‹ Histoire du règne de Louis XIV; récits et tableauxChapitre 82 sur 142 · INCIDENT RELATIF A LA SUEDE · texte numérisé non relu

INCIDENT RELATIF A LA SUEDE

possessions. Le Brandebourg, le Danemark, pereiir, ne voulaient pas y consentir; l'Espagne, Flollande, qui n'avaient rien à y perdre, ne s'y ^osaient pas, mais elles appuyaient peu cette ise. Pour donner à ces deux puissances un inté-

dans Taffaire, le roi fit déclarer (24 juin) qu'il leur restituerait les villes promises que lorsque satisfaction de la Suède serait accomplie. Il ne ir cachait pas que la possession de ces villes lui aiit nécessaire pour entrer dans les Etats de Bran •bourg et des autres spoliateurs récalcitrants de s alliés. Cet incident souleva des tempêtes.

lies Hollandais, exaspérés de voir s'éloigner une ûx et des avantages qu'ils croyaient déjà tenir, ièrent à la mauvaise foi, à la trahison. Le prince Orange, si oublié et si humble quelques jours (paravant, reprit ses colères et sa popularité. On -mandait, dans les Etats, la rupture immédiate 'ce la France, l'interdiction de tout commerce 'Ce elle; on parlait de la réduire au traité des J^rénées, ou de lui reprendre au moins Tournay, ^lenciennes et Condé. L'irritation devenant géné- '©, la ville d'Amsterdam, habituellement si in- '^Ule, ne put retenir que trois villes dans le parti

Louis XIV. Le roi d'Angleterre, croyant l'occa- ^nlx>nne pour tirer plus d'argent de son parlement

U n'en espérait de ses menées secrètes, renonça

"^ millions du roi de France, refusa de ratifier son

*té du 27 mai, et chargea Temple de négocier une *^iice offensive avec les Etats Généraux. Il affectait

l,OUI;$ XIV. — T. IV. lÔ

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toute l'indignation d'un homme trompé; il avs toute l'ardeur d'un nouvel adepte. « Vous leurfer entendre, disait-il à Temple, à quel point je si surpris d'une prétention si nouvelle, combien j'» prouve la résolution qu'elle leur a fait prendr combien je suis résolu moi-même, dans le cas < le roi de France persisterait finalement dans se refus de remettre les places, à soutenir les États c tous mes moyens plutôt que de céder sur un poii si déraisonnable (1). »

Au milieu de toutes ces colères, la guerre, qi n'avait jamais cessé en Allemagne, se poursuîva sur les bords du Rhin entre le duc de Lorraines le maréchal de Créqui. Elle n'était pas de bonaugai pour les alliés. Le 6 juillet, Créqui battait les In périaux à Rhinfeld, où un corps de six mille A1I< mands était pris, noyé ou tué; à la suite de ce suc ces, il enleva Seckingen, une des villes forestière Dans un retour vers le Nord, il triompha cncoi au combat d'Ortenberg (23 juillet), puis se tournai contre Strasbourg, il attaqua le fort de Kehl, afl de détruire ce pont qui avait tant de fois servi c chemin aux invasions allemandes. L'opération : fit en deux temps. Kehl fut pris le S8 juillet etras> le pont détruit du côté de la rive droite. Revenu si la rive gauche sans que l'ennemi eût troublé so passage, Créqui emporta rapidement deux forts qi protégeaient Strasbourg et acheva la ruine da poi

(1) Lettre à Temple, 6 juillet.

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