CHAPITRE XIII
La paix des Pyrénées.
— Eut dtts parUft et des belligéranu en 1659. — Conférences de nie des Faisans. - Prétentions do prince de Condé. — Conclusion de la paix des Pyrénées. — Opinions des contemporains sar cette paix.
La guerre étrangère et la guerre civile s'étant confondues par Tassistance que les débris de la Fronde apportaient à TEspagne, la paix si impatiemment attendue avait à régler un double objet : Tapaisement définitif des rivalités intérieures et la fin des luttes européennes. Résumons donc l'état des partis et des belligérants pour mieux comprendre quels étaient encore les adversaires de Mazarin et de la France, La comparaison de leurs espérances et de leurs craintes, de leurs ressources et de leurs faiblesses, nous fera mieux apprécier les difficultés de la conclusion, et la valeur des soumissions diverses dont le vainqueur allait recevoir l'hommage dans la paix des Pyrénées.
Entre les grands chefs qui avaient fait la Fronde pour eux-mêmes, le plus complètement abattu était Gaston d'Orléans. Retiré à Blois, il y vivait dans un dépit ridicule ou des distractions burlesques dont sa fille était la première à se fâcher ou à rire. Long-