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ACHEVEMENT DES PORTS

Itimeats construits dans toute cette étendue : Voilà, disait-il, ce qui rend ce lieu d'une magni- Bence à laquelle il n'y a rien de comparable en ce sure. » Mais au revers de tant de succès, les habints mal logés, une chapelle qui contient à peine X) personnes, pas de gens aisés qui donnent de la .e aux afiaires particulières, pas d'administration Lunicipale qui rassure les intérêts. Déjà, en 1670, intendant de Seuil avait signalé ces défauts, delandé la réunion de Brest avec Recouvrance, la incession de terrains pour bâtir des maisons, et ^présenté la nécessité de soustraire les habitants à autorité et à la justice toujours arbitraire du gouîrneur. Le rapport de Seignelay eut plus d'efficaté que celui de l'intendant. Le roi décida (1681) L réunion de Recouvrance à Brest, la construction 'une église, la translation à Brest de la justice >yale qui siégeait à Saint-Renan, et des foires et larchés du voisinage. Les habitants eurent le droit e se choisir parmi les notables un maire, deux ctevins, un procureur-syndic et quatre conseillers ; e maire eut entrée avec voix délibérative aux États le la province. En même temps on commença les Mortifications, on tenta d'élever un fort sur la roche ifiiogan et sur la Coromandière, à l'entrée de la ade, pour fermer cette mer intérieure qui précède ■ port. Brest était désormais, comme la nomme ^îstoire métallique, hitela classium Oceani (1).

. «. ) Levot, Histoire du part et de la ville de Brest. Dauvio^ Esmis ^>-^aphiques et historiques sur la ville et le chdteau de Brest*

LOUIS XIV. — T, IV. i5

3b6 HISTOIRE INTKRIKURB DS iVI% A 1688

Toulon fut redevable de sa meilleure fortune à un grand malheur. Un incendie considérable, en 1677^ détruisit une partie des arseoaui; la perte dépassa cent mille écus. Colbert ne manqua pas de faire exactement la part de rinteodant dans ce désastre; Tineendie avait eu pour cause le mauvais état des chaudières rongées par le ftu péfndant un trop long usage^ et Tintendant avail eu le tort de ne pas faire refondre ou changer hs chaudières. Mais^ sans s'arrêter à gronder^ il se bâta de pourvoir à la réparation en appelant Vauban à son aide. Celui-ci proposa une nouvelle eneeiote pour la ville^ un nouveau port et le détournementde deux torrents^ le Las et TEvgoutier. Il eompreaait bien lui-même que c'était beaucoup demander, mais il savait aussi à qui il avait affaire. Il écrivait à Colbert : (c II ne faut pas que la grandeur de 1*60ireprise et la dépense de Touvrage vous rebuteal, puisqu'il s'agit du plus beau port situé dans b meilleure rade. A l'égard de la dépense^ je pourrais vous dire que c'est mettre de l'argent à iniérèt et rien de plus. » Colbert était trop fait à de telles peDsées pour y contredire. Il approuva au nom du roi; Sa Majesté n'ayant rien vu de mieux pensé mx ^ sujçt; ni qui l'eut si fort satisfaite (1). Les écb^viai de Toulon^ selon leur usage^ ne furent pst9 %^9À contents. Ils auraient bien voulu recueillir l69 profita calculés par Vauban sans contribuer aux dmtfp^

ACHÈYBMKlfT DES PORTS Wl

»U>ari ne les marchanda pas : il n'avait pas Thaiode de composer avec les égoismes locaux; il leur inifiâ qu'il ferait saisir leurs octrois^ et leur im- >sa ainsi une coopération dont ils devaient retirer ft meilleurs intérêts. Les travaux s'exécutèrent vite^ r«xcepiion du détournement des torrents. En peu liemps l'entrée de la rade fut couverte par les deux •rto de l'Aiguillette et de Saint^Louis; un second MTi fut joint au premier^ capable de contenir oeùt liftseâux. On vit s'élever dans l'arsenal dés magans^ des chantiers couverts^ des hôpitaux^ une toile armes^ une salle à voiles et une immense corder ie. n ne manqua pas de ranger le port et l'arsenal de oulon parmi les titres de gloire de cette époque ; histoire métallique y consacrait une médaille àft 1680 (1).

Ailleurs, d'autres ports secondaires ne préoccuûeot pas moins Colbert en proportion de leur im-^ mrlauee« Pendant toute la guerre de Hollande^ il vait veillé sur le Havre, et envoyé de ce coté argent demandé par les travaux ordinaires et lés fféoilutiond de la défense* Vers la fin des hostilités^ laiftdu 0ôté de Dunkerqué une grande satisfoction. la poste si cher à Vauban était plutôt jusqacHlà iiia' ehadelle, un rempart de la frontière, qu'une tatkm maritime; le port peu profond, barré par

(tj Côtte médaîUe : Tolonii portus et natale, donne avec une préisioQ remarquable la réduction de la nouvelle enceinte et du noueau port de Toulon.

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un banc de sable^ ne permettait guère le passage qu'aux bateaux pécheurs. Vauban fut chaîné d'en ^ lever cet obstacle. Après la prise d' Ypres (avril 1678^ il courut à Dunkerque^ commença des jetées ^^/ procéda au curement du port par des chasses d'es^i, qu'il dirigeait lui-même. Le succès fut immense; |e banc de sable fut coupé par un canal large de viogi* quatre toises et profond de sept pieds et demi. Quelques mois après ^ des vaisseaux de quarante canons franchissaient cette barre jusqu'alors à peine praticable aux chaloupes. Colbert et Seignelay ne li comptèrent pas les félicitations à Vauban. Ils pro- p clamaient qu'en donnant ce port de plus à b France^ il avait autant accru la puissance du roi par mer qu'il l'avait fait sur terre par la conduite d^ |^ tant de sièges et la construction de tant de forteresses. Et; en effet; « de ce port si longtemps abandonné aux pécheurs allaient sortir les première» galiotes à bombes préparées pour la ruine d'Alger^ les escadres de Jean Bart^ et ces nuées de corsaires^ fléau du commerce anglais (1). i» Cependant il man^ quait encore quelque chose à Colbert; il n'était pas homme à dire jamais : C'est assez. Dans les mèmeâi^ lettres (mai et juin 1678); où il envoyait à Vaubai^ l'expression de son enthousiasme^ il l'invitait visiter CalaiS; à voir s'il n'y aurait pas quelque à faire de ce côté comme à Dunkerque : « Conua-^ vous êtes informé que le roi n'a presque aucun po'

(1) Allent» Histoire du cofps du ymie^ tomel'*''.

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