de campagne, avec une promptitude et une sûreté de vues qui étonnent. Il se chargea d'aller personnellement tenir tète aux Espagnols sur la frontière du Nord. Il ordonna à Lesdiguières , qui était alors auprès de lui, de se rendre dans le Dauphiné, pour protéger œ pays et la Provence, pour attaquer le duc de Savoie dans ses États, pour empêcher une partie des forces espagnoles du Milanez d'aller joindre l'armée du cardinal Albert dans les Pays-Bas, en les obligeant à demeurer en Italie pour défendre la Savoie : des fonds spéciaux furent assignés à Lesdiguières pour cette expédition. Malgré les exigences de la guerre du Nord, alors la principale, malgré l'exiguité des ressources dont le roi disposait en ce moment, instruit des besoins et des dangers de la Bretagne, il pourvut à ce qu'on envoyât des vivres, des mimitions, de l'artillerie au gouverneur Brissac et au lieutenant-général Saint- Luc, leur fournit les moyens d'arrêter les progrès de Mercœur et de la conquête espagnole dans cette province. Le roi et le connétable convinrent qu'avec les soldats déjà sous le drapeau , l'on formerait sans délai deux gros corps de troupes*. L'un divisé, distribué en divers endroits, devait d'une part fournir des moyens de résistance aux villes situées entre Paris et Amiens, en leur donnant des garnisons ; d'une autre , compléter la défense des villes de la Somme partout où cela était nécessaire. L'autre corps, tenu en masse , était destiné à opérer sous les murs d'Amiens. Ces deux corps devaient se composer des troupes conservées en Picardie après le siège de la Fère et de qud-

^ Le roi, sorti de Paris le 12 mars, rappelle au connétable, dans sa lettre du 13, t. IV, p. 700, ce dont ils sont convenus ensemble avant son départ. « Je vous diray que j'ay escript partout pour assembler des forces de cheval et de pied^ afin de faire Us deux gros, dont j'ay conféré avec vous. »

FORCE MILITAIRE ET MATÉRIEL DE GUERRE PRÉPARÉS. 3i7

ques détachements tirés eu toute hâte de THe de France, de l'Orléanais et des autres gouvernements du centre, moins exposés à l'invasion. Ces forces bonnes pour le premier moment, pour le commencement des hostilités, étaient bien loin de suffire aux besoins de la campagne qui allait s'ouvrir. Il fallait compter que l'ennemi, en cours de succès , attaquerait le royaume sur tous les points à la fois. Le siège seul d'Amiens demandait vingt-cinq à trente mille hommes : le roi venait d'être instruit par Mayenne que cette ville serait plus difficile à prendre que La Rochelle, et l'on devait s'attendre à voir une armée espagnole s'avancer au secours de la place ^ et tenter un effort désespéré pour la dégager. Il était donc indispensable d'accroître dans de grandes proportions notre force militaire. Le roi ordonna partout des levées qui devaient porter l'armée au nombre réclamé par la gravité des circonstances. Pour fournir à la solde des troupes maintenant sous les armes, pour prévenir leur désertion dont on était menacé, on ne pouvait attendre ni que les ressources ordinaires, ni même que les éditsbursaux amenassent des fonds au trésor : il fallait de l'argent comptant. Henri sut en trouver : il obtint des financiers Zamel^ d'Elbène, Cénamy^ qu'ils appliquassent aux besoins publics les fonds considérables dont ils disposaient, en leur faisant, jusqu'à leur remboursement, l'abandon du produit d'une partie des gabelles. Il enjoignit au connétable de passer un marché pour la fourniture de vingt mille pains par jour pendant six mois. Il choisit Paris pour arsenal et ' pour centre des préparatifs militaires. Il prescrivit d'y fondre des canons, d'y fabriquer sans relâche de la poudre, des boulets, des trains pour les pièces, jusqu'à ce que ce qui était nécessaire pour munir l'armée et assiéger Amiens fui au complet. Enfin.il laissa à Paris le connétable, la se^conde personne du royaume, en le chargeant

318 IJV. V. en. X. PREUVES A L*APPUI DE L*EXP08B PRBCéDENT.

spécialement de trois choses : de poursuivre auprès da Parlement Tenregistrement des édits bursaux ; de ne laisser ni trêve ni relâche au Conseil d'Etat et des finances jusqu'à ce qu'il eût pris jour par jour les mesures rédarmées par l'urgence des circonstances ; de diriger sor le campdePicardietout cequedemandait laguerre, hommes, vivres, artillerie, munitions, argent, au fur et à mesure qu'on les aurait rassemblés.

Cetta improvisation de tout un plan de guerre et de campagne eut lieu dans la journée du 12 mars, et dans la conférence avec le connétable de Montmorency* On peut s'en étonner, mais il est impossible d'en douter. En effet, les mémoires envoyés de Pontoise à Montmorency, dès le 12 mars le soir, le roi n'étant déjà plus à Paris, et ses lettres au connétable du 13 au 19 mars établissent péremptoirement que tout ce que nous venons* d'exposer avait été convenu et arrêté d'avance entre eux, antérieurement au départ du roi. C'est une des circonstances entre vingt autres, où l'on peut juger jusqu'à quel point tous les intérêts, tous les besoins, toutes les ressources du royaume étaient présents à cette puissante intelligence, et comment Henri comprenait et remplissait ses devoirs de roi *.

^ Nous croyons faire connaître, les premiers, au moins dans leur ensemble^ les plans de guerre et de campagne de Henri ^rës ta prise d'Amiens. Il peut être nécessaire de justifier l'exactitude de ce qm nous avançons par des extraits de ses lettres, contenues dans le t. IV des Lettres missives, et écrites du 12 mars le soir au 19 mars, p. €98- 709. Page G98, date importante : « de Pontoise, le XII* de mars 1597, » au soir. » Page 700, le 13 mars, au Connétable, a Je vous prie d*y n faire pourveoir, et pareillement à tout le contenu du mémoire q^eje n vous ay envoyé de Pontoise, et surtout de faire fournir ce quUI foot M pour la fonte et remontage de nostre artillerie, achapts de poudrtet » de balles à canon, affin de nous remonter de pièces et de munitions » le plus tost que nous pourrons. » — Page 705, Lettre du 18 mars: c( Je vous prie, mon cousiu, de donner ordre que l'on pourvoye i » l'artillerie, et suivant le bon acheminement que j*ay apprins par

BIRON ENVOYÉ AUX ADOUDS D' AMIENS. 3i9

Ces mesures financières et militaires arrêtées, le roi donna au maréchal de Biron les forces qu'on avait alors

» votre lettre da XVI* de ce mois^ que tous avés commencé à y don- » ner^ car sans artillerie, toutes nos forces demeureront inutiles. » Técriray aux gens tenans ma court de Parlement, suivant yostre » advis, estimant quUls se font plus de tort qu'à moy par leurs belles » déclamations^ qui ne servent qu'à tesmoigner la mauvaise volonté » des autheurs d'icellos et à scandaliser un chascun. » (Il s'agit des expédients et des édits bnrsauz.) — Pages 701^ 705 , 741. Lettres des 44 et 18 mars et du 18 avril :« Je vous prie faire pourveolr aux 20^000 m etcus ordonnez au sieur de Lesdiguières^ car sans cela, il ne peut rien » fkire.... Tespère avoir faict bientost mes blocus, auprès d'Amiens ;.... 9 mais sans argent nous ne pouvons rien faire que destruire le pays.... » Les affaires tirent en longueur, pour le faict de M. de Lesdiguières et ai anltres, auxquels l'on ne peut donner ordre que le faict de l'assignation » du sel des sieurs Zamet et Cénamy ne soit vuidé. C'est pourqnoy je » vous prie de le faire juger par ceulx de mon Conseil des finances.,.. » Pour le regard du sieur d'Elbène, je vous responds que je luy » donneray tout contentement. » Page 706, Lettre du 18 mars : « Jo m vous envoyé une lettre du sieur de Saint-Luc, par laquelle vous ai verres en quel estât sont les affaires de son costé (en Bretagne) et j» ce dont il a besoiog, tant pour l'artillerie que pour les vivres, et j» principalement pour recouvrer des avoines. Dont je vous prie de » conférer avec le sieur d'Incarville, aftin de trouver moyen d'y pour- » veoir.'» La lettre du 9 avril complète au sujet de la Bretagne et de Sl-Lùc, ces énoncés contenus dans la lettre du 18 mars. « Le sieur jt de St-Luc s'en va par delà pour solliciter l'argent nécessaire pour 9 l'équipage de l'artillerie et la fortification des places de son gouverj» nement. » Page 709, Lettre du 19 mars : « Les régiments de gens de » pied de Champagne et Piedmont ne pouvant venir icy (à Montdi- » dier) parce que ils sont nécessaires où nous les avons envoyez, il ai faut que par force je commande aux compagnies qui sont par deçà Jt de faire leurs creues jusqu'à cent hommes pour enseigne, tant à celles » qui doibvent servir en l'armée que aux autres qui demeurent aux » gBitôèoua, comme je vous ay desjà faict escrire.,. Souveués-vous aussi ji.de faire aidvancer en çà toutes les compagnies de cheval et de pied » qui sont en la Beausse et ailleurs. Envoyés-moi aussi le colonel » Baltazar et ses gens. » ~ Les historiens du temps confirment tous ces énoncés des Lettres du Roi. Nous ne citerons que les passages suivants. Matthieu, 1. Il, p. 329. « Le Roy commanda à Lesdiguières » de s'en aller en Daupbiné pour faire teste au duc de Savoye et aux » troupes qui pourroient* venir d'Italie pour le secours des assiégez » (d^ Amiens). Il fit partir le même jour (13 mars) le mareschal de Biron j» avec toutes les forces qui estoient lors sur pied, afin de bloquer » Amiens. Il demanda au duc de Mayenne ce qu'il luy sembloit de la

320 LIV. V. GH. X. PLAN POUR L.\ DÉPENSE DE PARIS ET DE LA PlCABDIE.

SOUS la main : il lui enjoignit de se rendre à leur tète, sans perdre un moment , aux abords d'Amiens , d*y rallier les troupes de Picardie, et d'y attendre ses ordres. Lui-même partit de Paris le 12 mars, à la tête des seigneurs et des gentilshommes qui se trouvaient alorsdanslacapitale, sans même attendre ses gardes et son écurie. Il emmenait avec lui Villeroy^ secrétaire d'Etat ou ministre de la guerre, pour la prompte et sûre expédition des affaires, dans un temps où tout moment et toute occasion perdus pouvaient entraîner un désastre. Le soir, il était à Pontoise, d'où il envoyait au connétable des instructions pour l'exécution des mesures qu'ils avaient concertées entre eux*.

En sortant de Pontoisc, le 13 , il se rendit à Beauvais, *î\ Montdidier, à Breteuil. Après ces quatre villes, échelonnées sur la route de Paris à Amiens, il visita les places situées sur le cours de la Somme, Corbie, Hangest-sur- Somme, Pecquigny. Il s'avança ensuite dans le pays jusqu'à Vignacourt, à trois lieues sud de Dourlens -. Son pian était de couvrir Paris et de sauver celles des villes de Picardie qui avaient échappé à la conquête espagnole. Mais soit improbito et incurie, soit manque de ressources par l'insuffisance des impôts, le Conseil des finances avait laissé le désordre et la désorganisation arriver au point que les premiers corps appelés et ralliés par le roi, les premières garnisons qu'il visita, étaient près de déserter et

» force d'Amiens : il luy dit qu*il la teuoit plus forte que La Rochelle. » — Chcvcrny, Mém., t. X, p. 553 A, c.ollect. Michaud. « Le roy des- » pescha diligemmeut de tous costez, et envoya des commissioDs pour » dresser une arm<^e royallc, la plus forte et muiLitioiinée de toutes M choses, et priucipalemcut d'artillerie qu'il luy fust possible. »

» I-.etlres du roi au Connétable des 12 et 13 mars, t. IV, p. 098-700. Villeroy était secrétaire d'Etat ou ministre de lu guerre, et en même temps des affaires étrangères.

s Lettres missives au connétable, du 13 au 35 mars, t. IV, p. 700- 722. — Thuanus, 1. CXVIII, fci 7, t. V, p. «76, G77.

Page 1