CHATIMENT DES REVOLTES INTÉRIEURES
défaites séti^îbles à son intérêt et à son honneur milibUre. Cependant elle avait encore une fois brisé les ëffôrtè de la coalition^ garde intact son territoire propre^ et^ pour qu'aucun de ses ennemis ne pût se tantcrdé l'avoir bravée, Schônberg lui avait réceiûuënt rendu Bellegàrde en Roussillon, et mérité ^ là sôti bâton de maréchal. Elle se relevait pat* te résultât définitif de la campagne, et demeurait
i&lraincué.
Uoccàsion était bonne pour faire rentrer daââ foWissaiice les rebelles intérieurs, et complétei* lii Notoire par la punition des complices où auxiliaires de l'étranger. Tant que la défense nalioiiall^ ^^tr^lamé le principal emploi de la force militaire, I^ rîpriéssion avait été lente eh Bretagne et eii Qoycniie. A partir dé la retraite de Montecucullî, Itiiionté royale se montra dans toute sa puissance ^soo inflexibilité. Les paysans bretons, poursuivie ^w les campagnes, furent pendus sans pitié (sép- ^^iÙnré). Lé duc de Chaulnes amena à Rennes quatre ^ftillè hommes (octobre) pour châtier les habitants, ^qdë tes plus mutins se fussent sauvés, et qu'il y Vidanger de faire pâtir les bons pour les mauvais. Le pmmènt, en punition de sa mollesse, fut transféré * uiiiies. Une taxe de 100,000 livres fut établie sur 1^ bourgeois, exigible dans les vingt-quatre heures, ^^ menace de la doubler après ce délai. Ohbanûit
'oute une rue, femmes accouchées, vieillards, én-
^ts, en défendant aux autres de leur doiiner asile.
^èiëôuiiôns commencèrent par un joueurdè violôii
212 GUERRE DE HOLLAJ^^DK
qui avait le premier pillé le papier timbré; il ^ roué, puis écartelé après samort^ et ses quatre qu^^ tiers exposés aux quatre coins de la ville. On cont"*' nua par des bourgeois arrêtés au nombre desoixanl^^» dont un certain nombre furent pendus. Tous 1^* villages étaient contraints de contribuer pour nout^*" rir les troupes. On avait cru d'abord qu'après taifli- ^ d'exigences il n'y aurait pas d'États cette anné^ • Mais si les États ne se fussent pas réunis^ la punitio n'aurait porté que sur des individus^ non sur L province tout entière. On les assembla donc et o leur demanda trois millions^ chose qui ne / jamais donnée que quand le roi vint à Nantes. Ils I promirent. Alors le duc de Chaulnes les invita ^ envoyer une députation au roi pour le remerci^sr de la présence de ses troupes^ garantie de paix dac:^* la province. Ils le promirent encore; les représeï tants des trois ordres se mirent immédiatement route. On espérait qu'au moins^ en retour de cet démonstration de docilité^ ils obtiendraient quelq diminution sur le don gratuit. Ils apprirent bie: tôt qu'on leur envoyait six mille hommes plus à loger pendant l'hiver^ comme marque confiance ; et ils payèrent les trois million « Vous pouvez compter, s'écrie Sévigné au mill de tous ces récits^ qu'il n'y a plus de Bretagne^ c^est dommage. »
Nous avons vu que Bordeaux s'était encore insurgé au moment de la bataille de Konz-SaarbrQck L'intendant avait sévi; quelques troupes déployées