GUERRE AUX PRÉCIEUSES
Le Samedi prédisait la papauté à Mazarin. Le Luxembourg se risque jusqu'à lui conférer la déilé.
Tout annonçait la chute delà préciosité. Depuis quelque temps, il se formait contre ce travers un parti sérieux, d'autant plus redoutable que plusieurs de sed chefs justifiaient, par un mérite réel, leur opposition. Patru, d'Ablancourt, Maucroix, Gilles Boileau, précurseur de son frère Nicolas, et même un nouveau venu, la Fontaine, protestaient contre Conrart, Ménage et Chapelain, <c tyrans des belles-lettres. » On publiait leurs défauts par des épigrammes, des lettres intimes ( I ) ; ou on les poussait à fournir des armes contre eux-mdmos par un empressement dérisoire à réclamer leurs œuvres. Ce fut bien plus fort quand on en appela au public pour livrer € ces importants » au rire du bon sens général. On croit que Tabbé de Pure avait composé contre les précieuses une comédie en italien, qu'il fit jouer par les comédiens de cette langue. Mais, ce que tout le monde connaît, Molière lança sur la scène (novembre 1G39) les Précieuses ridicules. Jusque-là peu illustre, connu seulement par des pièces à intrigues, comme VËtourdi et le Dépit amoureux^ il révéla, par cette critique, son génie contemplateur, et fonda son importance d'inventeur sans modèle. < Cou* l'âge, Molière! lui criait un spectateur ; voilà la bonne comédie. » Selon une tradition assez bien appuyée^ Ménage, au sortir de la représentation, aurait dit à
(4) V. une lettre de ftilles Boileau à inndnmc de la Suze, avril 1656, — citée par Mnrcou, Histoire de PellUson,
♦► '• L.\ LrTTtàATCBE PENDANT LES FRONDES.
Chip«Ha.n : > Nous approuvions, vous et moi, loules ■ -5 s t: se> zu'. viennent d'être critiquées si fmcmeol; .. -liiui» îiLi'iri br'il-er ce »jue nous avons adoré, elado- T'rr v!^ :'!•* n-ju? avocs brûlé • Mais en dehors de cd i^-fu. ^-er* £••-;:; ■*.•£.? rLucuUs eurent par elles-mùmes j::tr \ :uue i-? plu>ieurs mois: elles allèrent jus- :- iw\ lyr-cnr:* amuser la cour occupée du mariage i-e L.:.--s \-V. H en i>:m;»orl» rent une approbation ojc:. ••:€::- Au ::> Hie momoni Ivi.*»'.* . Somaise, bien ^u jti^Tfrsa >: ûe MoIkto, publiait <on petit diclion- La^< i-f^ /**•:: .v*^? ou lU C\c/ J; > rucHes^ eu alleo- ^^r: \: ^:i:ii. .'^ui ne parut iiu\n loGI. A son tour :. .^r-ji; Jtu tii^atrt- It-s IVraîÂ.V^ l'rt'cieuses (1660), cv. rar .cf f<»!^:tion do ce nom dt^ i rriiabUs k cdm k ^...A.c^. f^jLT uiw aooumulalion plus abondante des ,:\^\s i-: ii-.Ci-io de lacotorit\ il ne faisait que frapper •\,-> .%:%.:ir:r.>:i:; sur K* nul deiior.v. li \ joignit son .•"c.j L^i i'^.'i^A-k*. en vtTS ^ur!-:"< jucs. l'eiiuétedun :••'. \-.r.c^i-. ^ /AMfi:n::e. p-c»ur obtenir que le corps dô .i7iv^-^5<> s..; oc^LiÀn-ire a changer de laniiaije, a
In svmplom».* bien iVjti^.eur encore que la dérision,
crtait un progrès ré« I qui soppérait insensiblement
djus les esprits, al marchiiit sans s'ari>èter vers k
triomphe du i:oùt et de la raiscm. Au sein même des
prtxieuses, Pellisson avait donné un exemple dont les
ju^es les plus compétents lui ont très-équitablemenl
tenu compte. 11 savait se dégager parfois de raiïéterie
qu'il respirait dans sa société, des petits vers, des bit* >
s calant» qui lai dunnuiezit des inijKiliences anou-