‹ Histoire du règne de Louis XIV; récits et tableauxChapitre 118 sur 142 · COLONIES ET CODE NOIR 40K · texte numérisé non relu

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>iiiines et en argent^ il garda ce poste pendant trois ïBy se consolidant avant de songer à s'agrandir^ et ippuyant sur l'alliance du roi de Golconde et de lelcjues princes voisins (1). Une victoire des IIoIadais^ en 1675^ ruina cet établissement sans délun^er les fondateurs. Martin recueillit les débris a désastre^ et prépara la création de Pondichéry. près la paix (1680), l'acquisition de Pondichéry, >prouvée par le roi, fut la base d'un empire coloial qui précéda aux Indes celui des Anglais, et qui Bavait, dans le siècle suivant, exciter toute leur lousie.

Aux îles d'Amérique, la résistance à Ruyter luiléme et les victoires du vice-amiral d'Estrées avaient lorieusement couvert les établissements français, l'interdiction de tout commerce « avec les îles et ays occupés par une puissance étrangère d avait Bcru l'activité des colons en les forçant à se suffire

eux-mêmes, et le zèle du commerce français, en li réservant sans concurrence les marchés des comies. La surabondance des sucres et les conseils e Colbert leur avaient encore appris à varier leurs

(1) Lettre de Louis XIV» qui promet d'envoyer tous les ans, en deux mpB diflérents, deux vaisseaux avec cent bons hommes sur chacun, ^rë^ armes, munitions et môme quelque argent. En septembre 1674, Louis XIV demande à Delahaye des nouvelles D son établissement, lui envoie cent trente bons hommes commandés nr de bons officiers, et 60,000 livres d*argent II lui compte tout ce n'il a dû recevoir par différents envois : 100,000 livres par le vaislaa le BuMi, 200,000 par VOrient, 100,000 par le Breton. (Voir »llection Clément.)

Mù HISTOIHK INTERIËUUE DB leTi A 1688

tiTftvaiu^ à tenter la oulture du lin^ du chanvre, (^ poivfi», d^s autres épiceries et même Téducâtion i^ ver à soie. Il veillait en ïnéme temps à TaGoroisAi^ ment de leur population en leur envoyant dca r^ti' forts. On le voit expédier aux îles dès fenunes tîn^ de l'hôpital général^ et qu'il recommande de choisir « de bonne vie et mœurs, et de bien soigner peii« « dant la traversée (1). »

Le Canada était évidemment l'objet de la prédi« leetiop de Colbert. Il y poursuivait des progrès rapides; il s'impatientait de leur lenteur. Une population française de 6,705 personnes en 1674, d« 7,832 en 1676, de 8,615 en 1677, lui paraissait un résultat dérisoire; ce n'est qu'en 1681 que le nombre des Français dépassa dix mille. Il ne dédaigm aucune des inventions capables de multiplier Ici habitants. Pour mêler les races et les oonfondre en un seul peuple dévoué aux mêmes intéréU, il invita les Jésuites, les Récollets, les Pères du se* minaire de Montréal, à prendre cheas eux de jeonci sauvages, à les instruire de la foi, à les rendre lo** eiahlcs Àvcc les Français; il envoya aux Ursulio^ de Québec une somme de mille livres pour commencer cette œuvre sur les jeunes sauvagesses (167^)' Il substituait volontiers de nouveaux règltliitpt* aux anciens, quand l'intlovàtion pouvait rétçnlf oo attirer les colons par un surcroît d'avantagff» G*^

(l) Lotira de Beignelây à La Reynie, X&È», 1685éOeppk4^ Otmi»

pomlance administrativp.

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