CONQUÊTE DE L\ FRANCHE-COMTÉ
t^f Turennemit en sûreté Sa verne et Haguenau^ etpeni^§ ^ant que le duc de Lorraine cachait dans la Forét- ^^oi^eses plans d*invasion, il s'avança vers Bâleavec ^nt de précision^ que l'adversaire, Vy trouvant établi, désespéra de forcer le passage (1). Le roi, arrivé (^5 avril) à Gray déjà pris au commencement de * *^nnée, envoya en avant le duc d'Engliien et Vauin. Le 2 mai, commençaient les travaux du siège ^^^ Besançon, la canonnade le 6. On s'était flatté de forcer à capituler, pour lui épargner le pillage, n obstacle inattendu contraria cette espérance. Le oubs ayant grossi, les habitants purent noyer ce «j'ils appelaient le Champ-de-Mars, dans lequel on tngeait à faire un logement pour hâter la reddi- ^ ^ ^n. Il fallut se réduire à n'attaquer la place qu'en ^i ^ecà de la rivière (2). Le génie de Vauban trouva ^^ i le le moyen de réparer ce retard. Le 20 mai, Louv^^ZDis annonçait à Turenne la prise de la ville et de 1^3^ citadelle de Besançon. Aussitôt le signal de l'entSTMousiasme fut donné à la France par les ministres. Cïolbert renouvela les adorations qui avaient suivi \s3m. prise de Maestricht. <c II faut. Sire, écrivait-il au ^''•^> i (26 mai), se taire, admirer, remercier Dieu tous l^s jours de nous avoir fait naître sous le règned'un "^^^î tel que Votre Majesté, qui n'aura d'autres bornes d^ sa puissance que celles de sa volonté (3). » Le
C^) Turenne à Louvois, 15 mai.
(^ LoQvois à Turenne, 13 mai. Ck)llection Grimoard.
(3) €Kuvre8 de Louis XIV, tome III.
conirôlenr général des finances trouvait de plus compte dans les victoies sur Tétranger. L'impopK. larité des taxes nouvelles durant toujours, les mu : mures ne cessaient pas; une démonstration sole^ nelle de la puissance du roi était un averlissemd significatif aux mécontents, ime injonction décisi^^ de se taire. L'intendant de Bordeaux venait defai. connaître à Colbert les mauvaises dispositions Bordelais. Le ministre répondait, appuyé sur armes du roi : « Si dans ce temps une ville com Bordeaux faisait connaître le moindre mouvemc^ de sédition, elle porterait très-assurément le souv"^ nir de sa mauvaise volonté plus longtemps qu'e n'a fait sous le règne de Henri IL En vous écriva.
ceci, je reçois du roi la nouvelle qu'il est maître deux villes et de la citadelle de Besancon. Ju vous-même si, après ces coups de maître, nous vous craindre la mauvaise volonté de quelques nailles de Bordeaux (1). »
La capitale prise, le reste de la Franche-Co ne pouvait prolonger la résistance. Les renfo envoyés par l'Espagne étaient si insuffisants, qu* soupçonnait cette puissance de laisser triompk. Louis XIV afin de le rendre plus suspect et pi odieux à l'Europe par ses succès. Les paysans, q ça et là essayaient quelques attaques furtives et p lielles, n'affrontèrent pas longtemps la répressic:^
(1) Letlre de Colbert à rint^ndanl de Bonleaux, 25 mai 1674. C— ' lection Clément.