LOUIS XIV EN FACE DE LA COALITION
neuf mille^ au chancelier de Litliuanie quinze mille^ au vice-chancelier de Pologne douze mille. Il avail en outre à sa disposition cent cinquante mille écus k répandre parmi les membres de la Diète^ selon l^wjT bonne conduite et leur influence. Enfin^ quatre c^jit mille livres étaient promises à Sobieski et au gft^and trésorier^ s'ils faisaient élire Neubourg ou au CDins écarter Lorraine, avec la liberté de les garder ur eux, ou de les distribuer à leurs amis, ou de le^^ employer au service dé l'Etat (1). Cette dernière oc>xidition, qui confondait la vénalité avec l'intérêt ptjilic, fit triompher le parti français. Lorraine n'ava.it pas la majorité; mais Neubourg était encore n^oins populaii*e en Pologne ; s'obstiner à le sou- ^i:iir, c'eût été peut-être ramener des voix à son rival. Sofcieski représenta qu'il était plus sage de travailler Pourlui-même. L'envovédeFranceavantrecu l'ordre ^*y consentir, la perspective de l'argent du grand '^i détermina les nonces polonais à honorer de la ^^uronne les brillants services du grand-maréchal, ^bieski fut proclamé roi le 21 mai 1674. Il dut inamédiatement s'engager , par articles secrets , à Combattre au besoin l'électeur de Brandebourg et ^ favoriser les mécontents de Hongrie. Cet engagement, que la nécessité de combattre encore les Turcs ^"dait impraticable pour le moment, se retrouvera "n peu plus tard fort à propos contre l'Empereur (2).
f *) Mémoires du marquis de Pomponne.
^*) Mémoire$ du marquis de Pomponne* 9évigné> Lettres, jan-
148 GUËHRE DE HOLLANDE
Au milieu de tous ces soins^ Louis XIV avait réglé son plan d'action pour la campagne prochaioe. Ce plan comprenait à la fois l'attaque et la défense : guerre offensive en Fianche-Comté et en Flandre, guerre défensive du coté du Rhin et du Roussillon Pour cela, le prince de Condé avait élé envoyé e Flandre, pour prendre le commandement d* une bell armée de quarante mille hommes contre le prin d*Orange, principal chef et âme de la coalitipn dec«^ côté. Le roi se réservait à lui-même la conquête d finitive de la Franche-Comté. Turenne, selon Th bitude des deux dernières années, veillerait sur Rhin; le comte de Schônberg sur le Roussillon. C^^ Sclionberg, qu'il ne faut pas confondre a veelemar^ chai de Scliomberg, mort en 1658, était cet étrang^^ que Louis XIV avait donné pour général aux Por*^' tugais en 1661 ; il avait, en 1673, repris du servier en France.
Les succès de la campagne de 1674 furent inau gurés par la conquête de la Franche-Comté, gloi royale dont Louis XIV a pris la peine d'ébauche la relation (1). En même temps qu'il s'avançait lui même par la Bourgogne, il donnait ordre à de couvrir l'Alsace et de fermer au duc de Lorrain^^ l'entrée de lat Franche-Comté, du côté de la Suisse^
vier 1874 : c |^ grand-maréchal de Pologne a écrit au roi que si S Majesté voulait faire quelqu'un roi en Pologne, il le servirait de forces, mais que si elle n'a personne en vue, il lui demande sa tection. Le roi la lui donne... »
(1) Œuvres de Louis XIV, tome 111.