BATAILLE DE MALPLAQUET
dent de ne pas le laisser seul, de mettre à côté de lui, en cas de mort ou de blessure, un remplaçant tout prêt. On vit alors un rare exemple d'abnégation. Le maréchal de Boufflers s'offrit pour être ce second. Comblé de gloire par la défense de Lille, et d^'honneurs par la pairie, par ses charges à la cour, par lami.«$ion lowte récente d'apaiser Paris affamé, il avait en o<iiitirtedi%a(ab€ de grade de plus que Villars. Hf^mme de zf!k ei^/mt a-toyeriy dilDangeau, il sacrifiait ^^onrain^, la ymvm^f^i^ tranquille de ses honneurs, ^5a«aoiledofUilK>rtflff\aui*<e«aa<a!a travaillée par lagoutte,à rîntéft&t «<upériiéauir<(ll<e bi lO^^ et du roi. Villars répondit à eiis^tepii^Mémm^'hsm ^^^ un accueil qui est un de «e« iUlliPes4e^il(Wjî»e; 1^^ trer à Boufflers défianc>e onji p^^tj^w^ie^ iifl le <mm&ilhiSt^ déférence et de soins delieail^^ 51 %m ^jQâasMOitoaiig u» tow^ ses projets, il lui offrit \i^.^^^mJM:!à^i^iââ^m^M^ ia^^jp-j;)sentit qu'à le pSirVA^er ^\^^^ é;^îjte4€ jau^. ^ iue <X)!*i- « cert etrintelligcfàee fut parlait ealf*e*îux^ i> 4il f6a^i«t- Simon, qui voudraithk'fl ici tvf>urerYiihxri?^*4j <lîF'^(aul; mais après avoir exzmmk tous t*eb a<îie6^/î)edLwî,r<?li^^ *îi sondé totîles ses pensées, il ^t^ ^x^utnittrt <l'î^vviwii qu'on n'y put rien démêler d^ /"épiV^i^^u^^ibU-. J^ cour en fut heureuse: M"** 4e MaLaieu<iij M^ri%ttil <^kj^ cette conduite avait eufx>f*e ac-oru «roti e^tita*^ pour Villars. Cette réciprof/iié de d^,^ifxX^^r*^ht^tmketxi yamib' sait élre de }x)n augure pour lî* suit^ de b c<*mpa|^ae-
Les alliés venaient de f>reii4re b citad^^le de 7'ournay (2 septembre) et marcliaient av*î<; b plus "grande partie de l^urs /or^jj^-b <>t>\iU*t Moufe, J hôpital de Tarmée française, j>eu iournie de livres et de troupes.
476 PÉRIODE d'fIXPIATION. DEUXIEME PARTIE
Vi llars se mi t on mouvement pour garantir cette ville, et rencontra Tennemi près du village de Malplaquet. Il eut le temps pendant une nuit de se couvrir par un fossé devant son centre,par des retranchemenls devant ses ailes (11 septembre 1709). Les Français étaient pleins d'ardeur; au point du jour on leur distribua le pain attendu depuis trente-six heures; ces hommes, habitués à la faim par plusieurs mois de patience, jetèrent leurs rations sans y toucher, pour ne pas retarder la lutte d'un moment. Boufflers commandait à droite contre les Hollandais du comte de Tilly et du prince de Nassau neveu deGuillaumelII. Il soutint leur choc pendant deux heures, mitraillant les assaillants |>ar milliers, détruisant d'une seule décharge des compagnies entières, perdant et reprenant à la fin ses retranchements. Villars, «Ma gauche, avait en tête Marlborough. Il s^y battait comme s'il eût eu une réputatioji à commencer. Pas de régiment à la tête duquel il ne donnât. Il allait à la charge avec la férocité d*un lion et donnait ses ordres avec le sang- froid d*un gentilhomme en robe de chambre (1). Il restait maître de sa position. Mais pour résister aux assauts réitérés des Anglais, il avait été contraint de dégarnir son centre. Eugène saisit cet avantage, et massa son infanterie contre ce point faible. Villars averti rappela aussitôt Boufflers contre les Autrichiens, et il continuait à lutter lui-même contre Marlborough, lorsque un coup de canon tua son cheval, et un second luicassa la jambe. En
(1) Maintenon au duc de Noailles^ 14 septembre 1709.