‹ Histoire du règne de Henri IV (volume 5)Chapitre 236 sur 344 · LIV. V. CH. X. LES ESPAGNOLS SATISFONT AUX DEMANDES DU BOI · texte numérisé non relu

LIV. V. CH. X. LES ESPAGNOLS SATISFONT AUX DEMANDES DU BOI

voyage que le général des Cordeliers fit à Bruxelles , il rapporta le 30 décembre en France, une réponse de Tarcbiduc donnant pleine satisfaction au roi sur les deux conditions qu'il avait constamment mises à la tenue d'un congrès pour la paix : la restitution de toutes ses villes , nommément de Calais ; l'admission de l'Angleterre et de la Hollande au traité. Du 1*' au 12 janvier 1598, Henri reçut ces assurances du père général *, dans le temps même où il était informé par de Maisse que l'Angleterre éludait de lui prêter ses armées pour la prompte fin de la guerre, tentait de le prévenir dans sa conclusion d'un traité, et de le dépouiller. Cette conduite de ses alliés le poussait plus fortement que jamais à un accord avec l'Espagne : l'examen de la situation Ty décida. Le roi catholique ignorant quelle issue auraient les négociations, incertain s'il obtiendrait la paix qu'il recherchait, s'était préparé avec soin à la guerre pour la campagne qui allait s'ouvrir. Dans les deux derniers mois de 1597, il avait recruté et complété ses régiments des Pays-Bas. Au commencement de 1598, il cherchait et trouvait les moyens de nourrir et de payer ses armées, en revenant sur les mesures de banqueroute qu'il avait prises quatorze mois auparavant, et en concluant un nouvel accord avec les banquiers des diverses places de l'Europe, représentés par quatre d'entre eux. Le décret du 20 novembre 1596 était aboli : les gages et assignations donnés autrefois aux banquiers pour les anciennes dettes leur étaient rendus. Philippe leur engageait jusques à Tan 1600, tous ses revenus d'Europe, les arrivages des

» de l'infante, » Mais le mariage ne fui reudu public eu Europe, et le transport bnicicl de la souveraineté des Pays-Bas et de la Franche- Comlé à l'archiduc et à l'infante par Philippe II, ne fut fait que le 6 mai 1598, comme ou le voit dans P. Cayet, Chron. sept., 1. 1, p. 13.

» Mémoire de Sillery, p. 155, 156, 159.

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