UT. VII. CH. VI, DU GRANI>-M<G DB TWCANB, M) DUC DB SAVOIB
le roi d'Espagne et ses officiers à suspendre pour an temps leurs tyranniques persécutions contre nos n^o— doDts '.
Henri fut conimnt de recourir aux mêmes moyens àe la force ou de l'iotimidation, avec toutes les autres puissances de l'Europe, même secondEÙres, pour les amener à respecter notre commerce, tant il était passé en habitude chez elles d'en fùre leur proie, durant le long abaissement au<fuel les guerres civiles avaient réduit )a France. Les sujets du grand-duc de Toscane enlevùent aux marchands de Lyon des caisses remplies d'étoffes de soie que ceux-ci avaient achetées à Lacques. Les officiers du duc de Savoie, rencontrant en pleine mer les navires des armateurs de Marseille qui se rendaient en Italie, les contraignaient h interrompre leur voyage, à entrer dans le port de VÎUefranche, et à payer l'imposition que le duc avait établie pour les marchandises qui y abordaient *. Enfin, dans ses rapports avec la Porte Ottomane, la France avait à se plaindre des exactions que les officiers turcs exerçaient, et que le sultan et ses ministres laissaient exercer contre les marchands français dans les ports du Levant; des infractions que le sultan avait commises en faveur de l'Angleterre aux capitulations entre la France et la Porte Ottomane; des pirateries par lesquelles les corsaires de Tunis et d'Alger désolaient notre commerce,
> l,.eUres muaiTeB de Henri IV, aux dates des 16 aobl 1B9>, 10 aTiil 16011, as mai, 39 mai, 19 septembre 1601, t. V, p. M3, 416, 117, 471, TST, TSS, A la date du IB septembre 1601, Henri s'applaadît de l'efflcaeilè de h probibitioD du commerce avec rEspagne. a Je tous aj H ci-devaat mandé de taire publier la deffense de faire traffiquer en ■ Espagne, poar laquelle je vous prie de faire encore une recharge a tTfe^ei presse, pour la taire exactement observer, eslaut bien advtrty a qu'elle leur til Irit-ineommode. n — P. Cayet, Chron. septan., I. IV, p. 161. B.
• Lettres miisives de Henri IV, aux dates des 11 décembre 1600, t. V, p. 7t4, et 6 iuUlat 1601, t. VI, p. IS6.
D,q,z..3bvGoOgle
DE LA TUnOUlK. HETOUn VKRS LE COHUERCB BK GËNtRAt.. 34fl
sans que le Grand Seigneur essay&t même de les réprimer ' .
Ainsi, jusqu'au milieu de l'aunée 1603, comme le prouvent les faits qui vieDuent d'être exposés, et particulièremeot les iustractioas officielles données à notre ambassadeur auprès du successeur de la reine Elisabeth, notre commerce extérieur manqua des deux éléments qui font toute la prospérité de ce commerce : la sûreté pour les entreprises, la liberté pour les opérations. Des destinées meilleures ne pouvaient commencer pour lui qu'au jour où le gouvernement, mieux consolidé et plus puissant au dedans , plus redoutable an dehors , contraindrait les puissances étrangères à lui fournir les garanties et les facilités dont il avait été privé jus~ qu'alors.
Nous venons de suivre le commerce extérieur au milieu de ses dures épreuves. Retournons Etu commerce en général, et reportons-nous à ses diverses parties réunies, pour suivre dans leur ensemble les travaux que 1c roi consacra à cette branche si importante de notre écotiomie politique. Henri, depuis son avènement jusqu'à la paix de Vervins ,. fut entièrement absorbé par les travaux de la guerre, les négociations, les mesures ailministratives indispensables & l'existence même de l'État et de la société : à défaut de ces soins et de ces préoccupations, la subversion totale des finances aurait suffi pour l'empêcher de réaUser les grandes et générales améhora-
■ Lettres de Henri IV à H. de Brèves, en date du S avril 1600 et du as juin 1601, dans les Lettres miasiie», L V, p. SIO, 431. « 11 o'j s D rien qui me paieae porter plostuel ï l'nniao qo'iit redoublent, que g l'iodignatioD fondée à bon droîct «ur l'injustice que ce seigneur et B ses minletrea font à mes subjecls. h — n Je me senira; de ceste H occasion pour me plaindre da Sigalle (Cicalapacba) comme de celuy
* qui Taisant violer not eapilulalioru en favtar d*s Ângioii, est en
• parlia coom que j'ay accordt et flo; la paix avec les Espagnols. ■
D,q,z.-3bvGoOgle
tioDs qu'il avait rêvées pour le comioerce. Aussi, durant cette premièFe période de son règne, se boma-t-il à une seule mesure, à la libre exportation des grains, qu'il put accorder exceptionnellement il quelques provinces, comme nous l'avons précédemment exposé. De 1598 à 1603, il fut encore distrait, partagé , traversé par la guerre de Savoie , la conspiration de Biron , tes graves démêlés avec hlisabeth, sa rivale en réputation et en puissance ; les différends avec les autres souverains de l'Europe, prenant exemple et tirant appui de l'Angleterre dans leurs mauvais procédés et leurs violences envers la France. Henri fut gêné de plus par l'état du trésor, qui, dès lors, pouvait faire face à toutes les dépenses publiques, et subvenir même à quelques-uns des perfectionnements projetés, mais qui était hors d'état de fournir à tous. Penitant ces cinq années, le roi se restreigait donc, en ce qui concernait le commerce, à des clauses insérées dans tous les traités de paix et d'alliance conclus avec les nations voisines de la France qui donnaient à nos négociants le droit de fréquenter leurs marchés ; à des représailles qui les avertirent que si elles violaient leurs engagements à cet égard, elles devaient s'attendre à des eoufirances égales aux nAtres ; à des études et Ik une sérieuse enquête sur les besoins de noire commerce ; à une bonne direction et à la réfection des routes et des ponts qui lui ménageaient des ressources dans l'avenir. Ce n'était là encore qu'une préparation, que des préludes au rétablissement et au développement du commerce. Mais h partir du milieu de l'année 1603 jusqu'en 1610, Henri fut enfin en mesure d'effectuer tout ce qu'il avait projeté. Il en trouva les moyens dans l'autorité saus contestation et sans bornes que l'esprit de révolte vaincu sans retour lui laissa; dans l'incessante augmentation delà fortune puMùjue, Hurtoul depuis l'amortissement de la [dus grande
D,q,z.-3bvGoogle
RELATIFS KO COHHERCR IUSQu'EN 1603, EST LIBRE DE 1603 i iClO. 351
partie de la dette ; dans la supériorité, à l'égard des puissances étraDgères, que lui donnèrent, après la mort d'Ëlisabelh, sa gloire, ses taleuts, les ressources intérieures de la France chaque jour plus développées. Il put dès lors fournir libéralement au commerce intérieur les voies de communicaUon et toutes les dispendieuses facilités qu'il réclamait pour son développement el son plein exercice, n put, dans les relations internationales et les traités, contraindre les peuples voisins, les uns h tenir leurs engagements envers notre commerce extérieur, et à lui ouvrir réellement et effectivement leurs marchés ; les autres à lui accorder les avantages dont eux-mêmes jouissaient en France -, tous à le respecter. C'était pour Henri s'engager dans une suite de négociations épineuses, d'études, de combinùsons, de créations nouvelles, alors même qu'il faisait tant de grandes choses pour l'industrie; c'était reprendre par un autre côté les arts de la paix, pour les rétablir et les développer dans d'iratnenses proportions. Mus, cbez un homme de génie, les idées grandes et fécondes naissent et se succèdent avec la même rapidité que les idées banales chez le vulgaire, et quand à l'inventiou il joint l'esprit et la science pratique, quand il sait se ménageries moyens d'exécuter ce qu'il a conçu, alors ce qu'il peut produire d'utile est prodigieux.
g n. Travaux de Henri IV et de Sully relatifs aux voies de communicaUon par terre. Boules et pont».
L'inculture et l'industrie produisent : elles ne placent pas, ne détaillent pas, ne vendent pas leurs produits à ceux qui les consomment. C'est le grand et le petit commerce, le commerce intérieur et extérieur, qui sont chargés de cette tâche, toujours très-occupante, souvent trèscompliquée et très-difficile. Du jour où le roi avait
35i LIV, vil. en. VI, FACILITES NftCESSAIRSe tU COHMSRCE.
commeDcé à restaurer l'agiiciilture et riodustrie, le commerce avait retrouvé sou principe, ce qui le faisait vivre, la matière même hut laquelle il devait s'exercer. Quant aux moyens qui lui étaient nécessaires pour s'exercer, une partie lui avait été rendue par le rétablissement de la paix et de l'ordre public. Mais il attendait les autres facilités, les aulres secours, dont il u'avaît pas moins besoin, du bon état des voies de communication, de la réparation et du développement des routes par terre et par eau. Avec plus ou moins de temps et de peine, le paysan et le citoyen livré à l'industrie parviennent toujours à conduire leurs produits à la viUe voisine , au marché voisin. 11 en est tout autrement du transport des marchandises d'une province à une autre, et souvent d'un bout du royaume à l'autre : ce transport exige impérieusement des chemins soigneusement entretenus, les communications les plus courtes , les plus faciles , les moins coûteuses possible.
Les avantages qu'un peuple tient de la richesse de sou sol et de l'activité de son industrie ne sont pas des avantages absolus, mais conditionnels, subordonnés à l'état du commerce, dépendant en grande partie lui-même de l'état des voies de communication. Dans les temps de paix et de prospérité, les produits agricoles et industriels dépassent le nécessaire des populations locales dans une proportion inégale, mais s'élevant de trois ou quatre fois à des mil- UoDs de fois. Tout cet excédant est naturellement destiné à fournir aux besoins des populations voisines ou des étrangers, qui, en échange, reudent aux populations locales ce dont elles manquent. Que les routes disparaissent ou soient mauvaises, trop longues, trop coûteuses, dès ce moment les échanges cessent, l'ezcédunt des produits sur les besoins de chaque population locale devient une inutilité qui périt quoique temps sur place, et enfin ne se re-
HAtm IMPORTANCE DBS VOIBS DB COnUMCATION. 363
produit plus. Dès lors aussi leshabitants des diverses provinces d'une même État manquent réciproquement de ce qu'ils ne produisent pas eux-mêmes, et de ce qu'ils pouvùent se donner mutuellement : une partie d'entre eux en demeure absolument privée et souflre, une autre partie le demande aux étrangers, mieux pourvus de voies de communication, et l'obtient, mais en s'appauvrissant chaque jour et en appauvrissant l'État. Qu'on en juge par UQ exemple emprunté au temps où Henri IV projetait le rétablissement des routes. De trois provinces voisines, et se toucbaot toutes trois par quelque c6té, l'Ile-de-France, la Champagne, la Picardie, les unes avaient un excédant de vin et de sel, les autres un excédant de blé, de bois, de fer, d'ardoises, dont elles souhaitaient avec passion faire grand débit et commerce avec leiu% voisins : elles ne le pouvaient pas cependant, faute de routes ; elles restaient chacune dans l'encombrement de certaines denrées dont il y avait disette quelques lieues plus loin. Cet état d'isolement était encore celui du Berry, du Poitou, et de la plupart des provinces ' , lorsque Henri IV et Sully entreprirent, en 1598, de le changer.
Les voies de communication par terre comprennent les routes royales, provinciales, communales, ainsi que les ponts. Les voies de communication par eau embrassaient les fleuves et les rivières rendus navigables, et les canaux. Dans ce paragraphe il ne sera question que des voies de communication par terre, et l'on pourra se convaincre bietildt que l'ordre et la clarté exigeaient impérieusement cette séparation.
Toutes les voies de communication par terre étaient, en 1S97, ou détruitesoudansun état d'extrême dégradation. La plupart, des grands chemins avaient disparu sous les
D,q,z.-3bvGoogle
354 uv. VU- CH. VI tr&T du voies de covinmiCATiON tu 1597.
ronc«s, et l'on se frayait des routes à travers les campagnes încttltes ; dans les chemins subsistants, les diarrois n'avaient plus lieu qu'avec un emploi de forces et une perte de temps excessif. Les ponfs encore debout n'élaient pas en meilleur état que tes routes, et près de la moitié avùent croulé. La guerre civile et étrangère avait produit presque tout le mal, ou directement par ses destnictions, ou indirectement par l'épuisement auquel elle avait réduit tous les corps de rÉlat. En effet, le roi, ruiné par l'entretien des armées et par les traités avec la Ligue, s*était trouvé hors d'état de disposer d'aucuns deniers pour l'entretien des routes royales. Les communes appauvries avaient cessé de s'imposer les contributions nécessaires à la réfection des roulesproviuciales et vicinales. A cette cause principale étaient venues se joindre quel- ([ues causes secondaires pour porter à r«xtréme le délabrement des ohemins publics. Un très-grand nombre d'officiers civib étaient charçés d'ordonner et de surveiller ces sortes de travaux : c'él^ent les baillis et sénéchaux, les prévdts et autres juges, les trésoriers de France, et jusq;u'aux éhis. Tant de juridictions et d'of&ciers qui connaissaient de la même matière ne pouvùent ni se concilier sur le fait de la compétence, ni concourir unanimement au bien commun '. Enfin la plupart des gentilshommes et ecclésiastiques auxquels des péages' avaient été anciennement concédés sous la condition de tenir les chemins et les ponts en bon état, avaient cessé de remplir cette condition, tout en continuant à toucher les revenus des péages : ils avaient gardé le profit, et s'étdSnt afiraochis de la charge.
De 1599 à 1609, Henri et Sully réformèrent ces vices d'administration et ces abus. Au mois de mai 1999, le
■ ContinnalioD dn Traité de U police de Delunarre, 1. VE, titre XIII, cb. i, t. IV, p. (73.
D,q,-Z.-dbvGOOglC
LEUR RÉTABLISSEMENT PEtOGRESeiF. LES' ROUTES. 355
roi fit cesser la confosioa et l'anarchie qoi existaient dans la direction des travaux relaUfa aux routes et aux ponts, par suite du conflit des divers magistrats entre lesquels cette direction était partagée, et ramena l'unité dans cet important service, n donna un édit portant création de l'office d'un grand voyer de France, lequel avait la surinleodance de ces b^vaux, souveraine autorité sur les voyers particuliers, pouvoir nécessaire pour leur faire observer les règlements anciens, et les règlements nouveaux que le conseil d'État jugerait à propos de leur envoyer '. n cbai^ea Sully de ces fonctions. Sully fit rendre par le Conseil un premier arrêt, en date du 2 avril 1605, por- . tant que les trésoriers généraux des finances dresseraient un état des péages qui se payûent par les marchandsdans l'étendue de chaque généralité; des deniers imposés sur les paroisses pour Tentretien et réparation des ponts et pavés, chemins, chaussées et autres travaux publics ; de l'emploi enfin qui était fait desdiLs deniers, afin que le gouvernement eût tous les éléments nécessaires pour faire des règlements, donner des ordres précis et éclairés, exiger de tous ceux sur lesquels pesait cette obligation les impôts ou redevances nécessaires à l'exécution des travaux. Plusieurs faits établissent clairement que, dans les quatre années qui suivirent, le gouvernement obtint l'obéissance et lo concours du corps des communes et de la plupart de ceqx qui jouissaient du droit de péage, pour le rétablissement des voies de communication. En 1609 il n'avait déjà plusaffaire qu'à des récalcitrants et à des retardataires en minorité ; il les amena, comme les autres, à l'observation de la loi salutaire qu'il avait établie. Le 1 1 avril 1609, le Conseil rendit un nouvel arrêt qui portait ; « Commandement sera fait à tous les péagei's de
■ Ancien. loU frenç., t. XIV, p. 311414. — 811II;, CEcod. roy., c. 157,1. ll,p. SOB.
C,q,-Z03bvG00glt'
366 UV. vu. CH. VI. LES ROUTES ET CHADSSÉBS.
mettre les chaussées et pavée en boo et suffisant estai, à fiiute de quoy qd devra saisir lesdils péages. Enjoint aux trésoriers de 0'rance de Paris de [^océder à cette sûsie, pour en réparer les ponts et chausiiées. » Cet arrêt fut exécuté contre ud certain nombre d'ecclésiastiques, parmi lesquels on cite les religieux de Saint-Denis, comme contre les citoyens de tous les autres ordres '. La main ferme de Sully força tout le monde indistinctement de contribuer à cette sorte de travaux publics, les plus indispensables de tous.
Dès que le rétablissement encore imparfait des finances permit à Henri de disposer de quelques fonds pour un autre usage que pour la pacification du royaume, il voulut que son gouvernement donnât l'exemple à tous les corps des sacrifices que l'on devait s'imposer, des efforts que l'on était tenu de faire pour établir et pour augmenter les voies de communication. Dans les divers états de finances qui vont être produits, les dépenses relatives aux voies de communication par terre, les routes et les ponts, se trouvent naturellement mêlées et confondues avec les dépenses concernant les voies de communication par eau, les fleuves, rivières et canaux. Nous ne pouvons scinder des textes ; nous nous bornons à faire obsei::ver qu'une très forte partie des dépenses était affectée aux roqtes et Aux ponts. Lies états des finances dressés par SuUy et présentés au roi, ainsi que le compte des dépenses pour l'an 1609 arrêté parla Cour des comptes, existent encore aujourd'hui. On y trouve les mentions suivantes, répétées d'année en année, depuis 1604 jusqu'à 1609 : « En l'an- » née 1601, la somme de 215,000 livres à cause des im- » positions du canal de Loire et Seine, du pont de Rouen » et autres dépensés. — En 1605, imposé plus de 400,000
> Lea deux arrête du conseil d'État, iIaui la continualioD du Traité de U police de Delamaire, liv. VII, titre XIII, «ecL t, p. EU, B34.
D,q,z.-3bvGoogle
LES ROUTBS ET CHAtIBSÉCS. 357
I livres pour les ponts et chaussées, canal de Loire, Gin » et Velle. — En 1606, pour les ponts et chaussées, en n toutes les généralitez, et canaux de Loireet Seine, Clin « et VeUe, 422,000 livres. — En 1609, pour les répara- » tions des ponts et chaussées, à M. Lonis Amault, com- » mis, 1,024,151 livres. Pour turcies et levées, à M. T. <• Bédacier, trésorier, 125,000 livres.» En cette année, 1609, les dépenses pour tous les services publics n'excédaient pas, charges payées, la somme de 16,000,500 livres du temps *.Et une somme totale de 1,149,000 livres, formant [oresque la quatorzième paiiie des dépenses, était consacrée parle gouvernement aux voies de communication par terre et par eau.
Henri et Sully veillèrent à ce que les provinces et les villes aidassent par des efforts ^multanés le gouvernement dans l'esécutioD des travaux entrepris pour le même objet sur tous les points du territoire à lafois. Dès l'année IBOl, Sully présentait au ro'f « un projet d'estat général B de la grande voyrie, ponts, pavés, chemins, chaussées n et réparations de France, tant royales que provincia- » les. » Sous l'année 1 604 , il dit que u les armes ne bruyant plus, et le calme paroissant de toutes parts, l'une de ses principales occupations estoit de travailler aux argines, turcies et levées, ponts, pavez, chemins et chaussées, et faire en sorte gue les deniers octioyez aux villes et communautés pour tels ouvrages y fevssenl bien employez '. « Par la correspondance de Sully avec les divers
■ Pour le* dépeusea biles par le gooTemenienL, voir : 1* Snll;, (Econ. ro;., cb. 187, t. tl,p. 17S-37S. Aprèa avoir mentiomié spécii' lement lee «ommea affeetéet aai ponta, cbaosaées et canaux pour lea aniiiea IBOt, 160S, 1606, Sully, pour lea annéca Batvaatea, tes indique d'une manière générale en ce» temiFa : a Le reile pareil à Carniét prt- > cédaiU et p<iur la mêmes cames, n 1° Le compte des dtpeneea pour l'an 1600, arrêté par la Cour dea comptea ni reproduit par Forbonnais, 1 1", p. lis.
* SuUj, Œcon. roy., çb. 100 el lOS, * la fln, t. I-, p. SB9 A, M» B.
-:i,vGooglc