‹ Histoire du règne de Henri IV (volume 5)Chapitre 311 sur 344 · S LIV. VI. CH. 11. LES DEUX CLAUSES DE LA CONVENTION DB SOHB · texte numérisé non relu

S LIV. VI. CH. 11. LES DEUX CLAUSES DE LA CONVENTION DB SOHB

Savoie et à l'Espagne les derniers gages de son concours absola à leurs desseins. Pour ne pas entraver ses négociations avec ces deux puissances par l'emploi d^agents qui leur étaient devenus odieux, il avait sacrifié La Fie et Renazé, et les avait remplacés par le baron de Lux, ei par Hubert, son propre secrétaire, a L'ouvrage avôit continué, disent les contemporains, mais il avoit changé d'instrumens. » De Lux et Hébert acceptèrent, au nom de Biron, les deux clauses de la convention de Some, repoussées par La Fin, toujours reprises et ardemment poursuivies par le comte de Fuentes, l'extermination de la famille royale, en commençant par le roi et le dauphin nouvellement né; le démembrement de la France et la monarchie élective sous la dépendance de l'Espagne. Biron remplit par sa correspondance avec ses deux nouveaux agents, et par ses intelligences avec les cours de Turin et de Madrid , l'intervalle qui s'écoula entre son ambassade d'Angleterre et son ambassade de Suisse. Lorsqu'à la fin du mois de janvier 1602, il traversa Montbéliard pour se rendre en Suisse, il eut un entretien de quatre heures avec l'agent du duc de Savoie Watteville. Arrivé à sa destination , il envoya son secrétaire Iléberl au comte de Fuentes , pour mettre la dernière main à son traité avec l'Espagne , chargé de toutes les conditions voulues par la politique et la haine de cette puissance. Les lettres de Biron et autres pièces existantes au moment du procès contenaient la preuve explicite de ce détestable engagement, a Le Roy » monstra à d'Escures les charges du mareschal, par lel-

» Ires expresses escriles de sa main Ce que voyant,

» d'Escures recognut que le Roy avoit usé de trop grande » débonnaireté et patience envers kiy , veu qu'il estoit » question de la mort du Roy et de Monseigneur le Dau- » phin. Il se trouvoit mesme que le comte de Fuentes » avoit proposé que jamais TEslat d'Espagne ne se fieroit

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