‹ Histoire du règne de Louis XIV; récits et tableauxChapitre 110 sur 142 · COMPAGNIES DE GENTILSHOMMES · texte numérisé non relu

COMPAGNIES DE GENTILSHOMMES

^^ade d'artillerie était dressée aux manœuvres du

^ï^on; ils partageaient avec les troupes de la garnison

1^ service des postes et des gardes, sans distinction

^^ saisons ou de jour et de nuit. En vue du but

'ïïoral que le fondateur s'était proposé, le capitaine

Surveillait jusqu'à leurs divertissements dans leurs

iiewres de liberté. La comédie leur était interdite

oomme un entraînement à la débauche. Ils étaient

soumis à la discipline militaire la plus rigoureuse

s^ns considération de Tâge. L'historien de Louvois

oîtc deux exemples de condamnation et d'exécution

^ mort pour crime de duel et de sédition à la suite

<lu duel. Il est à regretter que celte organisation n'ait

rvécu que pendant trois ou quatre ans à la mort

son auteur; mais recueillie et ravivée par l'imi-

*^t.îon intelligente de l'étranger, elle est demeurée

pour la France elle-même l'origine et le modèle des

^Ooles militaires.

Il convient de porter encore au compte de Louvois essai avorté par la maladresse de ses successeurs, is bien favorable à un bon recrutement de troupes, ^ l'entretien d'une réserve sérieuse et forte. Substitiier, au moins en partie, à l'enrôlement subit ^* tommes inconnus, mêlés de beaucoup d'aventuï^i^rs et même d'étrangers, une armée née du sol *ï*2inçais, intéressée à la garde de ce sol, animée de l^esprit national, c'est ce que Louvois entreprit par rétablissement des milices. En 1688, Louis XIV ifenouvela, dans de meilleures conditions, les francsarchers de Charles VII. Il chargea les intendants

de choisir dans chaque paroisse^ parmi les gens no mariés, des miliciens en nombre calculé surTimpoi lance de la contribution foncière de la communauté Tout milicien destiné à répondre aux appels du n restait, en attendant^ chez lui dans ses habitudes i ses travaux; le dimanche seulement il s'exerçait a maniement des armes. En retour il recevait, ai: frais de la paroisse, une solde de deux sous par jou l'armement et riiabillement, un bon chapeau^ ir justaucorps, des culottes et des bas. « Cinquanj miliciens de paroisses contiguës formaient unecon pagnie; quinze, dix-huit ou vingt compagnies fo" maient un régiment. Les officiers, depuis le colon jusqu'au lieutenant, étaient choisis parmi les ge~ tilshommes de la province, et autant que possil= parmi les gentilshommes ayant servi dans TarmF Ils touchaient, pendant la paix, sur les fonds dl généralités, des appointements peu considérables^ En temps de guerre chaque régiment se constitua par un rapprochement facile de f^es compagnie Alors les milices passaient à la charge du roi ; o(r ciers et soldats étaient entretenus, nourris et pav" par lui. A la fin de la guerre, le milicien rentra dans ses foyers était, en cas de mariage^ exempté tf la taille pour deux ans. Les avantages de ce systèn frappent les yeux. Point de recrutement précipi ni frauduleux, point de tromperie sur reffectif d« hommes; point de vénalité de charges, ni de bénê fices possibles aux officiers aux dépens des soldats Pour soldats, des paysans comme on affecta de I

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