‹ Histoire du règne de Louis XIV; récits et tableauxChapitre 68 sur 142 · RUINE DB LA SUÈDB 2S · texte numérisé non relu

RUINE DB LA SUÈDB 2S

défendait avec succès sa conquête de Wolgast^ puis se rendait maître de Pennemunde^ d'Anklam (27 août)^ de Demmin (octobre) ; il ne restait plus aux Suédois que Stettin. D'après un mot attribué à Louis XIV^ les affaires des Suédois prenaient un si mauvais tour^ qu'il serait très-difficile d'y remédier (1). Toutefois^ comme nous l'avons dit^ la diversion suédoise rendait vraiment service à la France ; leur résistance opiniâtre coûtait cher à leurs vainqueurs et absorbait une partie des forces de la coalition. Kœnigsmarck^ leur général^ plus heureux que Wrangel^ augmentait sa réputation, au milieu des défaites^ par le mal qu'il faisait à ses ennemis. Il les avait retenus devant Wolgast pendant près de trois mois. Demmin résista d'août en octobre; il fallut, pour la prendre, la réunion des troupes impériales^ danoises, lunebourgeoises à celles de l'électeur. Quand celui-ci parut devant Stettin, il espéra d'eflrayer les bourgeois et de les soulever contre 1^ garnison en jetant dans la ville une quantité de l>oinbes, grenades et pots à feu. Ce système d'intimidation échoua absolument; l'électeur ne pou- ^'^nt les amener à capituler, et contrarié par la ss^ison, se contenta d'un blocus, et retourna à Berlin. Bientôt les Suédois obtinrent chez eux un succès ?ui prépara la libération de leur territoire. Le roi d^ Danemark voulut prendre Malmoë. Le jeune roi Charles XI l'attaqua près de Lunden (13 décembre).

(^) Basnage, 1676» deuxième partie.

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Dans une bataille vivement disputée^ l'aile droite suédoise plia, l'aile gauche des Danois fut défaite; il y eut beaucoup de morts de part et d'autre; mais les Suédois ce eurent tout l'avantage^ puisque^ étant venus pour sauver Malmoë, ils y réussirent^ et que le roi de Danemark se retira à Copenhague (1). »

On sentait bien, on voyait déjà même que^ e dépit des revers de son allié, l'avantage de l'anné était pour la France. Les succès de sa diplomati préparaient le triomphe définitif de ses armes, efforts qu'elle poursuivait du côté de la Pologne abou tissaient à la paix de Zurawno (16 octobre), une belle victoire, que l'on comparait en aux exploits des héros de La Calprenède, SobieslLK"^^ traita avec le sultan Mahomet IV. Les condition^^ -^^ furent glorieuses pour les Polonais : abolition d traité conclu par Michel Koribut; abandon de ville de Kaminiek aux Turcs, mais abandon par les^s^ ^ Turcs de la plus grande partie de l'Ukraine; en liberté des prisonniers chrétiens, liberté du chrétien dans tous les lieux qui demeuraient au Turcs, étroite union entre les Turcs et la républiqu de Pologne, promesse par les Turcs d'assister Pologne contre tous ses ennemis et en particulier* "^ contre les Moscovites; restitution du Saint-Sépulc aux franciscains, et suppression des schismes nés de cette affaire (2).

(l)'Ba8nage9 1676, deuxième partie

(2) Schismatibus omnibus exinde exortis finem impositoroa...- Dumont, Corps diplomatique, tome VII, texte latin du traité.

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se trompa pas en France sur la valeur de K. On y reconnut le gage de la paix généles embarras nouveaux qu'elle préparait mis. « C'est la plus grande nouvelle que le recevoir, et qui achemine la paix par les fue le rot de Pologne et le Grand-Seigneur r ôter de dessus les bras. L'ambassadeur a idé qu'il avait eu bien de la peine à con- :e paix (1). )> Le dépit des coalisés avait le as ; il est assez marqué dans le passage sui- I de leurs historiens : « On trouva que les achetaient chèrement la paix par la perte nieck qui est la clef de la Pologne, et Ton Sobieski s'était laissé gagner par le roi de qui voulait se servir de lui pour aider les à faire une plus forte diversion en Alle- [I est certain que Sobieski aimait l'argent s choses, et qu'il était à la solde de Louis, pçons qu'on avait conçus contre le roi ne furent confirmés par l'arrivée de l'amr tartare à Zolckieu, où Sa Majesté po- \e rendit pour s'aboucher avec lui. Cet leur allait en France porter à Sa Ma- ;s-Chrétienne des présents de la part du on maitre, pour le remercier de la paix it faite par sa secrète médiation. Le roi de fut inflexible aux prières du pape, qui

I, évéque de Marseille, ambassadeur de France en Poi;në, 19 novembre.

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