PROPOSITIONS DE LOUIS XIY POUR LA PAIX
r cet afiroat^ se retirèrent piteusement sans rien entrepris (1). Les Hollandais mieux avisés^ ev\ dépit du prince d'Orange et du collège des nobles^ ne croulaient plus d'une guerre qui ne leur rapportait i^i^ex:! y ni d'alliés qui leur coûtaient fort cher. Épuisés d^ hommes et d'argent^ ils tournaient en dérision l'icàsuf&sance de l'Espagne à défendre ses Pays-Bas, l'égroïsme de l'Empereur dont les troupes ne sor- ^îent jamais d'Allemagne, et de cet électeur de "^■wxidebourg qui se contentait de s'agrandir en *^^>ïiQéranie. Ces bonnes dispositions leur valurent ^*^^ nouvelle faveur de Louis XIV. Il parut tout à ^^^ •i j> à Courtray, comme pour reprendre les hosti- ***^^; toute la campagne se borna à leur écrire f^^ mai) avec une grande bienveillance qu'il était P**^*. à traiter séparément avec eux, sans changer ^^^I^^ndant les garanties promises à l'Espagne, et à ^^•^^c* accorder enfin le traité de commerce qu'ils ^^*=*^\raient, c'est-à-dire l'abolition des tarifs de 1667. proposition envoyée immédiatement à Nimègue La Haye acheva de confondre les alliés, et a de joie les Hollandais^ qui envoyèrent à ^ais XIV, par Beverningk, l'expression de leur '«cinnaissance et de leur respect.
^Décidément la résistance n'était plus qu'une * • >.sion ; la guerre même n'y pouvait rien. Partout les récalcitrants s'obstinaient à se battre, ils ïent battus. Du côté de l'Espagne^ l'armée fran-
V 1 ) Basnage, 1678.
çaise de Roussillon avait pris l'offensive en Catalogne et s'emparait de Puyeerda (28 mai). Sur le Rhin, le duc de Lorraine essayait vainement de reprendre Friboui^. Le maréchal de Créqui^ campé entre Schelestadt et Brisach, veillait à la fois sur sa conquête et sur TÂlsace. Rentré dans le Brisgau (SI mai), ii tint Tennemi en échec pendant un mois, et le repoussa avec des pertes sérieuses sur Offenboui^ (25 juin). La marine française occupait toutes les mers : Duquesne la Méditerranée, Château- Renault l'entrée de la Manche, d'Estrées les iles de l'Amérique, l'escadre de Pannetier et les armateurs de Dunkerque les côtes de Hollande et les mers du Nord. Colbert achevait ce tableau de ses forces maritimes, en disant au roi (1) que le commerce des ennemis serait interrompu de toutes parts. Aussi tout tendait à une conclusion prochaine. Les Hollandais étant déteinninés à traiter séparément, l'Espagne consentait à céder aux conditions qu'ils avaient acceptées pour elle. Le prince d'Orange luimême, sensible à ses intérêts personnels, pour recouvrer ses biens patrimoniaux, abaissait sa fierté et sa haine devant le vainqueur qu'il avait tant poursuivi de ses accusations par toute l'Europe (23 juin 1678). Il protestait par écrit de ses respects très-profonds, et de son désir de contribuer guelgue chose au rétablissement de la bonne correspondance entre Sa Majesté et la Hollande. Tant d'humilité après tant
(1) Colbert, rapport au roi après la prise de Puyeerda.