ACHEVBBIBNT DU CANAL DE LANGUEDOC
ohemins dans l'Anjou (1680), et dans la généralité de Tours (1682). Il exécuta ceux de Metz à Verdun, cJe Metz en Alsace et à la Sarre. L'argent lui man- C{ua malheureusement pour le chemin du Dauphiné à Pignerol par Briançon, qu'il voulait rendre commode aux voitures de marchandises et aux charrois de l'artillerie. Mais on lui doit les ponts de Tours, de Ce, d'Amboise, les ponts de la Charité et de "Nevers. Quant aux rivières, Ténumération toute Siieule de celles qu'il améliora ou désigna à l'attention de ses successeurs serait une page notable d'une liistoire déjà si riche : la Loire, divisée en deux inspections (1679), l'Allier dont il voulait compléter la navigabilité (1682), le Drac pour lequel il imposa à la province une contribution de 100,000 livres payables en trois années (1679) ; la Dordogne, la A^ézère (1679), l'Isle (1682); l'Authion et la Boutonne (1681); le Doubs jusqu'à son embouchure dans la Saône (1682), la Garonne entre Toulouse et Bordeaux (1), dont le lit avait besoin d'être rétréci en certains endroits pour être en état de servir en toute saison (1682); les petites rivières de Normandie, l'Eure, TAndelle, la Bresle, la Touque. Sa pensée fixe se révèle dans ces paroles à l'intendant de Rouen : « Vous ne pouvez rien faire de plus utile pour les peuples que de travailler à rendre navigables les rivières qui peuvent servir au transport de leurs denrées. Ce n'est pas que l'on en
(1) Mémoires de Foucault, 1683.
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puisse entreprendre un aussi grand nombre à la fois mais on verra celles qui seront les plus utiles, Ton pourra commencer d\ travailler. »
Entre ces projets, il recommandait particu.^^ lièrement la jonction de la Somme, par la rivièi— -:: de Moreuil, à TOise; il préparait ainsi le can Crozat et la jonction de TEscaut avec la Sei (1680). Il avait déjà fait accorder au frère du r rétablissement d'un nouveau canal entre la Sel et la Loire par Orléans. Le canal de Briare, m<^ tant directement au Nord pour rejoindre le Loiis affluent de la Seine, n'offrait ni par sa positio l'Est, ni par la quantité des eaux, toutes les con tions désirables à la navigation marchande, sécheresse de Tété le rendait parfois inutile en permettant pas aux bateaux de remonter la Loi«"^ jusqu'à Briare. Il était possible de i*emédier à c^ttf insuffisance, en ouvrant un nouveau canal, vingl lieues plus bas sur le fleuve, et de le condLii*'^* d'Orléans au Loing, à travers la forêt d'Orléitiis où beaucoup d'eaux, jusque-là perdues, servirais «^l à l'alimenter. L'utilité publique, le commerce <i^ Paris, y trouveraient leur compte, et aussi le frère du roi, qui, en retour de ses avances, ajouterait '^ produit du canal aux revenus de son duché. C^s trois considérants sont nettement expliqués dans l'Ordonnance de mars 1679 (1). Qu'importe aujou^ d'hui le calcul personnel d'un prince du saii^^*
(1) Voir le texte : Isambert» tome XIX.