L|V. V. GH. I. SES MOTIFS POUK CROIRE A CES PROMESSES
» roient nul moyen de s'opposer aux armés du roy *. n Henri devait croire à un grand effort de la part de ces deux puissances , au moment où la France se mettait la première en ligne pour combattre Tennemi commun. D'une part, la convention du mois d'août 1593, portant que Henri cl Elisabeth ne pourraient faire ni paix ni trêve avec l'Espagne que d'un commun accord . établissait entre la France et l'Angleterre le lien le plus étroit qui put unir deux voisins. D'un autre cAté, les récents et odieux complots du médecin Lopez, d'Edmond Yorke, de Richard Williams contre la vie d'Elisabeth, la conspiration de Stanley et de Trockmorton contre son autorité , les armements maritimes que l'Espagne faisait alors même contre l'Angleterre ; les scélérates menées des agents espagnols en Hollande, qui marchandaient Renichon et Dufour pour tuer le comte Maurice de Nassau, ■'comme naguère le duc de Parme avait payé Baltliazar Gérard pour assassiner Guillaume , devaient convaincre l'Angleterre et la Hollande qu'elles avaient dans le roi catholique un irréconciliable ennemi *.
Outre l'actif concours de l'Angleterre et de la Hollande , le roi se promettait celui de la Suisse , en donnant suite à un projet mis en avant par Sancy et par Cheverny ; en resserrant l'alliance de la France avec les cantons helvétiques , par le rapport intime des intérêts (*t la propriété d'un pays ()Ossédé en commun. La Franche- Comté appartenait à l'Espagne , comme pays provenant de la succession de la maison de Dourgogue : au milieu de la rivalité et des guerres entre l'Espagne et la France, la province jouissait d'une neutralité garantie par les
1 MaUhieu, l. I, p. 182, 183. —Sully, CEcoii. roy., oh. 59, p. 190 A.
» Thimnus, 1. CIX, § 9, 10, p. :iG3, 364, 370 , 1. CXI, J^ ilnuior. —
P. Gayet, 1. Vil, p. 657. — Gamdftu, Annal, rer.angl., pars iv, p. 638-640.