‹ Histoire du règne de Louis XIV; récits et tableaux (volume 3)Chapitre 101 sur 151 · LE THÉÂTRE : DOMINATION DE CORNEILLE · texte numérisé non relu

LE THÉÂTRE : DOMINATION DE CORNEILLE

M. de Corneille : « Cette comédie est admirable à mon jugement, et celle de cet illustre poëte de tliéâtre à laquelle il a le plus mis du sien, et a plus fait paraître la fécondité et la grandeur de son génie, donnant à tous les acteurs des caractères fiers, tout différents les uns des autres (1). >

En 1Co3, Corneille échoua avec Pertharite^ qui, en vérité, ne méritait pas le même succès que ses aînés ; on n'y trouve d'original que les noms Lombards; les acteurs, les rivalités d'amour, le langage amoureux, sont de tous les temps ou de tous les personnages d'alors. Blessé de cet accueil, il le prit pour un congé que le public lui donnait, et il se retira du théâtre. Mais cet échec partiel n'ébranla ni sa renommée ni sa primauté. En France, hors de France, il reste toujours le grand pode dramatique. Son passé fournit assez de quoi suppléer aux défaillances ou au silence du présent : la comparaison inévitable avec ses rivaux a toujours pour dernier mot de le proclamer incomparable. Des étrangers, qui visitent la France pendant ces années, donnent à Corneille, dans leur journal, autant de place qu'aux autres grandeurs contemporaines. A Bruges, ils ont vu représenter ta Mort de Pompée. A Paris, ils assistent au Menteur^ la première pièce bouffonne du sieur Corneille, ce renommé jwëte. Ils voient labelleet lo^igtemps promise pièce de Boisrobert intitulée Théodore, reine de Hongrie : ils en jugent les pensées assez relevées, mais ils ajoutent : « On voit pourtant

(1) Roman comique^ II* parlie, cli. xvni.

bien qifolle n'est pas composée par Corneille; car colle expression naïve et naturelle, forte et vigoureuse, lui est si parliculiîTe iju'il n'a point d'auteur qui l\.:ak 1 .» S.i retraite \c fai^ lit [)lulôl rej;reller qu'oùbiirr. cl au bout do si\;iîi< ■.■•."».» I les encouraujonïenls ili* Fou]Uv: \r rank-iii [vnl à la soone, un peu tarJ peutùi\'\ alors ijuo. voriLibloniMil affaibli, il allait se Iro.ivoi oîi fa;o J'un adversaire plus jeune, plus franco. !s. plus L^Mi a lui-nv'nio. niiou.v fait pour le goût j-lus !i ^ulior J'.^ l\'po jiio nouvelle cjui s'ouvrait.

Jiîsiuo-la. saiif Miîo pi\ mîôro aj^parilion de Thomas C.>r!U*.!lo :!; . 1j fi\ ro et lo prutôu'o de la doirc du ^rau^^i lit»:nnu\ la s.*-, noosl bruie par Boisrobert, Scarron. I.ami'v':^ » . tlo. . v[!ii Iravjiiioul la comOdie bien plus juo !.\ ira^cl::-. ina"s >aiis :i:i::nioiitor le domaine do l\:vl, il >a:is o>j- ir d'ininu'ilalilê. Leur comédie a do j;i\;îvî> vkîauls. I>*âbord ^-Wc n'osl prosijue jamais qu'utio i.'colil-oiî niouolono do la comédie espai^nole : im!>rO;^lios oomp!! uios. suri^isos, tours d'adresse. LO sont la iO> o:ii:in.iu\ «pi" So;irro!i cherche de préiVronoo. ol vufil iwlanio d ■ !a ci^niplaisance de ses amis. Il i:îîpoilo.b\!..Lî. vjl.t o\i mailro, lanlùt acteur principa!, la:îtôl opisr.lo à j i :::l' !\' au sujet. Mais c'est dojà le type usé du Matamore q li monaco par derrière et tremble en faoo do son CLUK-tni, ou du valet subs-

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