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PERFECTIONNEMENT DES INSTITUTIONS NAVALES

ns toute la Manche pour y recevoir des vaisseaux, us jugerez facilement l'avantage que vous prorerez à son service et à sa gloire de lui en donner elques-uns (1). » On le trouve occupé de soins reils pour la Méditerranée. Entre tous les objets 'il propose à l'attention de Duquesne, il lui remmande de visiter Port-Vendres, et réclame un èmoire sur les travaux possibles dans ces pages (1680).

Dans l'administration, les essais précédemment Qtés se convertissaienl^après expérience, en instillons durables. L'école navale des canonniers fut :f;anisée définitivement (1676) par un règlement ilieiel. On devait y appeler, de chaque port, le plus .^nd nombre possible de canonniers; un prix 'une pistole était destiné au plus habile; Thoneur d'être inscrit sur un registre spécial entreîiiail la bonne volonté et l'assiduité (2). Les écoles 'hydrographie de Rochefort et de Toulon furent méliorées (1680); les leçons rendues plus fréuentes, et disposées de telle sorte que les moins '^ancés y pouvaient participer aussi bien que les lus instruits. Une nouvelle école fut instituée à ■^©st pour la théorie des constructions (3). Les '^€ies de la marine furent organisées en compagnies gentilshommes, comme les carfets dans l'armée de

^3 Lettres de Colbert, collection Clément : Marine. *> Lettres de Colbert, 1676, 13 août.

^i Levot, Histoire dp Bre$t.

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terre (1688). Les intendants tinrent à honneur d*y pourvoir par Tenvoi de nombreux candidats (1).

La guerre aidait aux progrès de la diseipline par l'autorité plus grande que ses besoins donnaient tui ordres supérieurs. Les services les plus éclatants m dispensèrent personne de l'obéissance rigoureuse, lei^ au Havre^ ce sont des officiers de marine ooopahles de voies de faits^ coups de bâton ou séquestration arbitraire, sur des bourgeois (1677). GoWmi les livre à la justice locale, a l'intention du roi n'étant pas de souffrir de violences ni par les officiers de ses troupes ni par ceux de la marine. » A Toulon, des officiers se sont comportés avec insolence dans l'église; il veut connaître l'afibire dans tous ses détails, a afin de punir chacun, en propo^ tion de sa faute, par prison, interdiction ou cassation. y> A Toulon encore, l'intendant ne l'a pas averti de plusieurs duels entre officiers (1678) : il le rap^ pelle au devoir par une menace sans précaution oratoie : « S'il vous arrive encore une fois de sa pas rendre compte de ces sortes de démêlés, le roi vous Qtera votre emploi. » Mais voici un chef d'es^ cadre, Château-Renault, qui refuse l'obéissance a un de ses anciens (1674); il apprend par une lettrs

(1) Mémoires de Foucault, 1683 : M. de Soigaelay m*a masdéfii rinteation du roi était d'établir dans la manne des compaj^isi^ jeunes gentilshommes, etm*a chargé d'en chercher» ftgês au moiaids seizd ans. — 9 ao'.t : envoyé à M. de Seignelay vingl-quatri jeaa0 goalilàhommes p^iur servir en qualité de gardes dans la uianaSi " 15 septembre : envoyé a M. de Seignelay cent <]iiarwile-traia jeoa0 gentilshommes pour gardes de la marins.

PKÛQRÈS DE LÀ DISGIPLINB DANS L\ MARINK 391

de Colbert que le roi ne recevra jamais aucune miami de rinférieur contre le supérieur. L*année suivante^ il lardait à partir pour Terre-Neuve, où il avait la charge d'escorter des vaisseaux de commerce; c'était une sorte de genre dans ia noblesse de ne se prêter qu'à contre-cœur à la protection des marchands. Il tenta en vain d'opposer des raisons; il reçut signification de partir sous peine d'être arrêté à son bord. Quelques semaines après sa victoire sur Cîornélius Evertzen ( voir ch. xxiv, § 3), à son retour à Brest, il ne trouva, au lieu d'éloges, que des reproches mérités. Colbert lui mettait sous les yeux les dangers de son indulgence excessive pour ses subordonnés, le gaspillage des prises faites sur l'ennemi, la « saleté et le peu de soin des capitaiueft 1» qui engendraient tant de maladies. « Enfin, lui disait-^il. Sa Majesté voit clairement que la dis- ' eipline qu'elle a tant de soin d'établir n'est point observée sur l'escadre que vous commandez. Je suis bien aise de vous donner avis que cette exactitude à faire observer les ordres de Sa Majesté sur ce point, est une des principales parties qu'elle considère dans ceux qui ont l'honneur de commander. »

Duquesne, même après Palerme, n'échappait pas a cette vigilance attentive à tout voir, également ferme à louer et à réprimander selon le mérite. Oomme il avait été exalté pour ses grandes victoires, il fut aussi exactement malmené pour des hésitations cqni peut-être en effet épargnèrent aux vaincus quel-

ques-unes des conséquences de leur désastre; O n'entendait pas lui permettre d'opposer son p sens aux ordres du roi. En outre Duquesne se gn^it d'être insuffisamment récompensé, mal il trouvait sans cesse à blâmer dans l'organii de la marine, il était jaloux de Vivonne et vii? mauvaise intelligence avec lui; un jour il adr Seignelay une lettre violente où il offrait sa d sion (mars 1677). Colbert jugea froidement chaleur mal digérée, comme il l'appelait. Il ne v ni donner raison à Duquesne, ni priver la F de sa capacité par une surprise; il le soumit raisonnement. Il l'invita à réfléchir, lui prom que le roi ne verrait pas cette lettre, parce qu la voyait, il prendrait le mécontent au mol. compta tout l'argent qu'il avait reçu pour V passée et pour l'année présente, et lui fit hoi ne pas savoir attendre des gratifications et des neurs qu'un avenir prochain lui réservait ap: nouveaux services. Quant à l'organisation marine, il lui fit bien entendre que ses critiqi seraient pas acceptées, parce qu'elles étaient inj Après tant d'efforts pour rétablir sa marine^ l'avoir mise en meilleur état que celle des pu ces étrangères, le roi, et ceux qui avaient Tho de le servir, ne souffriraient pas qu'on leur in

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