LOUIS XIV EN FACE DE LA COALITION
^ LfC maréchal de Bellefonds, ami du roi^ et îtué à le contrarier^ commandait dans ces places, indigna d'une résolution qui avait tout Tair le reculade. « Il ne faut pas, écrivait-il à Louvois, l*on compare Louis XIV à Charles VIII. De temps les Français ont fait des conquêtes, et si jamais ils ne les ont soutenues.. » « Il faut, vait-il au roi lui-même, désabuser l'Europe de inion que Ton a conçue de la suite de la camae dernière (1). » Il se croyait assez fort pour ntenir les Français dans ces positions avancées ; *ouvait au moins sérieux et sûr l'expédient de ettre Arnheim et Nimègiie à l'évêque de Strasrg, petit prince sans Etat mais allié de la France. lis XIV, malgré les tentations de l'amitié, et 56 aux remontrances inflexibles de Louvois (2), ;ea l'exécution de ses ordres ; il interdit le maré- [ de Bellefonds du commandement, l'exila en iraine et le remplaça par de Lorge. L'évacuation l accomplie le 5 mai. Les Hollandais recouvraient Vahal et le Leck, l'électeur de Cologne Neuss et 'serswerth, l'électeur de Brandebourg rentrait en session de Wesel, Rhinberg, Rees et du fort de ak. Dans cet accommodement la part de la France ait pas à dédaigner. Devant cette exécution fidèle traité de Vossem, l'électeur de Brandebourg n'aplus même de prétexte légitime pour adhérer
CEut're^ de Louis XlVt tomo III. Lettres de Bellefonds, du 10 féot 2 mare.
Rousfiet» Histoire de Louvois, ^ini xnr. — t. iv. 10
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à la coalition dont le tentaient les Impériaux dep quelque temps ; rien n'était perdu des munitioni de l'artillerie des places abandonnées^ qui s'aO' mulaient dans Grave ; et quinze mille hommes bonnes troupes réunies en corps apportaient un n fort considérable à l'armée de Flandre.
Il n'y avai^t pas jusqu'à l'extrémité opposée l'Europe où Louis XIV ne dressât quelque batte contre l'Autriche. La couronne de Pologne é1 vacante depuis le mois de novembre. L'Empen appuyait la candidature du prince Charles de Ij raine^ dont le dévouement bien connu aurait rai à sa cause toutes les puissances de la Balti(| Louis XIV lui opposait le comte palatin de N bourgs pour avoir, au contraire, un allié, entre Brandebourg et l'Autriche, qui pourrait donnei main aux Suédois. L'argent fut prodigué dans oc affaire. L'argent était aussi puissant sur la Diète les grands dignitaires de Pologne que sur les déf tés des petits cantons suisses. Sobieski, le grand*-ii réchal du royaume, le vainqueur des Cosaques^ c Tartares et des Turcs, le vengeur glorieux des t blesses du dernier roi, n'était pas plus qu'un homi vulgaire insensible à ces séductions ; et, de tous millions sacrifiés à la politique, les sommes donni à la Pologne étaient celles qui coûtaient le moins regret à Colbert. L'envoyé français arrivait les mai remplies. Il apportait aux plus influents une anc des pensions qui leur avaient été promises en 16É à Sobieski vingt mille livres , au grand*trésoH