PERTE DE L ITAUE KS
heureuse, par des conseils lim ides, le ducd'OHéattH, au lieu de se replier surleMilanais, avait ramené ïion armée dans les Alpes, pour prendre le temp.^ de la refaire. Ce fui unefeute irréparable; celte armée ne put rentrer en Piémont. Les ennemis^ en profitèrent pour saisir les postes les plus &ciles à aborder. Le duc de Savoie reprit le fort de Bard, Ivrée, Verrue. l>aiw le Milanais le parti aatricbien, ou le^|)npulationH, U^m^ de la guerre^ liirrèreat à L'ardiiduc oomine^ au légiliifte souverain^. Xo'vare, la vUle de AfiUn, nnoin^ lecbàfeau (24 septembre) , Pav ie(2octoh re), Tortone, A lex andrie , Casai; de* te moLs^ de novembre, I^uisXlV (^^ponatt unarrani^ementpourlanetiti^itédel'Ttalîe^ et TévacuatMMiB d-e* gai!ni.Hons fi^aneaises. (M expédient, qui derail se eonaUwe: mt ïïuyi% derftars snivani, étiui- \-alait pour L^E^ajfne » la perte- do Milanai^i et du roTàssmer de3^aple5^, f^, p#>ur le diiede-^ManfoHf^^ nn^ spolia£ijoa oanxpièle.
354 rÉRiODE d'expiation, première partie
assez considérable pour égaler le nombre de l'ennemi. Il ne put empêcher la prise d'Alcantara^ mauvaise place d'ailleurs, et dont la faiblesse s'accrut encore par l'empressement du gouverneur à capituler (14avril). Ciudad-Rodrigo céda de même (26 avril), et la route de Madrid par Salamanque se trouva ouverte. Tout à coup les plus mauvaises nouvelles arrivèrent de Barcelone, au moment même où roccupation du Montjouich par les assiégeants commandait encore la prudence aux alliés. Une flotte anglaise de trente-cinq voiles venait au secours, forçait le comte de Toulouse, trop faible avec vingt vaisseaux, de rentrer à Toulon, et ravitaillait la place de vivres et de soldats. Philippe et le maréchal de Tessé, regardant comme inutile de continuer le siège, décampèrent le 12 mai, abandonnant cent pièces d'artillerie, cent cinquante milliers de poudre, trente mille sacs de farine, et une grande quantité de bombes, boulets et outils. Louis XlVenreçutla nouvelle deux jours après celle de Ramillies (1) ; et il apprit en même temps que son petit-fils, se voyant la retraite coupée par PAragon en révolte, avait passé le Ter, et marchait sur PerjHgnan, sans autre chemin que de tourner les Pyrénées pour revenir à sa capitale.
Le malheur d'Espagne, pas plus que le malheuf et Flandre, n'ôta à Louis XIV la fermeté d'esprit némssaire pour y apporter du remède. Il annonça sans délai à Philippe Vque trente bataillons et vingt
(1) Dangeau, Journal, 28 et 29 mai^