PROPOSITIONS DE LOUIS XIV POUR LA PAIX
^ * i FB. science méritait une leçon; il la reçut nette et ^^<^]tBedans cette réponse du roi : «Je suis bien aise ^^ "%^oir qu'un des premiers usages que vous avez fiaiits ^^ la paix^ que vous voyez sur le point d'être con- ^1^*^ entre moi et lés États Généraux^ a été de me '^^'^ouYeler Tassuranoe de tous les sentiments ode J ^^ le droit d'attendre de vous. Ils me donnent lieu
promettre que votre conduite sera telle envers à l'avenir, qu'elle m'obligera à vous donner des 'ques de mon affection (1). »
paix paraissait tellement inévitable^ que le roi
sgleterre^ naguère si belliqueux^ eut la pensée de
^^I^^endre place parmi les négociateurs au service de
**- I^rance, dans l'espoir d'en retirer quelque gros
d'argent. Il était blessé de la défiance que
parlement lui témoignait; tout en réclamant
^ guerre y les Communes trouvaient suspecte son
^***^ince avec les États Généraux et surtout l'article
^^^*^ tre les rebelles; elles craignaient que, s'il levait
^*^^^ armée, ce fût pour attenter aux libertés pu-
*^^:5ues; toujours entêtées d'intolérance, elles re-
^-^ftient tout argent avant qu'on eût i*assuré l'Église
l'^^^^licane contre la résidence de douze prêtres ca-
^ •"^^liques dans les comtés de Hereford et de Mon-
wth (2). Il s'ofirit donc à Louis XIV pour média-
jj pour avocat de ses propositions auprès des
^^^Sy moyennant dix-huit millions payables en
^ ^ } Voir les lettres dans Mignet, tome IV. ^^^ Liogard, tome XIII, cb. v de Charles 11.
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Irois ans. Cette intervention paraissait maintemLrm peu utile au roi de France; toutefois^ pour ne désobliger un ancien serviteur^ et aussi pour négliger aucun moyen de réussite^ il parla dedonn.^ six millions^ si les troupes anglaises étaient lées d'Ostende^ le parlement prorogé et les propositions acceptées par les alliés. Charles II déelau:ra bonnement à Temple que^ puisque les Hollandsi&s voulaient faire la paix et que le roi de France luii offrait de l'argent pour y consentir^ il ne voyait psu pourquoi il ne prendrait pas cet argent (1). Tenif>le ayant refusé de négocier ce marché^ Charles II le conclut lui-même (29 mai). Il en eut toute la hont^; des événements inattendus l'empêchèrent d'en avoir le profit.
Tout à coup cet accord^ qui allait s'étendaint chaque semaine^ fut troublé et rompu par uk^c exigence honorable de Louis XIV. Nous avons "^^^ qu'il se faisait un point de gloire de rendre à &^ alliés^ et particulièrement aux Suédois^ ce qu'ils avaient perdu pour lui. Du côté de la Baltique^ ^ négociait avec Sobieski le retour des Suédois ^^ Poméranie par la Prusse polonaise^ l'union des louais et des Suédois pour la conquête de la ducale^ et il garantissait les engagements d'arg^^^^ de la Suède envers la Pologne (2). Â Nim^[ue^ ^ réclamait le rétablissement de la Suède dans tout^
(1) Temple, Mémoires, ch. m.
(2) Mémoires du marquis de Pomponne.