PROSPÉRITÉ DU COMMERCE ET DE L'INDUSTRIE
imerce français, et exiger du Grand-Seigneur
il n'abrite pas les corsaires sous ses forteresses.
irisitera le cap Matipan, les îles de Sapienee et
Zante^ et reviendra devant Tripoli pour imposer
paix aux corsaires, et les guerroyer s'ils refusent.
gi*and-duc de Toscane et les républiques de Ve-
se et de Gênes sont avertis que le roi ne souffrira
icun commerce de leurs sujets avec ces gens-là
ni qu'il leur fera lui-même la guerre. De Tripoli,
uiquesne reviendra devant Tunis et devant Alger
our obtenir toutes les réparations désirables (1).
^•'est de ces instructions que sortit l'expédition de
Juquesne contre Chio, qui faillit brouiller la France
^vec le Grand-Seigneur, et dans les années suivantes
les bombardements d'Alger dont nous parlerons
plus loin.
Un objet capital pour Colbert était de favoriser l'exportation des produits français. Nous en trou- "vons une preuve trop curieuse pour ne pas la placer mci en forme de conclusion. Les marchands de Bordeaux avaient cru gagner davantage en coupant leurs ^vins, les jurats les condamnèrent à de fortes amendes. •Sur la réclamation des marchands, Colbert ordonna À l'intendant de subordonner les raisons des uns et ^es autres à ce principe que « l'intérêt des mar- <;hands consiste à faire un grand débit. » Si donc le coupement satisfaisait au goût de l'Angleterre et <le la Hollande, les jurats avaient tort. Mais voilà
(1) InslruclioDS de Colbert à Duquesne» 28 mars 1681.
qu'il résulte de Texamen que, depuis l'introducl du coupemenl, il s'enlève beaucoup moins de v surtout du côté de l'Angleterre. Donc, ce sont marchands qui ont tort, il faut donner raison jurats.Deux décisions contradictoires qui s'expliqi par le même motif; Colbert l'avoue sans embari « Il faut avoir une attention particulière à facilite sortie des vins et des autres denrées du royaume (] Néanmoins, le commerce intérieur ne lui était moins précieux ; nous avons déjà vu que c'était p aider aux communications entre les provinces q avait commencé et poursuivi ses grands travaux blics.
En 1672, le duc deChaulnes écrivait deBreta à Colbert : « J'ai été surpris du travail des gra chemins. Il y a déjà trois roules qui traversen province, également bien accommodées, et les r tions que j*ai des chemins de villes me font c naître qu'on n'y a pas moins bien travaillé; p un million, on n'aurait pas fait ce qui s'est fait s qu'il en coiile encore un sol à la province (2 L'activité qui avait assuré ces résultats contin quoique forcément ralentie, pendant la guerre, p cipalement en faveur des communications par ( Ouvrages pour rendre l'Oise navigable près deGi (1673) ; entretien des turcies et des levées de la Lo pour élargir les levées de six pieds, les exhausse
(1) Colbert à Tintendant de Bordeaux, 18 janvier 1683.
(2) Depping» Correspondance administrative.