‹ Histoire du règne de Henri IVChapitre 24 sur 75 · L'INDOBTRIB DB LA 80IB. LIVRET DE DE SERRES · texte numérisé non relu

L'INDOBTRIB DB LA 80IB. LIVRET DE DE SERRES

et de l'emploi de la soie. Ils tombèrent d'accord que le moyen le [dus infaillible et le plus actif était l'introduction du mûrier et des vers à sde dans les provinces du centre du royaume, et particulièrement h Paris, où l'action du gouvernement multiplierait à l'inSni la propagation de La nouvelle culture et de la nouvelle industrie dans toutes les parties du territoire. Henri ordonna à de Serres de publier tout ce que sa longue expérience lui avait appris sur cette matière. À ces détailsfoumisparlepèrede notre agriculture lui-même, de Thou ajoute les suivants' : t Olivier de Serres composa par ordre du roi un livret en » Ërançais, sur la soierie, afin que cet écrit, en langue vul- ■n gaire, put être lu de tout le monde, et instruire jus- « qu'aux paysans. » C'est le traité que de Serres a intitulé : La cueillette (récolte) de la soye, par la nourriture des vers qui la font, adressé au prévât des marchands et échevinsde la ville de Paris, et publié le 1^'' février 1599. Dans ce traité, de Serres présentait d'abord le résumé historique de l'introducLion du mûrier, de la production «t du travail de la soie en France. Sa nomendature des *Miriques et manufactures de soie établies dans le royaume jusqu'en 1599, sa statistique de leurs pn^^rès et de leurs produits, sont infiniment moins exactes que celles de

■ Olivier de Serres, la Seconde richesse da neorier blanc, dédicace 1 H. Pompone de Belllàvre, chancelier de France, Paris, Saagrain, H(t, p. t. — U llUUre d'agricoltnre, lien V, l. II, p. 110 A, «dit. ISOt-lBOj : tr Le roj, par le discours qa'll me commanda de lui faire ■ nir ce sujet, s — Thuauas, lib. CXXII. Le traducteur, t. XTV, p. UJ, par une impardonnable ignorance, traduit le mot Strranus de de Tbou, par celui de Serran, au lieu de de Serres. Cette erreur a été reproduite et aggravée par l'abbé de L'Écluse, qui a arrangé les lUmoirea de Snllj dans le siècle dernier. De L'Écluse, outre qu'il nomme de Serres Serran, transtonue le ctlËbre agronome languedoùen en ud maouracturier provençal. Il dit à la note 10 de la page t7B dn tome 11 : ■ Je trouve encore dans tes écrits de ce temps-Û, qu'un • numu/'ocfur jer frooençal, itammé Svrnan, entreprit de [aire d«s D éloOet de t'écorce la ploa &ne des mCirien. n

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Laffemas. Cela n'est pas bien étonaant, puisque LaOemas avait consacré une grande partie de sa vie au commercA des soieries et autres tissus de luxe, soit en France, soit à l'étranger. Mais ce qui peut surprendre, c'est que dans ce qui a trait à la culture du mûrier, dans l'énoncé des localités où cet arbre s'est introduit et naturalisé jusqu'à la tin du xvi' siècle, le relevé général du marchand est plus exact et plus complet que celui de l'agriculteur '. Deux traits particuliers, fournis par de Serres, serviront cependant & compléter le tableau de Laffemas. Après l'introduction du mûrier et de l'industrie de la soie, en France, par Louis XI, intelligent essai qui ne dépassa pas, à ce qu'il parait, les limites de la Tourune et de Tours, le mûrier et les vers à soie furent tirés du royaume de Naples, par quelques gentilshommes qui avaient accompagné Charles VIII dans son expédition d'Italie, et acclimatés d'abord à Allan, près de Monlélimart en Daupbiné : de là ils furent répandus dans les autres provinces méridionales du royaume. Peu de temps avant la publication de l'écrit de de Serres, cette culture et c«tle industrie avaient fait une pointe k l'ouest de la* France, et pénétré à Caen en Normandie, où elles avûent réussi.

Mais si de Serres est médiocre dans l'historique qu'il présente, il reprend toute sa supériorité dans ce qu'il dit sur la plantation du mûrier, l'éducation des vers et la

> Duu ton Snppliment au BeiglemeDt général iDtitnIé : Auewu orticlet qui onl nié omis, Lsffemas, p. t9. M, [odique pour l'année 1597 trois localiUa anlres que cslles Indiquées par de Serres, comme ayant reçu des mAriera el comme recueillant de la soie, St.>Chamaud et St.-Romaiu, dans le Lyonnais, et l'abbaye des religieuses de Poifsy dans rile-de-Fraoce. LaSemas indique aussi deni autre* manutao turep pour la teioture et le tissage des soies, Lyon et Paris. (Voir d. desHU, le Mémoire de LaSemas et ci-aprés la propsigatiou du marier et des vers h soie dans rile-de-Franc!, l'Orléanais, la Toaraine, le Lyonnais )

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