CHAPITRE XXIV
0«rnito* périçd* de U mwf de HoIIm î.*^i ?«f - ' p,lx de Nimëgne.
1. — AlUifce des Hollandais avec Brandaboorg et l'Espagne. — Noaveanx traités da tomi XIV avee Charles H d'Angleterre. — Victoires navales sur les Hollandais i qoft 4* Bnyter. — Première conquête des villes de l'Escaut. ~ Siège iont|)f 4€ Sâfstriehi par le prince d'Orange. — Perte de Philipsbourg: ruine de la Suède. -^ da epngrès de Ninègve.
On n'avait pas cessé de parler de paix^ malgré U rupture du congrès dç Cologne. Le roi d'AngletêfT^t $oit ppur s^ conserver une sorte d'indépçii<? ctoo^» foit pour mieux dissimuler au parlement spa 9QCord secret avec Louis XIV ^ prenait le rôl# <lf médiateur^ et^ après de longs débats^ était parvmu à hiK accepter Nimègue^ une ville hollaQr dai$ç^ pour Iç lieu d'un nouveau congrès (février 1979). Mai$ pçrçonne ne s'était pressé d'y envoyer d^$ plénipotentiaires^ ni de formuler ses intentions. Tout au contraire^ les Etats Généraux s'étaient dé* clarés contre la Suède pour Brandebourg (juin 1975)^ et le mois suivant^ sur la demande de l'Espagne^ ils avaient donné à Ruyter la mission dç QOVX" primer la révolte de Messine et d'assurer leur
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commerce dans la Méditerranée, Les Suédou avaient les premiers souffert de cette entente. Uévéque de ^unster leur avait pris Verden, rélecteiu de Brandebourg Wollin et Wolgast dans les ilea de la Poméranie^ le roi de Danemark Wismu (21 novembre). Il y avait toutefois dans leur ma^ heur une diversion avantageuse^ qui éloignait de la France une partie des forces germaniques^ çt dont Louis XIV devait plus tard se montrer reconnaisp saut (1). Quant à Ruyter^ l'obligation de s'entendre avec le gouvernement espagnol lui avait fait perdre un temps précieux; depuis quatre mois^ il était retenu sur les côtes d'Espagne par les intrigues d les hésitations de la reine mère et du bâtard don Juan; il n'avait pas encore paru dans les men de Sicile au mois de décembre.
Quand la paix ne pouvait se faire avec tout k monde^ il était sage de la maintenir au moins du côté où elle existait encore. Au sortir des pliu j>énibles conséquences de la mort de Turenne^ Louis XIV avait repris ses manœuvres pour ne pas laisser échapper la neutralité de Charles II. Le parlement d'Angleterre, à son retour en octobre, montrait toujours la volonté de rappeler dé l'année française le corps auxiliaire anglais, et faisait asses entendre qu'il lui fallait en outre une déclaratioc de guerre contre la France. Ses subsides étant "
(l) Dasnage, Annales des PrcfvinceS'Unies. Mémoires du man|m: de Pomponne.