PERTE DE TREVES
fi <::]èles^ jusqu'à ce que^ faute de munitions^ il fallut
laisser pi*endre par les Allemands (6 septembre).
châtiment inflexible^ que Louis XIV infligea aux
lires rentrés en France, sauva seulement les lois
la discipline ; il n'aurait pas suffi à prévenir les
xiséquences politiques que la perte de Trêves fai-
i t appréhender.
XfCs Allemands allaient-ils entreprendre ce qu'ils
^>^siient manqué après Konz-Saarbriïck, et pénétrer
^■^ Lorraine? Ce résultat fâcheux fut écarté par ce qui
^ic^riva en Alsace. On se préoccupait à Paris de la dé-
'«n sive que gardait Monsieur le Prince. On prétait au
^^ontecuculli le dessein d'embarrasser Monsieur le
nce par des manœuvres dont la retraite d'Hague-
avait été le commencement. On disait d'autre part
MontecucuUi se précautionnerait encore plus
lui qu'il ne faisait avec M. de Turenne. Cette der-
*^^ère conjecture fut justifiée par les événements au
^^là de toute attente. Si Condé doutait de ses forces,
^ontecucuUi estimait encore moins les siennes. Un
^^Uvel essai infructueux acheva de lui démontrer
*^Ur insuffisance. Après une inaction de plusieurs
^^ïïXaines, il voulut assiéger Saverne (10 septembre).
* Se heurta à une résistance préparée sans doute par
^^ travaux que Turenne avait exécutés Tannée pré-
^^dente dans cette ville. Au bout de quatre jours il
^it vaincu par la seule énergie du gouverneur et de
^ K^rnison. Condé n'avait pas paru, son armée n'a-
^t fait aucun mouvement. MontecucuUi, sans les
^^ndre, décampa (14 septembre) ; et huit jours
Ï-OTJU XIV. — T. IV. 14
IlO GtJERHK DE HOtLÂi<n>E
après toute son armée quittait i' Alsace pôar réfll ôéndre dans le Palatinat. Ainsi se termina làcâitU militaire de Condé et de MontecucuUi; là iâàlâdl et le soin bien entendu de leur gloire^ leâ H/Û désormais dans la retraite. Ils ne reparaîtront fl dans les armées.
Cette évacuation si prompte de TAlsslcë éttit l
bonheur trop inattendu pour n'être pas vivëibe
senti en France. Heureuses étoiles! disait-ôitj
semblait que la fortune voulait faire répàratidil I
roi de la mort de Turenne et des malheurs i
Créqui (1). Le dépit des ennemis confirma bied i
jugement. Le vieux duc de Lorraine en mourut; dl
otï, de douleur (17 septembre). Sdnarméé^ ddiltll
chefs hésitaient sur l'emploi de leur teiilp^; ié flt
pérsa^ et délivra la France de toute crainte d'iUvÂsiM
Les diplomates ne pardonnèrent pas à MontëCtleâl
d^avôir abandonné si vite une partie ^i béllël t S
ne me souviens pas^ écrit Temple, d'avoir JàiÉkl
Oui parler d'aucune action importante si silijM
nante et moins excusable que cette retraité^ bit\
est fort malaisé de s'imaginer que la corruption 91
ta cabale d'une cour puissent aller si loin, qaoi((|b1N
soupçonnât que ces deux choses avaient en pist
dans ce grand événement, qui était si décisif ti
quelque manière (2). » La France, sans dôittS
avait perdu Turenne et Trêves, et sUbi défr
(1) Sévigné, 29 septembre, l^^* octobre.
(&] Temple, Mémoires de... la Chrétienté, dïlàp. i.