‹ Histoire du règne de Louis XIV; récits et tableauxChapitre 100 sur 142 · TRAVAUX PUBLICS, CHEMINS ET CANAUX · texte numérisé non relu

TRAVAUX PUBLICS, CHEMINS ET CANAUX

leux ou trois, les consolider par des plantations 1674) ; écluses sur le Lot, quinze écluses en peu l'années (1674-1675), par les soins de Foucault (1); ^réservation de la ville de Grenoble par l'endiguenent du Drac, et dépense de 81,000 livres aux frais la roi; édit portant règlement pour perfectionner a navigabilité de la Seine, de la Marne et de TAube 1676) ; 30,000 livres pour réparer les ouvrages de a Nive, détruits par un grand malheur (1677). Il l'y a pas de si petite rivière ni dépopulation si éloipiée, qui ne ressente l'action bienfaisante du gouvernement central (2).

La guerre finie, Colbert poussa plus fortement »ncore à ces ouvrages <( d\inesi grande utilité pour Les peuples. ï> Il ne faut pas hésiter, disait-il, à profiter de ce temps de paix (3). C'est alors surtout ^u'il explique catégoriquement les principes qu'il 3onvient de suivre pour la construction et l'entrelîen des chemins. Les voies de communication doivent être appropriées aux besoins des localités combinés avec les besoins généraux du royaume. Ainsi, en Bourgogne, les grandes routes sont d'abord celles de Dijon et de Lyon ; puis viennent les chemins conduisant des grands vignobles aux rivières qui servent à emporter les vins et les autres denrées de la province (4). Dans les provinces qui ont com-

(1) Mémoires de Foucault, 1674.

(2) Instructions de Colbert, passim, aux années indiquced*

(3) Colbert à Tintendant de Bordeaux, septembre 1679.

(4) Colbert à Tintendant de Dijon, août 1679.

munication aux villes maritimes et aux ports ci royaume^ les chemins qui mènent à cette destini tion sont au premier rang ; il faut y mettre aussi grande route de la province à Paris, parce que Parff^ -ig est presque le centre de toute la consommation (1 A^ Cependant, il ne convient pas de sacrifier à Par" -uis l'utilité positive des provinces. Ainsi, dans le Soi- ^^ sonnais, le chemin de Paris à Soissons ne serva~ ^^uj qu'aux carrosses et coches, et les vins, blés et autcrrves denrées étant transportés par eau dans la capifa Je ce chemin est beaucoup moins important que ceZ^ui qui portera en Flandre les vins de Champagne^- et du Soissonnais, et rapportera à la province l'arga^nt de Flandre. Il faut donc préférer et construir^^ le chemin de Flandre avant celui de Paris (2).

On suivra dans les travaux un ordi*e méthodiq^ «le^ rationnel, plus profitable. On commencera par^ le cheminle plus utileet le plus avantageux aux peupE <s; on y travaillera le temps nécessaire, deux, trois ou quatre ans. Celui-là terminé, on pourra en en^fcre* prendre un autre. « Sa Majesté estime beauec^up plus avantageux à ses peuples de rétablir par&mtement les grands chemins l'un après l'autre, qu^ àe continuer à faire quantité de dépenses de côté ^^ d'autre qui ne font pas l'effet qu'elle désire. Ce ^ui n'empéchei*a pas toutefois que, dans la même anKi^ où l'on rétablira parfaitement un desdits grands cfc^'

(1) Aux intendants en général, 1680.

(2) A l'intendant de Soleaons.

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