I-«<:>uis XIV ce vieux Castillan, je viens rendre Gand
^ ^otre Majesté ; c'est tout ce que j'ai à lui dire. »
L«* Aiumiliation ne s'arrêta pas là. A peine les alliés
^^^aient-ils eu le temps de recevoir cette nouvelle,
que déjà la moitié de l'armée victorieuse se rabattait
sujT Ypres. Cette ville, plus rapprochée de la frontière
*r^nçaise, avait paru plus menacée; elle avait été
'^^^e en meilleur état de défense. Les assiégeants y
P^**ciirent plus de monde, l'artillerie espagnole se
^ * > fiasnage, 1678, première partie.
distingua par la précision de son tir. Il n'en fallut M CJ pas moins céder comme Gand. Le siège d'Ypres, «^ commencé le 18 mars^ finit le 25 par une capitu- — -k lation.
Sur mer la fortune n'était pas moins fairorable «^1 aux Français. L'évacuation de Sicile avait été ^J achevée le 13 mars : les troupes revenaient à Toulon rv4 sans encombre; Duquesne^ sans emploi pour le *^E moment dans la Méditerranée^ recevait l'ordre d'aller -ji ^ sur les côtes de Catalogne appuyer les opérations de Tarmée de Roussillon. Le roi avait tenu sa parole, et il n'avait pas été au pouvoir de ses ennemis de ^»#3 troubler cette retraite. La flotte hollandaise^ de ^^Mdi SI voiles^ commandée par Evertzen^ fut i^neontrée le 17 mars par Château-Renault; les Français, avec? six vaisseaux et trois brûlots^ dispersèrent ces supérieures. II n'y avait en France que Colbert qui£ fût capable de n'être pas content, parce que le vaincus -•» "^
n'avait pas perdu de vaisseaux. « Ce combat, écri -i
vait-il à Château-Renault^ n'a pas plu au roi. Majesté n'étant pas accoutumée à voir les HoUan — dais aux mains avec ses troupes de terre et de metM s'en séparer sans perte considérable (1). » L'opioioir:^ ^ était à la joie et à l'espérance. Sévigné disait: J^^ crois que de tout ceci nous aurons la paix ou 1^^ Flandre; et Bussy-Rabutin, reprenant le style d^^ Voiture, souhaitait qu'il plût au roi de lever un»-^ fois un siège, afin que les admirateurs pussentf^
0) Colbert h Cliâteau-Reriaiilt, 1«'' avril.