ÉVACUATION DE LA SICILE
eha.x^ de préparer révacuation. En même temps,
Ck>l]3ert donna ordre à Château-Renault de prendre
la mxiker pour aider à ce rapatriement et combattre les
tloVt^s ennemies qui tenteraient de le contrarier (1).
Il omrganisa également la course contre le commerce
angolais, « Sa Majesté a résolu^ écrivait-il aussitôt
apires la déclaration faite^ de fermer tous les ports
do ^on royaume, d'empêcher tout commerce, afin
do porter uniquement tous ceux qui ont intérêt au
<^ont^inerce maritime, les officiers et les matelots,
d*ainner en course et de se mettre en mer (2). »
I^otiTquoi sommes-nous condamnés à le trouver
^*^c^3re ici occupé des favorites du roi et des moyens
d« satisfaire la cupidité de ces femmes? M"* de
^^^Xïtcspan et la comtesse de Soissons voulaient
fatp)^ la course à leur profit. On leur prépara des
^^^^ï^urs aux dépens du royaume. Par trois fois, à
*^^c^liefort, au Havre, à Brest, Colbert ordonne de
"^^t-^re en état des navires pour M"* de Montespan,
^ ^ï:^ lever l'équipage à Taide des fonds réunis par
^ ^Jrésorier de la marine; de prendre dans les ma-
ns du roi les canons, armes, poudres, agrès et
iraux (3).
Anglais, sans déclarer encore la guerre, mul- I^lîaient les préparatifs. Charles II avait enfin rap-
^ * > Lettre de Colbert à Château-Renault, 7 février. ''^i nrid. Lettre au commissaire du Havre, 7 février 1678. /^> Lettres de Colbert^ 7 mars 1678 à Bonrepos, fournisseur de la ^ ^^iue; 16 avril, à l'intendant de Rochefort; mai, à l'intendant do
pelé le corps auxiliaire. Le parlement^ réuni le 7 février^ signifiait qu'avant de traiter avec la France, il fallait la réduire aux conditions de la paix dei Pyrénées. Il votait la levée de vingt-six mille hommes d'infanterie^ de quatre régiments de cavalerie^ de deux régiments de dragons, et Féquipement de quatre-vingt-dix vaisseaux. Louis XIV avait bien encore la œssource d'offrir de l'argent au roi d'un côté, à l'opposition de l'autre. Son nouvel ambassadeur Barillon recevait les sommes nécessaires (K>ur opposer le roi au parlement et le parlement à lui*méme. Des difficultés, soldées par la France, retardaient la levée des subsides; de nouvelles réclamations contre les catholiques, non sans connivence de la diplomatie française, embarrassaient le zèle nouveau du duQ d'York contre la France (1); mais ce n'étaient là que de |>etites manœuvres pour gagner du temps, et i>ermettre à Louis XIV de proparer un grand coup, un des plus décisifs de toute cette guerre.
Le roi de France avait l'air de se promener en Lorraine, et de s'amuser à fatiguer les dames de sa cour par des courses pénibles à travers d'exécrables chemins. Cependant des mouvements de troupes simultanés sur le Rhin, vers le Luxembourg, et sur différents points des Pays-Bas, entretenaient tous les esprits, tous les gouverneurs des villes ennemies
1) Voir ces nô^'oriations do Harilloii ol lluvij^y Tils, dans MigneU
PRISE DE GAND ET d'YPRKS 279
dsKMis rincertttude de ses desseins; chacun^ craignant
d^^tre attaqué^ n'osait se porter au secours des
ut-B. Cres. Un mois presque entier s'était ainsi écoulé,
lo vrsque^ le 3 mars^ une nombreuse armée française
s^ trouva réunie sous les murs de Gand^ celle de
to«ites les grandes villes qui s'attendait le moins à
^iv^c pareille visite. Jamais encore l'invasion fran-*
se n'avait pénétré si avant dans la Flandre. Le
en était à Liouvois^ qui avait tout préparé
mdant l'hiver^ approvisionnements et marches.
Ur^ historien étranger et ennemi reconnaît que le
ge de Gand est le chef-d'œuvre de ce ministre (1).
exécution fut aussi rapide que les préparatifs
^'^'"aient été bien conduits. En deux jours, Vauban
^c^lieva la circoùvallation malgré l'étendue de la
pCace; en deux autres les dehors furent emportés.
■ «Ti, ville capitula le 9 mars, le château le 11. La
"^s^ïeur de la victoire fut assez attestée par la fière
*'ï*îslesse du gouverneur vaincu : c< Sire, dit à