U FRANGE PERD L'ALLIÂNCE DE L'ANGLETERRE
d'autres OÙ la tyrannie^ à force d'excès^ le dispute.au burlesque (1). Loin d'adhérer à ses projets politiques^ elle réclama une enquête contre les conseillers qui avaient conclu l'alliance avec la France^ provoqué la guerre contre la Hollande^ réuni une armée sans l'autorisation du parlement. Un seul intérêt avait pu les porter précédemment à continuer la guerre, la défense du commerce anglais. Or, maintenant que 'Espagne avait déclaré la guerre à la France, le <^iQmerce était doublement menacé; rester l'allié de ^ France, c'était exposer les vaisseaux anglais aux "ottes espagnoles aussi bien qu'aux flottes hoUan*- ^âises (2). Il n'y avait donc plus à espérer que le j^riement votât les fonds nécessaires. Charles II P^uirait-il au moins agir sans le parlement? Peut- ^^(*e^ si la France lui donnait assez d'argent. Mais il 'iii fallait 35 millions, et une subvention aussi considérable dépassait toutes les ressources du grand
(^) Nous citons quelques détails parce qu'il importe de bien établir
^H^^elle remporte de Tintolérance anglicane ou de celle que les ré-
fontà^ par i^ute l'Europe vont bientôt reprocher à Louis XIV. a La
dambre demandait au roi d'ordonner un jeûne public pour la con-
c^Mi^&ervation de l'Église et de l'État contre les manœuvres cachées et
dfistructives des récusants papistes, d'éloigner à dix milles de Londres,
pendant la session du parlement, tous les papistes qui n'étaient pas
pwBooMmrs de maisons, de consigner sur les registres des cours de
iualice les noms des papistes qui possédaient des maisons à cinq milles
à \a ronde, de prescrire aux milices de Londres, de Westminster, de
Mixddleaex, d'être assemblées, les premières une heure, les secondes
un jour après avoir été averties pour dissiper toute réunion séditieuse
des papistes. » Nous verrons plus bas l'histoire de la Conspiration
P^QPûle et de la vengeance anglicane.
(Q Temple, Mémoires.
roi. L'Espagne pressait le parlement d'accepter les ofires delà Hollande; les Hollandais^ impatients de* réussir^ étaient prêts à traiter à Londres méme^ demandaient des passe-ports pour leurs négociateurs. Charles II se résigna à abandonner Louis XIV. chevalier Temple, tiré de la retraite où il avait — disparu depuis l'occupation de la Lorraine, fut chargé de reconstituer la Triple-Alliance, son œuvre chérie, dont il ne cessait de déplorer la rupture. La contestation ne fut pas longue. Le 19 février 1674, l'Angleterre et la Hollande se réconciliaient par le traité de Westminster. L'Angleterre obtint tout ce qu'elle avait prétendu pour l'honneur du pavillon, et la promesse d'un règlement à faire pour le commerce. Charles II eut pour sa part personnelle, en cessant d'être l'allié de Louis XIV, la liberté de ne pas devenir son ennemi. Il fut convenu par un traité particulier que le corps anglais au service de la France y resterait jusqu'à extinction et ne serait pas renouvelé; par contre, les Hollandais auraient le droit de lever autant de recrues qu'ils pourraient parmi les sujets anglais. C'était donc vis-à-vis de la France un acte de neutralité, non une rupture. Louis XIV, quoiqu'il en regrettât les effets £lcbeux, affecta de n'en pas garder rancune : « Je vous en plains, écrivait-il à Charles II, au lieu de m'en plaindre. J'attends de votre affection que, lorsque vous ne pourrez appuyer mes armes contre des ennemis qui cessent d'être les vôtres^ vous contribuerez avec plaisir dans la suite de