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offrait 500,000 livres pour la continuation d guerre (1). »
Les coalisés eux-mêmes ne se montraient plus a récalcitrants aux projets de pacification généi Ils avaient d'abord affecté de ne pas envoyei négociateurs à Nimègue. Quand les plénipotenlû français arrivèrent dans cette ville, le 13 juin 1( ils nW trouvèrent encore que les deux pléni tentiaires hollandais et un danois. Les Holi dais seuls, affectés de la mort de Ruyter et d bataille de Palerme , voulaient la paix et se dé raient las de la guerre (2). Les autres s'obstinaiei attendre de la continuation de la lutte quelcj raisons pour ne pas céder. Le prince d'Ora pour 3on compte n'en démordait pas. Il coi tait sur le chevalier Temple, plénipotentiaire Charles II, étrange médiateur, qui au lieu de n plir les intentions de son maître, ne travaillait ( confirmer les ennemis de la France dans i< résolutions. Mais après l'échec de Maestricht fermeté d'Orange fut ébranlée. Le roi d^Aoj terre, son oncle, en riait comme d'une leçon d ce petit momieur avait besoin pour devenir sayi écouter ses parents. Lui-même il avouait à Ten son dégoût pour les alliés, pour ces troupes es gnôles, mal payées, mal disciplinées, et inuli
(1) Btisnage, 1676, troisième partie.
(2) Lettre do La Haye, du 22 juillet : correspondance de Huila citée par Mignet, tome IV.
OUVEHTUHE DU CONGRES DE NIMEGUE 243
pour ces Impériaux ineptes qui agissaient sur le Rliin d'après les ordres de Vienne, et n'avaient su pénétrer ni en France ni en Lorraine; pour ces ducs de Lunebourg qui n'étaient pas venus à son aide devant Maestricht (1). Dansées dispositions il se montra prêt à écouter les promesses de Louis XIV; s'il consentait à se séparer de TEspagne et à traiter wns elle, le roi de France lui abandonnerait Maestricht, la ville et le duché de Limbourg en toute souveraineté (2). La tentation était forte, il y fut Sensible, et tout en alléguant ses devoirs envers ses *Uiés, il commença à négocier pour concilier son ^titérét personnel avec ses engagements publics.
Les coalisés furent bientôt obligés à prend le un parti. En septembre, Louis XIV signifia qu'il rappellerait ses négociateurs de Nimègue, si les meml>t^ du congrès n'étaient pas réunis dans un mois. Quelques semaines après, il déclara que, si les Étals Généraux de Hollande voulaient conclure avec lui ttne paix définitive, il était disposé à faire un échange de places capable de couvrir Gand et Bruxelles et à leur accorder à eux-mêmes un traité de commerce, c'est-à-dire à supprimer le vrai motif de la guerre contre eux et de leur résistance {22 oc- ^bre). A l'instant les Hollandais se prononcèrent P>«r lui. Ils commencèrent à se plaindre des grands
(h Temple, Mémoires, ch. ii.
.^ Dépêche de Pomponne à d'Estrades, 10 octobre 1676, citée par ^'^c^t, tome IV.
secours d'argent qu'ils avaient à donner à tant princes dont l'ambition^ bien plus que la défens< la Hollande, trouvait son compte dans la gue Beverningk, leur représentant au congrès, notifia • si les alliés ne députaient pas à Nimègue, il ira rait séparément pour le bien de ses maîtres (22 vembre), que si on se défiait des intentions du le vrai moyen de le démasquer et de le mettre d son torty c'était d'agir rondement et sineèrein dans les négociations {1). Les États de la provi de Hollande décidèrent de refuser tout subside alliés après décembre; les États Généraux adoptèi cette proposition. On commença même à agir coi l'Espagne. Des armateurs d'Ostende ayant pris vaisseau hollandais, les États donnèrent Tordre capturer des vaisseaux espagnols, et de contrain la cour de Madrid à payer ce qu'elle devait au pri d'Orange. Cette attitude fut décisive. Les n^o< teurs arrivèrent successivement à Nimègue; danois en novembre, ceux de Brandebourg au & mencement de décembre, un d'Espagne à la fin même mois; le 3 janvier 1677, la députation l'Empereur était complète.
La ruine de la coalition commençait. La Fra engageait la campagne diplomatique par la con vence des Hollandais. Elle devait terminer les gociations et la guerre par leur défection.
(1) Temple, Mémoires^ ch. ii. Dépêches à Pomponne, lettres i Haye : Mignet, tome IV.