‹ Histoire du règne de Louis XIV; récits et tableaux (volume 4)Chapitre 72 sur 135 · PERTE DU ROYAUME DE NAPLES · texte numérisé non relu

PERTE DU ROYAUME DE NAPLES

préparéqiril étaitacelte perte inévitable^dtit pourtant n'y pas être insensible; à la fin d'une année favorable elle Ini rapj>elait les désastres de 1706;elle nousmène aux désastres de 1708.

378 PÉRIODK D'EXPIATîON. DEUXIÈME PARTIK

II. — Eut dM cabales k U Cour : parti de la guerre; parti de la paii. — Année 1708 : nouveaux désastres. — Expédition manqn^e en Ecosse. — Bataille d'Oadenarde; perte de Lille. — Affermissement de la domination antricMeoDc eu Italie.

Avant d'aborder une nouvelle époque de désastres, et pour les mieux comprendre, il convient de nous rendre compte de l'état des esprits à la cour de France, et des partis qui la divisaient.

A entendre Saint-Simon qui se donne pour bien instruit de toutes ces menées, il y avait trois partis principaux : la cabale de M°*® de Maintenon ou des seigneurs, la cabale du Dauphin ou de Meudon, la cabale des ministres ou des amis du duc de Bourgogne.

A la pi^emière appartenaient les favoris de Louis XIV, les amis du présent règne, qui, tenant leur fortune du roi, lui étaient au moins fidèles, sans se préoccuper de l'avenir : leducduMaine, Boufflers, Harcourt, Huxelles, les deux Villeroi père et fils, Voisin, qui allait devenir ministre de la guerre. Saint- Simon n'y range pas Villars, quoiquece fût une créature de M'^^de Maintenon, parce que Villars « nedou- « tait ni de soi ni du roi ; il n'était de rien, et aucun c( des partis ne le désirait. » Recueillons en passant cet aveu, qui constate dans Villars une certaine dignitéel indépendance.

La cabale du Dauphin ou de Meudon n'offrait rien de bien honorable. Ce prince de petit cœur et de petit

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