OBJETS DU DÉBAT
< sic la prospérité de ses voisins. L'expérience du c passé nous l'ait connaître qu'on peut, malgré les I apparences de la bonne foi, se défier des Suédois X et dos autres protestants, qui n'ont d'autre dessein X que d'abolir la religion catholique que nous vous drions et relever et maintenir dans les pays où elle f a brillé autrefois (I). »
La matière même du débat personnel aux deux peu* pies était une source de difficultés capables de rompit' à chaque instant les négociations. Si l'Espagne avait refusé de traiter à Munster parce qu'elle ne voulait pas abandonner le Roussillon et l'Artois, elle devait avoir plus de répugnance encore pour les dernières conquêtes que la France avait ajoutées à celles-là, pour l'abandon de ces villes de Flandre, de Ilainaut, de Luxembourg, par où les provinces méridionales des Pays-Bas étaient toutes entamées. Les petits princes d'Italie, voisins du Milanais, l'avaient insultée par leur accord ivec la France; tout récemment le duc de Modène Làvait contribué à lui prendre Morlara. Les garanties que le vainqueur ne manquerait pas de réclamer pour ces alliés, en irritant son orgueil, pouvaient susciter plus d'un retard. La question du Portugal ne lui était pas moins sensible. Ce pays devait en grande partie son affranchissement à l'appui de la France et à la continuité des guerres européennes qui avait divisé les forces de ses anciens dominateurs. Depuis la paix fie Westphalie, et dernièrement à Elvas, il avait con-
(1) Mémoircb du comlo de Bricnno, dernière page.