‹ Histoire du règne de Henri IV (volume 5)Chapitre 231 sur 344 · IL ÉCHOUE DANS CE PROJET · texte numérisé non relu

IL ÉCHOUE DANS CE PROJET

et le pays de Cornouaille, et d'y débarquer Farinée espagnole. La conquête du royaume, commencée par ce pays, devait s'étendre de proche en proche aux comtés voisins; aidée d'une part par un corps de quatre mille soldats d'élite et par les amas de vivres, d'armes, de munitions, que Philippe avait rassemblés de longue main à Calais et à Dunkerque; favorisée, d'une autre, par l'insurrection nouvelle de l'Irlande et la prise d'armes des comtes de Tyrone et d'OdoneL.Les tempêtes ruinèrent ce plan, confondirent ce dessein. Arrivée à soixante lieues du canal d'Angleterre, la flotte espagnole fut assaillie par un vent fiirieuX'du Nord : huit vaisseaux seulement périrent, mais lé reste fut dispersé et contraint de chercher un refuge dans les ports d'Espagne et de Portugal; toute l'artillerie fut perdue, avec une somme de cinquante mille ducats (18-30 octobre) *. Si la force navale de l'Espagne restait à peu près entière et encore menaçante, toute entreprise conti'e l'Angleterre était du moins impossible pour cette année.

La dispersion de la flotte espagnole-, la vaine tentative de l'invasion de l'Angleterre, en ruinant les calculs et les dernières espérances de Philippe ïl, ouvrent une nouvelle période aux relations entre l'Espagne , la France , l'Angleterre, la Hollande, aux combinaisons de la politique, aux travaux de la diplomatie.

Au 1" novembre, voici quelle était la situation du roi catholique et de l'Espagne. Depuis 1588 , depuis près de dix ans, Philippe 11 en dehors de la tentative de subjuguer la Holfande révoltée, avait employé les armées et

» Ferreras, Hidt. générale d'Espagne, XV« partie, t. X, seconde moitié, p. 110, 111 de la traduction. — Herrera, 1. XUl, c. 21, t. III, p. 780. — Meteren, Hist. des Pays-Bas, 1. XIX, fol. 397, 398, 404. — Lettre du roi à de Brèves à la date du 23 novembre, exposant les faits accomplis à la fin d'octobre, dans les Lettres Missiv., t. iV, p. 880. — P. Cayet, Chr. noy., 1. IX, p. 789, 790 ; Chr. sept., i. I, p. 86.

408 L1V. V. cil. X. ETAT DE L*CSPAG.NK AU \^ NOVEMBRE 1597.

les tributs de ses peuples d'Europe, les trésors des deux Iodes, à la tentative de conquête de la France, à la tentative de conquête de T Angleterre. Son projet avait été de rendre ces deux monarchies sujettes de sa fille Claire-Eugénie, qu'il appelait son miroir et la lumière de ses yeux; vassales de TEspagne, qui devait s'acheminer ainsi à la monarchie universelle. Les deux desseins avaient échoaé : rËs[)agnc y avait perdu ses soldats, ses richesses, sa gkMre et la puissance de l'opinion. Sans être entièrement épuisée, puisque nous allons la voir, à la fin de cette année, faire de redoutables préparatifs militaires, et trouver des moyens financiers pour payer ses troupes jusqu'à l'an 1600, elle était prodigieusement affaiblie. ré4luite à la gêné et aux expédients. L'âge et la maladie avertissaient Philippe de pour\'oir <iux destinées de sa monarchie et à l'avenir de sa fille. <c Lorsqu'il eut appris, disent les historiens espagnols, que Henri IV, roi de France, avait été absous par le pape, et était presque généralement reconnu de tout son royaume, il perdit entièrement Tcspérance, dont il s'était longtemps flatté, de fciire rinfaute Claire-Eugénie reine (le France, en la donnant eu mariage au prince qui aurait été élu pour cette couronne. De là vint qu'il résolut de marier celte infante à rarchiduc Albert et de lui donner tni dot les états de Flandre. Comme il commençait à sentir Itî j)oids des années et des infirmités, il voulut que le jïrince don Philippe, son fils, assistât au conseil des dépêches, pour s'instruire dans l'art de gouverner. » Ce fils n'avait «[ue dix-neuf ans. Il s'agissait pour Philippe II de mettre Tinexpérience de son successeur à^l'abri d'une guerre contn*. la France, TAngleterre, la Hollande coalisées. 11 s'agissait encore pour lui d'assurer à l'infante , contre la bonne volonté très-douteuse de son frère, et contre les armes des confédérés , ce qui restait des provinces des Pays-Bas, cet établissement princier, qu'il

LES REPnÉSENTANTS DU PAPE ROUVRENT LES NÉGOCIATIONS. 409

prenait maintenant non plus sur ses voisins, mais sur ses domaines. Le seul moyen qui lui fut donné de soustraire son fils et sa fille à ces redoutables éventualités, était de rétablir la paix entre l'Espagne et la France ; de concentrer dès-lors contre l'Angleterre et la Hollande la force militaire, les ressources financières qui restaient à sa monarchie pour mettre les côtes d'Espagne à l'abri des ravages des Anglais et reporter la guerre dans leur pays; pour mettre les Pays-Bas espagnols à l'abri des attaques et des projets des Hollandais *.

Après la reprise d'Amiens, après les revers essuyés parles lieutenants et par les alliés de Philippe II en France et en Savoie , les agents du pape médiateur, le cardinal de Florence et le général des Çordeliers, avaient rouvert les négociations pour la paix entre l'Espagne et la France, . croyant que le moment était venu pour le roi catholique de fléchir et de s'accommoder. Le père général, dans une première conférence tenue le 4 octobre, avait abouché Richardot, président du conseil privé des Pays-Bas , ministre d'Espagne, avec Villeroy, secrétaire d'Etat des affaires étrangères de France -. Philippe II espérait alors encore l'invasion de l'Angleterre et un grand succès , et

« Thuanus, l. GXX, § 14, t. V, p. 735. — Ferreras, Hist. générale d'Espagne, XV« partie, t. X de la traduction, seconde moitié, p. 100, 105, 106. — Discours sur le trdité de paix fait à Vervins, dans les Mém. très-particuliers, p. 379, 380. « 11 est certain que, sans ceste » paix, le dessain du roy d*£spacfne, qui veut marier l'infante sa fille » avec le cardinal d'Austriche, et luy donner les Pays-Bas et le comté » de Bourgogne, ne peut avoir lieu, et qu'ils ne pourroient s'establir » au dit pays, estans travaillés de guerre de tous costés, tant de la » part de la France, que de F Angleterre et de la Hollande, par mer » et par terre. »

' Mém. de Sillery, dans les Mém. particuliers etc., p. 143. « Le » général des (]lordeliers revint tost après avec le sieur Richardot, » président du privé Conseil des Pays-Bas, qui conféra deux foU avec » le sieur de Villeroy. » *- La date du 4 octobre , pour la première conférence, est donnée par la dépêche ci-a^rès citée. On y lit, p. 246 : M Le qoatriesme jour du dict mois, le père général, i> etc.

410 LIV. V. CII. X 1»t.*ET 2e» PROPOSITIONS DE L*ESPAGNE.

Ricliardot avait mis en avant pour les Espagnols la prétention de garder une partie de leurs conquêtes en France. Villeroy, et peu après Henri, avaient rejeté bien loin ces premières ouvertures *. Après la dispersion de leur flotte, les Espagnols tirent un pas considérable vers la conciliation, dans une seconde conférence tenue au commencement de novembre. Ils proposèrent de rétablir entre les deux couronnes le traité de Gateau-Gambrésis , ce qui impliquait la restitution à la France des villes que la guerre lui avait enlevées. A la vérité Tarchiduc faisait une restriction temporaire pour Calais; mais il annonçait que la difficulté serait levée pendant la durée des négociations, et que le roi catholique ou bien offrirait à Henri des comjiensatious dont celui-ci se contenterait; ou qu'il se laisserait même persuader, par Tautorité du pape, de rendre c^tte place comme les autres à la France. Les Espagnols demandaient en même t^^mps une assemblée de députés, un congrès, pour composer les différends entre les deux puissances et arriver à un accord *. Ainsi les bases d'une pacification étaient posées, les offres en étaient solennellement faites. C*estce qu'anuonçail Henri dans sa lettre tiu mois de novembre, quand il écrivait ces

* Dépêche au duc de Luxembourg, ambassadeur à Rome, eu date du 6 octobre , dans les Lettres inédites de Henri IV, recueillies par le |»rince Galitzin, p. 242-Î47. On y lit, p. 242, 243 : « Voilà les termes » do ceste négociation, de laquelle feapère peu de fruict, parce que )) j'ai affaire à gens qui ne veulent rien quicter de ce qu'ils tieuneot, » et que je ne veux rien perdre de ce qui m'appartient... 11 faut que » le Saint-Père permette que je traicte pour mes alliez comme pour » moy. ))

* Mém. de Sillcry, p. 144. II dit au sujet des propositions de Philip|>e 11 tft de rarchiduc, transmises par Ri«hardot : « Il estoit d'avis de faire » une assemblée de députez de part et d'autre , qui se pourroicDt » accorder de tous les autres points. Ne restant que celuy de Calais, » le roy d'Espagne pourrait estre persuade' par Vauthorité du pape de » la restituer, ou le roy de France de se contenter d'autres coudi- » lions. »

LE ROI SE TROUVE ENTRE DEUX PARTIS A PRENDRE. i{ 1

mots SLgniBcatifs : « Nos justes armes, assistées par la » grâce de Dieu, ont enfin humilié notre ennemi; car il » demande la paix , et déclare qu'il se mettra à la raison » pour l'obtenir *. »

Le roi se trouvait entre deux partis à prendre. Il pouvait faire la paix avec l'Espagne, en rentrant dans tout ce qu'il avait perdu par la faute de ses lieutenants et de ses gouverneurs : l'épuisement de son royaume, plus grand encx)re que celui de l'Espagne; la nécessité de rétablir l'autorité du prince avec l'empire des lois et de la justice, le vœu de ses peuples le poussaient à cette résolution, dont le seul faible était de n'assurer que le présent. Il pouvait encore continuer la guerre, en vue d'abaisser sans retour l'Espagne, et de préserver la France en même temps que le reste de l'Europe des retours d'ambition de cette puissance, non plus sous le vieux Philippe II, mais sous ses successeurs. Mais l'état de la France exigeait impérieusement que cette guerre fût courte et décisive , par l'entier changement de procédés et de conduite de nos alliés, par là stricte observation des clauses principales de la ligue de 1596, jusqu'alors violées. Avant de se décider, Henri sonda la Hollande et l'Angleterre pour savoir ce qu'il pouvait attendre d'elles, dans le cas où il inclinerait vers la continuation des hostilités.

Buzanval, son ambassadeur en Hollande, provoqua les Etats-généraux des Provinces unies à se prononcer sur cette question, dans le discours qu'il leur tint, dans la proposition qu'il leur adressa le 6 novembre 1597. Il les exhortait à la grande guerre, à la guerre faite parles armées réunies et combinées des confédérés, dans le but de mettre désormais la France à l'abri de l'invasion espagnole, et

> LeUre Missive du roi à Elisabeth du 15 novembre, t. IV, p. 877. CeUe lettre relate un fait antérieur de plusieurs jours et se rapportant au commencement de novembre.

m LIV. V. CII. \. NÉGOCIATIONS DU ROI AVEC LA HOLLAlCDe.

de lui rendre ses places fortes de la Picardie et du Boulenois ; mais dans le but en même temps de chasser le roi catholique des Pays-Bas, d'où il menaçait incessamment l'indépendance et Texistence de la Hollande et de T Angleterre. Il sommait les Hollandais de déclarer s'ils remplaceraient le petit secours qu ils lui avaient donné jusqu'alors, le contingent de quatre régiments, par une année qu'ils lui avaient promise pour le mois de mars précédent et qu'ils ne lui avaient pas fournie ; à quelle époque ils lai enverraient cette armée ; quels subsides ils fourniraient à son trésor épuisé. Un détail montrera bientôt que^ pour continuer la guerre contre l'Espagne avec chance de succès, l'argent était aussi nécessaire, si ce n'est plus nécessaire encore à la France, que les troupes auxiliaires de ses alliés.

« Sa Majesté, leur dit-il, est si accoutumée à tels honorables hasards, et si prodigue de sa ¥ie pour conserver celle d*aulrui^ qu'elle ne laissera point de continuer ses travaux, pourvu qu'ils puisseot servir â ceux qui vivent sous lui et avec lui, c^est-â-dire pourvu que son royaume puisse être soulagé et conservé par iceux, et non accablé d'une inévitable ruine. Ce qui arriveroit apparemment si la ffuern h poursuhoit par les moi/ens faibles qu'on a tenus jusqu'à ceile heure.

• Voici donc un point principal q^ue Sa Majesté m'a commandé de vous remontrer : à savoir que son Etat est si épuisé de finances ^ et par conséquent de nerfs et de forcos. par les derniers extraordinaires efforts qu'il a fallu ïiï'ire au recouvrement de la ville d*Amiens, qu'il lui est impossible de pouvoir plus longuement soutenir seul les assauts de l'ennemi, sans succomber sous le faix. Partant il vous prie et vous exhorte d'aviser, et de lui déclarer les moyens lesquels vous pourrez tenir avec lui , pour partager le plus également que faire se pourra le faix et la charge de la guerre.

» D'autre part, la longueur des guerres ayant causé mille désordres dans le corps de la France, la justice y étant comme ensevelie, et tout bon ordre perverti par la licence des armes, de sorte que peu â peu l'obéissance due au prince et aux lois s'en va entièrement abolie. Se Majesté vous fait remontrer qu'il n'y a plus moyen de nourrir celte guerre en longueur, comme il semble qu'on ait voulu faire jusqu'à

RÉPONSE ÉVA8IVE DES HOLLANDAIS. il 3

présent ; d*autant que le corps de la France étant cassé et fail)le, comme je vous ai dit, il est impossible qu'il puisse soutenir plus longuement ces misères. C*est pourquoi» il faut apporter au plus tdt de fermes remèdes pour le guérir et remettre sus.

B Sa Majesté estime que cela se peut faire aisément, si nous cou^ tons tous d'une même haleine au but que nous nous sommes proposé en faisant la ligue , c'est-^-dire à chasser les Espagnols hors des Pays- Bas, ou au moins à les presser et restreindre de si près, et par le côté de la France et par celui de ces pays, qu'ils puissent sentir à leur tour les difficultés et perplexités èsquelles ils nous mettent, courant et s'avançaut, selon les occasions et le moindre heur qui se présente, jusques dans le cœur et les entrailles de la France.

• Pour ce regard^ le roi a envoyé vers la sérénissime reine d'Angleterre, afin de lui faire représenter vivement les mêmes choses que je vous ai déclarées, et Tinciter à embrasser cette cause, avec plus de vigueur et plus d'intelligence avec Sa Majesté quelle n'a fait jusques à cette heure; étant Sa Majesté intentionnée de remuer toutes pierres, avant de venir au second moyen duquel je vous parlerai maintenant, pour conserver et entretenir sou Ktat. »

Le second moyen, comme le déclarait l'ambassadeur, était d'accepter la paix que lui proposait l'Espagne, en exigeant qu'elle lui rendît ses places perdues, et qu'elle comprît au traité l'Angleterre et la Hollande. Mais il était résolu à n'accueillir le» ouvertures que lui faisait Philippe II, qu'après s'être assuré de ce qu'il pouvait attendre ou de ce qu'il devait désespérer d'obtenir de ses alliés 4.

La réponse faite par les États de Hollande à l'ambassadeur, et au roi lui-même dans la lettre qu'ils lui écrivirent le 12 novembre, était évasive et dilatoire. Au lieu de lui envoyer une armée et des subsides, ils lui annonçaient un envoi de députés et une résolution sur la pro-

* Proposition faite par le S' de Buzanval à MM. des Estais des Pro- ▼inces-unies des Pays-Bas le 6» jour de novembre 1597, dans le manuscrit de Tambassade de Hurault de Maisse, du folio 74 au folio 80. Je dois la commiiuication libérale de ce manuscrit à l'ancien ministre des affaires étrangèrei', M. Thouvenel : je le prie de recevoir ici l'expression de ma gratitude. L'orthographe du temps n'est pas conservée.

41 i L!V. V. CH. X. NÉGOCIATIONS DU ROI AVEC L*AKGLETERRE.

position de Buzanval, après le retour du prince Maurice, quand ils se seraient concertés avec lui, et quand ils auraient pris Tavis de la reine d'Angleterre, avec laquelle ils étaient alliés. Ils ne donnaient à Henri que des ajournements, avec la perspective à craindre d'un r&fus en définitive. C'est ce que porte le contexte de leur réponse, et ce que reconnaissent leurs propres historiens '. Après avoir sondé la Hollande, le roi interrogea l'Angleterre. A considérer la conduite qu'l!Jisabeth avait tenue lors de Tattaque de Calais et après la perte d'Amiens, Henri conservait peu d'espoir qu'elle renonçât à son calcul d'affaiblir la France par l'Espagne en éternisant la guerre; qu'elle lui accordât 1 aide d'une armée pour une guerre forte, décisive et courte. La récente réponse des HoUandais, si peu explicite, si peu favorable, et en même temps si peu libre de Tinflueuce anglaise, ajoutait à ses doutes et à ses appréhensions. Aussi dans l'audience qu'il donna à de Maisse, député par lui vers Elisabeth, l'ambassadeur loi ayant demandé de lui déclarer ouvertement son intention pour qu'il put s'y conformer; pour qu'il travaillât soit à procurer la paix, soit à chercher les voies et moyens de continuer la giieiTe, Henri, après un moment de réflexion et d'incertitude, lui dit qu'il était résolu à la paix et qu'il la voulait-. Telle était alors sa disposition, mais ce n'était

• lettre de MM. des Elnts-géuéraux des Proviuces-uuies des Pays- Bas au Roy, de La Haye le 12*^ de novembre 1597, dans le maDUscrit de l'ambassade de HurauU de Maisse, folios 8{4 et suivants. — Mém. manuscrit de Viileroy, folio 9 recto. — Meteren, Hist. des Pays-Bas, 1. XIX, folio A08. « Ils respondirent que quant à eux. ils se resonrt droyent sur la proposition du sieur de Buzanval , avec Tadvit de la » royne d'Angleterre, avec laquelle ils estoient alliez. »

* Ambass. de de Maisse, fol. 39 du manuscrit. « Le dit S^" de U.-iisw M supplia le roy h son parlement de luy déclarer ouvertement son » inteiiliou, et ce qu'il estimoit estre plus pour le bien de son service, » ou de procurer la paix , ou de continuer la guerre ; non pour autre » raison si non pour pouvoir se confonner le plus qu'il ponrroit, en » traictant avec les Anglois, à ce qui seroit de la volonté et iDtention

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