‹ Histoire du règne de Henri IV (volume 5)Chapitre 253 sur 344 · UV. V. CH. XI. LA PAIX PROPOSÉE A L^ESPAGKB FAR · texte numérisé non relu

UV. V. CH. XI. LA PAIX PROPOSÉE A L^ESPAGKB FAR

avait déjà essayé l'exécution pendant Fambassade de de Maisse : elle tenta de conclure la paix avee TE^ngne, et de peqxHuer les hostilités entré cette poissance el la France, en offrant aux Espagnols, avec son aïlîaiM'o, réchange de Flessingue et d'Ostende contre Calais elAidres. Comme les Hollandais s'étûent mis en défense pour la conservation de leurs viUes, il est évident qu'elle oftaitanx Espagnols de joindre sa marine et ses armées aux leors, pour accabler la Hollande, si elle persistait dans sa résistance. L'habileté de nos négociateurs, Fintervenfioa do légat plus favorable à la France catholique qu'à TAngleterre protestante, l'intérêt dominant qu'avaient Philif^II et l'archiduc pour les Pays-Bas à préférer un accord avec la France, empêchèrent seuls l'exécution de ce dessein de prédilection de lord Burghley et de la reine '. Ces roueries politiques ayant échoué, eÛe s'efforça de détour-

4 ami, à Villeroy du 13 avril, dans les Méin. de Daplesais, t. VUI, p. 62, 273. « Sans Vempeschement qui vient de ce que )a royned*An- » gleterre et les Estats n'ont icy envoyé (à Vervios), ceste négoeiatim » seroît achevée en huict jours.... I>a royne d*AngleteiTe se promet )) qu'il est impossiblfi qu'il ne naisse quelque accident qui fera qne, » veuille ou non Vostre Majesté, elle sera coutraincte de continuer la M guerre avec TEspaignol. C'est le seul moyen qui lui reste pour em- M pescher que Vostrc Majesté ne recouvre Calais; ce gtt eiie cramt )) comme la rnort.... Si nous retardons à conclure ce Iraicté, ce que » nous avons dict qui nous préjudicieroit, peut servir aux desseins M de la royne d'Angleterre , qui sont principalement d'entrer dans n Calais et que nous en demeurions exclus. » — Lettre du roi à Bellièvre et Sillery du 9 avril, même tome, p. 291. « Je ne double » point que les dits ambassadeurs (de rAnglelerre et de la Hollande) » ne soient très-marris que Calais me soit rendeu, et partant qu'ils ne n fassent soubs main ce qu'ils pourront , pour m'y traverser par une voye n ou par une autre, n

» Mém. de Sillery, p. 179, 180. « Le Père général estant veneu voir » le S' de Sillery, lui dit entre autres qu'il voyoit les choses en bon M estât et s'en promeltoit une bonne fin. Mais qu'il luy disoit en con- » fiance et le ^rioit de s'en souvenir, que quinze jours après que » ceste négociation seroit rompue avec la France, elle seroit conclue » avec la royne d'Angleterre, qui bailleroit Ostende et Flesingen pour » avoir Calais, Ardres et Monthulin. »

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