LIV. VII. CH. V. LA CULTUHB OU HURIER ET LA PRODUCTION
vdstre exemple, et leur (tire prendre h miette luisi préjndiciable aas étrangère que l'esp^e'. •
Depuis longtemps, ta production de la soie, au moins la production en grand, celle qui intéresse sérieusement l'industrie, ne dépasse plus sur nott% territoire les provinces de Bresse et de Touraine. Elle a émigré des provinces du centre et du nord où Henri IV l'avait introduite : elle est retournée et prospère presque excitisivement dans ces provinces méridionales, qui lui ont servi de point dedépart,au moment du grand et décisif mouvementque ce prince lui imprima. Quand on considère que pendant le dis-huitième siècle et jusqu'en 1789, nous achetions par an aux nations voisines pour 23 millions de soie grége; qu'en 1813, alors que nous possédions l'Italie, nous tirions encore de l'étranger pour 11,813,000 francs de soie ; qu'en 1835, nous en achetions pour i8 millions, et en 1847 pour 71,235,815 francs ', on demeure bien convaincu qu'entre Henri IV qui voulait l'extension à la France entière de la culture du mûrier et de l'éducation des vers h soie , et les administrateurs et économistes venus après lui qui l'ont restreinte et reléguée dans certaines localités, c'est Henri IV qui a raison. Même dans les provinces du midi, cette culture et cette industrie ne doivent qu'à lui les magnifiques développements qu'elles y ont pris. Si les instructions rédigées par ses ordres exprès, imprimées chez ses imprimeurs, et que nous avons sous les yeux, n'avaient pas été répandues à profusion ; si elles n'avaient pas été chercher le paysan dans les cantons les plus reculés et les plus perdus ; si ^es ne lui avaient pas donné un enseignement clair d'une manière
< Isaac l.affemBs, Bist. du commerce de Fruioe, d«OB la* Archivée ciirleiiaee, t. XIV, p. 4]î, ti5.
* Tableaux produits par M. le cnmie de UoaIsUvet, p. SO. — Tableau géuérui du commerce de la France pour l'année IB41, présenté par radmiuistratioD des douanes, p. S, S2, M.
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