‹ Histoire du règne de Louis XIV; récits et tableauxChapitre 76 sur 142 · PROPOSITIONS DE PAIX DK CHARLES II · texte numérisé non relu

PROPOSITIONS DE PAIX DK CHARLES II

ftn&biUon des Français ne serait satisfaite q(ie quand s auraient pris toute la Flandre^ étendu leurs mites jusqu'au Rhin, mis la Hollande dans leur ^pendance, et l'Angleterre hors d'état de leur être ^outable. Il voulait donc reprendre à Louis XIV ^ules ses conquêtes de la présente guerre^ ou ne ^ en laisser tout au plus 'que deux ou trois villes, 'lies que Saint-Omer et Aire^ et encore en échange ® territoires acquis par lui à la paix d'Aix-la-Cha- ^lle. Charles II n'en était pas venu à ce degré d'au- ^Oe; il proposa une combinaison qui compenserait ^ propositions de la France par les refus des alliés. ^ France garderait la Franche-Comté et quelques ^les des Pays-Bas nécessaires à la bonne délimi- ^n, et en rendrait d'autres acquises par le traité ix-'la-Chapelle; elle abandonnerait la Lorraine la Sicile; il y aurait enfin restitution réciproque %re la France et la Hollande, entre la France et ■mpereur (1). Le prince d'Orange consentit à transi- :^ dans ces termes. Mais Louis XIV, informé de te nouvelle médiation de Charles II, repoussa conditions trop dures qu'on prétendait lui imposer côté de la Flandre. Charles promit au prince range de ne jamais se relâcher sur le moindre ûe, et de déclarer la guerre à la France si elle istait dans son refus. Il s'engagea à convoquer parlement au 25 janvier ; en attendant cette

mple, Mémoires, ch. m. Basnage, 1<V77, qui copie Temple en lirtie. Mignet, tome IV.

échéance^ il contracta avec le gouvernement des Provinces-Unies (10 janvier 1678) une alliance plus que défensive^ à l'effet de faire prévaloir ses propositions de paix.

Cet embarras inattendu était bien capable de compromettre les résultats des derniers succès, et d'abord en inspirant aux mauvaises volontés qui négociaient à Nimègue une nouvelle confiance pour résister. Louis XIV y opposa un mélange remarquable de force et de souplesse. Il fallait éviter la guerre maritime contre les Hollandais et les Anglais réunis ; il n'était pas moins sage de s'y préparer en cas qu'elle fut inévitable. Le roi commença par ôter aux commerçants leur principal grief. L'établissement de Messine leur apparaissant comme une menace de confisquer, au profit de la France, le com merce de la Méditerranée, il avait déjà promis â Charles II d'y renoncer. Cette guerre de Sicile avair d'ailleurs atteint son but; elle avait servi de diver — sion contre les Espagnols, d'exercice et d'expérience glorieuse à la marine française. Jamais la guerre d^ terre n'y avait été soutenue avec un déploiemen de forces militaires suffisant pour une conquête Après la grande victoire de Palerme, le due dt Vivonne avait réussi à soumettre au roi, comme i disait, soixante milles de côtes; en dehors de succès, le petit nombre ou la qualité inférieure d^ ses troupes ne lui avait permis aucune entrepris» considérable. Au mois de janvier 1678, le duc d Lafeuillade, envoyé pour remplacer Vivonne, fi

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