SECOURS JETÉ DANS AMIENS. LE ROI EN COMMENCE LE RLOCUS
Biron, et qui amena six cents cavaliers, deux ingénieurs italiens consommés dans l'art de la fortification et do Tartillerie, les sommes d'argent déposées dans Arras après la surprise d'Amiens*. Mais le corps de Gusman n'avait pu se charger de ce qui était nécessaire pour le ravitaillement de la place, et ce secours fut le seul que reçurent les assiégés, tous les autres s'étant trouvés arrêtés par l'effet des mesures que le roi prit sur-le-champ. Renforts d'hommes, convois de vivres et de munitions, ressources propres à tenir la garnison espagnole dans le bien-être et dans un bon état sanitaire, tout ce qu'Amiens pouvait recevoir du côté deDourlens, du Cambresiset de la Flandre, le roi résolut de l'intercepter, et pour y parvenir, décida qu'on entreprendrait le blocus de la ville du côté du Nord, au moyen d'une, vaste contre vallation et ârconvallation. Il appela au camp Errard, le plus habile des ingénieurs français du temps, le donna pour conseil et pour guide à Biron, le chargea de tracer et de conduire les travaux : il ne quitta l'armée qu'après les avoir fait commencer sous ses yeux (5 avril) *.
Le roi avait fait trois choses pour le rétablissement des affaires. Il avait annoncé à la France et à l'Europe le dessein de reprendre Amiens et commencé l'investissement de la ville. Il avait préservé de l'invasion les villes de la Somme. H avait barré et fermé aux Espagnols les deux routes qu'ils pouvaient suivre, l'une en partant de Calais, l'autre en partant des frontières de la Flandre,
» Thuanus, L CXVIII, § 7, p. 678. — Bentivoglio, 1. XX. t. IV, p. 89, 90. — Davila, 1. XV, t. III, «• partie, p. 99, 100.
> Lettres Miss, des 13 mars et 22 avril, t. IV, p. 700 et^SO pour Errard ; attire lettre du 5 avril, p. .783, pour les nouvelles mesures tendant à resserrer les Espagnols, et pour le commencement du blocus. « Je » laisseray à Amiens mon cousin le mareschal de Biron, pour com- » mander aux forces que nous avons mises ensemble, pour iousjours n tenir nos ennemys en subjection, commencer et désigner les blocus n qu^il faut que nous facions contre la dicte ville d'Amiens. »
•î-JIfS. -:c* ]kîî tt:»j>îj ri":-:* bz-rutcji j:r:«esis£trRieoBtRr '
*•:;? -ri::? rrc'-r i^i:-»!: r^ tvî-zTtîrf -rf 5:«tiSes- Du» «e
•-pt fcrVQtt* v.:o;r:. le* L^rrs?* zariis âe ft»*"^^»»* se
4 Par^. ci 1^ ::::»rf»r:5 I-^^ :-ls5 ^riv# rt ;!È^ phl^ dÎTen hW:l\j:Zi\ si-n i- ::v.j: :i>rrrnt;-:2 . C fiHiit sunDonlflr U r>rîi5tw>^ .ia Pari^nHii*. .i:ix -r^iii? i:-crsiux . suivre les rï-^^wiAîk-of avei]- ii->> illi-:-? le? Ansr'ii^rt ;e< HoItAïkfaii»: i^p>D-ire aax n-mvr-ll*^ •: uvrrture* d"3i>!>;«nl entre k Fran-"r- *ft rE5j*a-2T:e irns^ rn ivint f^ir le Saint-Siège: *arveîiler le> intrianes .!•=< j^artis à rinîèrleur et prévenir 1-f^ s'.-ai»:vrrnient5 : lever une ^ntire suffisante pour assiesKT Ariil'-D^eri rrû'l*^. et tenir :r:e ^ux E?j«A-ni«:'l5 quand ik t'-ntrrràirnt plu- t^ir-i i^ ir:^\::^T '.\ \illv: rt-fc-rmer les linarj'.es [^yjr MrNvr.nir .îux frai- eu >:ri;e et à Tenli^tieii •ie ^ette ann»:e. ïlenri -uîfit a î. -ut. t nibirasâant cette masse •i*irit»rrêtî. «lirii-'Haiit *;e îlot il'i^iires. jar la f'>ree de son intrlliiT^Tiee et IViierjie du' nî vol.'iitc.
I>^ \*i 17 rnar-. le Parlement avait O'-mmenoé l'opposition i ontnr le> ndils hursiux n-iiJus }->nr faire de Tartft-ril. hien iju'il eu-^^^-nt »^te «v.n>*-iiti> par les députés de r.' iifT\t^, jfc'ir \^< ijieinhrr-s île TH^tel-ile- ville, par les N'/lahl»-7» r»fuiiis avant le li^iiart du nâ. Dans la rvsist;un:»* ilu Parlement il y avait, ii-uime il arrive S4>uvent. un nu;laii^'e de >4»ui:i du bien puLdir. mais iniutellî^'nt
* LtiA^^.XK, ;. 2*3 A, j 3. — Lelir. iniâ?iv.. î. IV. p. :♦♦.