‹ Histoire du règne de Henri IV (volume 5)Chapitre 200 sur 344 · TERMES DES TRAITÉS. AMBASSADE DE FOUCQUEROLLES · texte numérisé non relu

TERMES DES TRAITÉS. AMBASSADE DE FOUCQUEROLLES

pendant qu'il était encore à Tarmée, poursuivies lors de son séjour à Paris et à Saint-Germain, durèrent pendant tout le mois d'avril, et marchèrent de front avec les préparatifs continués pour la reprise d'Amiens.

Henri dépêcha le 2 avril le sieur de Foucquerolles à la reine Elisabeth, pour la presser d'interpréter en sa faveur, dans le sens le plus large, la récente convention conclue entre la France et l'Angleterre. Le traité de la ligue offensive et défensive du 24 mai 1596 contenait deux conditions. La première s'appliquait au contingent de troupes que les Anglais s'étaient engagés à nous fournir, qu'ils nous avaient envoyé, au commencement du mois de novembre 1596, et qui ne devait servir en France aue durant six mois. Le roi demandait non-seulement qu'Elisabeth lui laissât ce secours au-delà des six mois expirés, mais en outre que le nombre des troupes anglaises, restreint à 2,000 hommes par la convention secrète, fût accru jusqu'à 4,000, conformément aux termes du traité public. Henri demandait encore que la reine, prenant en considération ses dangers et ses nécessités, lui fournît de l'artillerie et des munitions, et qu'elle lui accordât des délais pour les dernières sommes qu'il lui avait empruntées *. L'autre condition de la ligue de 1596, celle-là éventuelle, mais bien autrement générale et importante, concernait le projet d'un grand armement à faire en commun par les deux couronnes, et le roi réclamait l'exécution de cette clause. Les articles iv et vni du traité portaient que dès que les affaires de la reine pourraient le lui permettre, indépendamment du petit secours qu'elle avait fourni à la France, elle enverrait sur le continent

1 M. Prévost-Paradol, dans son savant et ingénieux ouvrage, intitulé : Elisabeth et Henri IV, chap. 2, p. 32-39, présente un exposé plein d'intérêt de cette partie de la mission de FoucqueroUet», d'après rinstruction manuscrite de ce négociateur.

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