DÉBIT
NDS ECRIVAINS. 407
^ sien.
": Rambouillet, TAcadé-
Tén
Oescartes, les femmes ^ *nt jaillir de leurs
\- grandeur litté-
.lier
seul.
^pitres légères, des jj**.
4uet, des descriptions du château i^.
^ viëme d'Adonw, d'assez courte haleine (i\^-^^ .a la prose de ses dédicaces ou de ses préfaces n' vait déjà plus rien à gagner (1). Ses petits vers annon* calent une facilité rare, une grâce flexible à manier le badinage sans sacrifier la langue (2) ; et c'est dans l'A* àmu qu'on lit ce vers si souvent cité :
Ni la grâce plus belle encor que la beauté.
Le fabUer, le conteur incomparable était trouvé. Heureux si rinstinct licencieux de son esprit, mal caché sous l'apparence de la naïveté, ne l'avait pas entraîné trop souvent à des récits lascifs, à des images immorales plus capables d'atténuer le vice que de faire honneur à la poésie.
(4) V. la préface de VEunuque^ la dédicace de V Adonis à Fouquel... t< Votre mérite nous réduit tous à la nécessité d'un choix bien difficile ; il est malaisé de s'en taire et Ton ne saurait en parler assez dignement..* »
(2) V. rÉpUre à Pellisson, où il s'engage à payer annacllement à Fouquet une pension en vers en quatre termes, à la Sainl-Jean des madrigaux, en octobre pleine vendange de menus vers, à TAn neuf ballades pour faire rire, à Pâques quelque sonnets pleins de dévotion.
.i06 LA LITTÉRATURE PENDANT LES FRONDES.
On avait déjà le théâtre, la tragédie, par Corneille ; Molière venait d'inaugurer le règne de la comédie de caractère. L'éloquence et l'histoire apparaissaient avec Bossuet, la poésie légère avec La Fontaine. Mais là ne se bornaient pas les résultats de la période de transition dont nous achevons l'histoire. Les défauts des Précieuses contenaient en germe bien des formes littéraires, qui n'attendaient que la réaction ou la correction pour paraître avec avantage. De leurs billets doux et galants, de leur fécondité ridicule de correspondance, devait naître le bon genre épistolaire, la véritable gloire des femmes du xvif siècle, et la jeune Sévigné, qui avait vécu au milieu des précieuses sans se laisser corrompre le goût par leurs influences, allait enseigner à la société française la perfection du style familier. Le roman même, successivement remanié et ramené à des proportions plus discrètes, aboutira un jour au Télémaque. Les portraits de Mademoiselle, perfectionnés par les observations d'un esprit supérieur, deviendront les Caractères de la Bruyère.
Enfin, le débordement d'écrits de toute sorte qui avait inondé ces cercles galants, et mis en mouvement tant de cervelles et de vanités, avait répandu de toutes parts le goût des lettres, l'admiration du savoir, la considération des écrivains, et préparé la société à bien recevoir, à exalter, à provoquer les productions des grands auteurs. Richelieu et Mazarin, en dépit des obstacles du dedans et du dehors, des retards et des misères attachées aux plus beaux succès, avaient fondé